‹ Physiologie du goût (volume 2)Chapitre 171 sur 179 · LE CHOIX DES SCIENCES · texte numérisé non relu

LE CHOIX DES SCIENCES

Ne poursuivons plus la gloire ;

Lile vend cher ses faveurs :

Tâchons d'oublier l'histoire :

C'est an tissu de malheurs.

Mais appliquons-nous à boire

Ce vin qu'aimaient nos aïeux.

Qu'il est bon, quand il est vieux! ibis.)

J'ai quitté l'astronomie,

Je m'égarais dans les cieux;

Je renonce à la chimie,

Ce goût devient trop coûteux.

Mais pour la gastronomie

Je veux suivre mon penchant.

Qu'il est doux d'être gourmand! (bis.)

Jeune, je lisais sans cesse ; Mes cheveux en sont tout gris :

Les sept sages de la Grèce

Ne m'ont pourtant rien appris.

Je travaille la paresse:

C'est \\n aimable pùché,

Ah ! comme on est Lien couchét (bis.)

J'étais fort en médecine.

Je m'en tirais à plaisir :

Mais tout ce qu'elle imagine

Ne fait qu'aider à mourir.

Je préfère la cuisine :

C'est un art réparateur.

Quel grand homme qu'un traiteur! (bis.)

Ces travaux sont un peu rudes, jMais sur le déclin du jour.

Pour l'gayer mes études.

Je laisse approcher l'amour.

Malgré les caquets des prudes, L'amour est un joli jeu :

Jouons-le toujours un peu I (bis.)

J'ai vu naUre le couplet suivant, et voilà pourquoi je l'ai planté. Les truffes sont la divinité du jour, et peut-être cette idolâtrie ne nous fait-elle pas honneur.

IMPROAIPTU Buvons à la truffe noire, Et ne soyons point ingrats ; Elle assure la victoire Dans les plus charmants combats.

Au secours

Des amours.

Du plaisir, la Providence Envoya cette substance :

Qu'on en serve tous les jours.

Par M. B de V , amateur distingué,

et élève chéri du professeur.

Je Unis par une pièce de vers qui appartient à la Méditation XXM.

■J'ai voulu la mettre en musique, et n'ai pas réussi à mon gré; un autre fera mieux, surtout s'il se monte un peu la tétc. L'harmonie doit en être forte, et marquer au deuxième couplet que le malade empire.

328 variétés

l'agonie

Romance physiologique.

Dans tous mes sens, hélas ! faiblit la vie, Mon œil est terne et mon corps sans chaleur. Louise en pleure, et cette tendre amie En frémissant met la main sur mon cœur. Des visiteurs la troupe fugitive A pris congé pour ne plus revenir; Le docteur part et le pasteur arrive:

Je vais mourir.

Je veux prier, ma tète s'y refuse, Je veux parler, et ne puis m'exprimer, Un tintement m'inquiète et m'abuse.

Je ne sais quoi me paraît voltiger.

Je ne vois plus. Ma poitrine oppressé Va s'épuiser pour former un soupir ; II errera sur ma bouche glacée...

Je vais mourir.

Par le Professeur.

Page 1