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La résistance de l'air sur la partie indéformable du corps de l'oiseau, dont les formes allongées à l’avant et à l'arrière facilitent le mouvement, sont plus faibles encore, etlorsque les ailes présentent leur tranche, elles offrent une résistance insignifiante. On peut admettre que cette résistance est au plus de 20 grammes.
Pendant que l'aile se relève, la résistance de l'air continue d'agir, el la vitesse devrait diminuer jusqu’à labaissement suivant; elle parait cependant croître un peu vers la fin du coup d'’aile.
Ce fait s'explique si l’on considère que les ailes se portent en arrière pendant le relèvement, et que ce mouvement se produit avec une vitesse un peu moindre que celle prise par les ailes dans le mouvement d'abaissement; l'aile s'abaisse en effet un peu plus vite qu’elle ne remonte, ainsi que l’a constaté M. Marey.
Bien que, pendant le mouvement de relèvement, les plumes de l'oiseau tournent sur elles-mêmes pour présenter leurs tranches à l'air, les deux ailes n'en constituent pas moins deux corps animés d'un mouvement d'avant en arrière par rapport au corps de l'oiseau, et il peut se faire que l'air presse un peu sur la surface arrière de l'aile.
Il est à présumer que cet accident ne se produirait pas dans le plein vol, une fois que l'oiseau aurait pris toute sa vitesse, celle-ci étant devenue suffisante pour que l'aile, même dans le mouvement de relèvement, fuie en avant par rapport aux molécules d’air situées au-dessus d'elle.