Résumé et conclusions
Pour chaque expérience, les points représentant les vitesses et les forces, directement déduites du calcul, offrent des figures faciles à enlacer dans des courbes continues. Les différents coups d’aile présentent des périodes se succédant régulièrement, d’après une loi conforme aux faits d'observation déjà recueillis.
Toutes les causes d'erreur possibles ont été analysées et leurs influences ont été déterminées. Calculées sur des bases certainement exagérées, leurs valeurs restent toujours faibles pour les vitesses et les travaux mesurés, et ne deviennent importantes que pour les forces, tout en restant une fraction des forces maxima, que le calcul fournit.
La concordance des résultats obtenus par le calcul des relevés des deux expériences qui ont été effectuées à peu près dans les mêmes conditions est une nouvelle présomption en faveur de l'exactitude des résultats obtenus.
Leur examen conduit aux conclusions suivantes :
L'application des formules de la résistance de l’air au mouvement des ailes de l'oiseau étudié montre que l'air pouvait à certains moments du vol offrir à l'oiseau un appui au moins égal à 3*,400, et par suite bien supérieur à son poids. Il ne semble pas qu'il y ait lieu de douter que l'oiseau puisse développer une telle force à certains instants : c'est en effetun fait d'observation que le rapportentre les efforts
extérieurs disponibles sur les muscles d’un animal d’un genre déterminé et son propre poids augmente quand le poids diminue. Le calcul donne même des valeurs supérieures pour certains moments (4 coup d'’aile de la deuxième expérience).
Les forces les plus grandes sont celles développées pour la propulsion en avant, au commencement de chaque coup d’aile; pendant l’élévation des ailes, l'oiseau obéit la plupart du temps à la résistance de l'air, mais trouve encore quelquefois le moyen de développer une force de propulsion effective malgré la position défavorable des ailes. Le travail de sustentation n'est au contraire interrompu que pendant de courts instants, plus fréquents que les périodes de repos observées dans la propulsion. De cette facon l'oiseau laisse le moins possible la pesanteur avoir prise sur lui.
Il n'existe pas de rapport constantentre les forces développées horizontalement et verticalement. La multiplicité des positions prises par l'aile ne le permet pas. Si on relève au commencement de chaque coup d’aile les forces développées positivement dans les deux sens horizontaux et verticaux, on peut en déduire la résultante totale représentant l'appui de l'aile sur l’air, l'inclinaison moyenne des éléments de l’aile, et la vitesse relative moyenne par rapport à l'air ambiant, nécessaire pour faire naître cette force sur un plan de 0,065.
Poe COMPOSANTES INCLINAISON| VITESSE RE 4] 2 RÉSULTANTE DE L AILE MOYENNE sur relative
Horiz. l'horizon. | correspondante.