Court fléchisseur du pouce
27. Adducteur palmaire du pouce ; /,ligament latéral ; ÿ, gaine tendineuse.
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8. — Muscles de la région antérieure de l'aile du Falco tinnunculus, d'après Alix.
$ 40. Développement énorme et importance fonctionnelle du grand pectoral. — Sauf aux premiers instants du vol, la remontée de l'aile est presque automatique, ainsi qu'on le verra plus loin. Un muscle spécial lui est toutefois affecté: c’est le moyen pectoral situé sous le précédent et dont le tendon se réfléchit en contournant la tête de l’humérus.
Fig. 29. — Squelette du Flamant.
Les fléchisseurs et les extenseurs de l’avant-bras sur le bras correspondent à ceux qui, chez l’homme, produisent les mêmes actes. La fusion des doigts, et par suite l'absence de leurs mouvements individuels, impliquent de telles modifications des muscles de la main de l'oiseau, qu’on n’a pas encore réussi à en établir les homologies avec ceux de l’homme.
C'est en définitive le grand pectoral qui, par son importance,
NOTIONS SOMMAIRES DE ZOOLOGIE ET D'ANATOMIE COMPARÉE. oT
mérite le plus d’être étudié et comparé d’une espèce à l’autre, au point de vue de son volume et de sa forme dans les différents types d'oiseaux. Sans avoir besoin d’en faire la dissection, chacun peut aisément apprécier cette forme et ce volume sur un grand nombre d'espèces différentes, en examinant leurs squelettes dans une galerie zoologique. En effet, le sternum des oiseaux présente, de chaque côté de sa crète médiane ou brechet, deux
Fig. 30. — Squelette du Guillemot.
gouttières, plus ou moins profondes et plus ou moins allongées, que les muscles pectoraux remplissent entièrement. Quand ces gouttières sont rudimentaires, comme dans l’Autruche et l’Aptéryx, c’est que, chez ces oiseaux, les muscles pectoraux sont atrophiés et que l'animal est inapte au vol. Des gouttières courtes, larges et profondes, montrent que les muscles qui les remplissaient étaient gros et courts; longues et étroites, ces
gouttières correspondent à des pectoraux longs et grêles. Or ces deux formes de muscles produisent des mouvements de caractères bien différents; elles sont associées à des formes d'ailes très différentes aussi, enfin elles correspondent à deux types de vol dissemblables, ainsi que je le démontrerai plus loin.
Si l'on néglige les formes intermédiaires, pour ne considérer dans la structure des oiseaux que les types extrèmes, on constate Les relations suivantes :
Un sternum court et large (fig. 29) implique l'existence d'ailes longues et de grande surface ; l'espèce d'oiseau à laquelle il appartient vole en donnant des battements rares et peu étendus: elle est, en général, apte au vol à voile : tels sont l’Aigle, la Frégate, le Pélican, le Flamant, etc.
Un sternum long et étroit (fig. 30) s'accompagne d’une aile courte et de faible surface. Avec cette conformation, l'oiseau donne des coups d'ailes fréquents et très étendus; jamais il ne pratique le vol à voile; tels sont les Canards, Guillemots, Râles, etc. Cette relation entre la conformation du sternum et celle de l’aile est fort importante, car elle éclaire le mécanisme du vol; je l'ai trouvée d’après des considération sthéoriques dont 1l sera question plus loin.
S 41. Des membranes alaires. — Réduite à son squelette et à ses muscles, l'aile n'aurait que bien peu de surface pour frapper l'air, mais des organes de perfectionnement, les membranes alaires et les plumes en font un appareil admirablement adapté à sa fonction.
L'une des membranes alaires, l’antérieure, s'étend de l'épaule à la main (fig. 31), comblant l'angle que forme la flexion du coude ; la postérieure, non représentée dans la figure, s'étend de la pointe du coude aux flancs. Ces membranes sont formées par des replis de la peau doublés de ligaments élastiques‘ en forme
de bandelettes qui les maintiennent toujours tendues, quel que
1. Voir Robin et Chabry, Journal de l’Anatomie et de la Physiologie, 1884, et G. Buchet, première Note sur l'appareil tenseur de la membrane antérieure de l'aile des oiseaux. Société de biologie, 7 avril 4888.
soit le degré de flexion ou d'extension de l'aile. Des muscles spéciaux, de provenances différentes chez les diverses espèces d'oiseaux, rendent cette tension plus complète encore.
La structure des membranes alaires n'est pas la même dans tous les oiseaux. D'après Pettigrew, la membrane antérieure contient, chez certaines espèces, de nombreux épanouissements de fibres tendineuses. Ainsi, sur la Bécasse, le muscle tenseur de la mem-