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Fig. 31. — Membrane alaire antérieure de la Bécasse (d'après Pettigrew).
brane, a b (fig. 31) faisceaux multiples e e, d’où émanerait une expansion fibreuse 7
se prolongerait par une bandelette élastique à
rampant dans l’intérieur de la membrane #. Chez les oiseaux de petite taille, un faisceau élastique s'étend, comme la flèche d’un arc, du bord antérieur du ligament à la partie interne du coude.
L'élasticité des membranes de l'aile leur donne une tendance continuelle à fléchir les articulations de ce membre’. D'après Pettigrew, qui en a fait une étude soignée, leur élasticité serait
4. Pour leur fonction, comme pour leur structure, on peut assimiler les membranes alaires des oiseaux aux membranes bien plus parfaites des Chauves-Souris et même aux expansions qui réunissent les doigts palmés de certains oiseaux, les Palmipèdes. Un même moyen a été employé par la Nature afin d'agrandir les surfaces des membres, qui doivent prendre appui sur un fluide. L’extrême mobilité de l’air exigeait, pour les êtres volants, des surfaces plus larges que celles qui suffisent aux animaux nageurs. Aussi, la Chauve-Souris est-elle pourvue de larges voiles, souples et élastiques, réunissant entre eux ses doigts extrèmement allongés, et s'étendant même des membres antérieurs aux membres postérieurs et à la queue. Dans le Ptérodactyle, un seul doigt, énormément allongé, portait la membrane qui s’attachait sans doute au membre postérieur, afin de former l'aile.
à son maximum chez les petits oiseaux, dont les coups d'ailes sont très rapides; ces membranes agissent alors comme des fléchisseurs automatiques des ailes, et leur action alternerait avec celle des muscles extenseurs, dont elles représenteraient les antagonistes.
Comparées à celles des Chauves-Souris, les membranes alaires de l’oiseau sont presque rudimentaires; mais les plumes forment dans leur ensemble un voile élastique d’une perfection admirable, adapté par sa forme et par son étendue au type de vol de chaque
espèce d'oiseau.