‹ Physiologie du mouvementChapitre 6 sur 119 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

les phénomènes de la mécanique animale; ils montreraient combien doit être discrète l'intervention des mathématiques en physiologie. En ce qui concerne le mécanisme du vol, il nous semble que le rôle des mathématiques doit se réduire à des calculs fort simples, tels qu’on en peut faire sur les masses et leurs vitesses, pour estimer les forces et le travail dépensé dans le vol; à des considérations géométriques sur les déplacements du centre de gravité dans les différentes attitudes, sur le point d’application de la résistance de l’air, sur la composition des forces, etc. Encore ces calculs, pour conduire à des résultats dignes de conlance, doivent-ils s'appuyer sur des expériences très précises. C’est pourquoi il faut s’attacher surtout à perfectionner les méthodes qui doivent analyser les actes cinématiques du vol.

La méthode inverse a été trop longtemps suivie. Des lois générales de la mécamique, on a cru pouvoir déduire les actes du vol; alors on a prêté à l'oiseau des mouvements qu'il n’exécute pas, el parfois même que sa conformation anatomique ne lui permettrait pas d'accomplir. Je ne m'’attarderai pas à retracer l’histoire des théories du vol ni des discussions qu’elles ont soulevées. Parmi les opinions contradictoires qui ont été émises, on ne doit retenir que celles dont l’expérience a démontré la justesse. |

Il y a vingt ans, j'avais déjà entrepris, sur le mécanisme du vol des insectes et des oiseaux, quelques études expérimentales au moyen de la méthode graphique. Ces expériences ont été publiées dans différents recueils et résumées dans un ouvrage consacré à la physiologie de la locomotion : La machine animale. Depuis lors, mes études avaient été dirigées vers d’autres objets.

Mais en 1882, quand j'eus trouvé dans la photochronographie le moyen d'analyser les mouvements les plus rapides, il me parut intéressant, pour éprouver la puissance de cette méthode,

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