I.E VOt PES OISEAl'X
tj 49. Des couvertures. — A la face inférieure de l'aile, s'ini-
jikntent rii? petites plumes, dont l'axe croise oltliquement celui
(les grandes rémiges. Ce sont les couvertures inférieures, dont le rûle est de fermer les espaces vides que laissent entre eux les
luyiiux des grandes rémiges et de rendre lailo imperméable l'air.
PLIMES ET RÉMIGES. li
La figure 37 montre la disposition des couvertures sur la face inférieure d'une aile de (Cacatoès.
A la face supérieure de Taile sérhelonuent dig. Ii8) des couvertures analogues, les couvertures supérieures qui pressent élastiquement sur les grandes rémig(»s. Wuiische^ compare h»ur action à celle des lames superposées d'un ressort de voiture. On doit du reste attribuer un rôle important à Télasticité des rémiges, elle prolonge les eiTeis de Taction musculaire à la lin de rabaissement de Taile. L'expérience montre que, pendant le coup d'abaissement, les rémiges se redressent par Tell'i^t de la résistance de l'air et perdent leur courbure fi concavité inférieure. Kn revenant à leur forme courbe, à la lin de la descente, elles continuent rabaissement du bord post<M*ieur de l'aile.
§ 50. Divisions de l'aile: aile active et aile passive. — Nous avons vu qu'on appelle fnurt de l'aile toute la partie qui correspond aux rémig4»s primaires; on nomme ereufui/ la portion qui répond à la n'gion del'avanl-bras. Ces deux régions de l'aile ont reçu de Cayley, en 1810, des désignations qui expriment bien la différence de leurs fonctions et qui, à ce titre, méritent d'être conservées. L'auteur anglais donne au fouet le nom dV//7c «c/it'<», à l'éventail celui dV////*/></.v.s//v= -. entenclant par là (|ue, dans le coup d'aile, c'est l'extrémité pourvue de fortes n'miges qui seule agit efficacement pour frapper l'air, tandis <jue les rémiges plus faibles de la particî interne de l'aile n'agissent (|ne passivement, en utilisant le vent ([ui les frappe par leur face inférieure et en soutenant ainsi Toisi^au, à la fatjon d'un cerf-volant. Ignorant celte désignation d(» (layley, dont les travaux n'avaient pas encore été publiés en Trance. je Tavais employée moi-même dans les mêmes termes \ (mi la jusliliînit par les m^'Uies considérations. L*expéri«»iu»e montre, tMi «'Ifet, <[ue dans l'abaissement de l'aile, le fouet seul snbit un*» torsion par suite de la résistanciMle l'air, et accroltainsi ra[)[)arence bélicoiilale que la surface de l'aile
i. W'uiische, Cunsitltiriitions sur /»■ v/ LAimnaute. 188V, p. 107,.