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CONFORMATION GÉNÉRALE DE L'OISEAU; SES DIFFÉRENTS TYPES

Classement des dilTérents types d'oiseaux suivant leur aptitude au vol. — Influence de la conformation de Toiseau sur sa stabilité dans Tair. — Des différentes façons dont Toiseau corrige ses défauts d équilibre. — Formes du corps et des ailes <le l'oiseau. — Légèreté spécifique des ailes, chez les différentes espèces. — Rapport do la surface des ailes au poids de Toiseau. — Théorie qui admet que les grandes espèces seraient incapables de voler. — Rapport du poids des muscles de l'aile à celui du corps de Toiseau.

§ 52. Classement des différents types d'oiseaux suivant leur aptitude au vol. — De même que les types si nombreux des navires se distinguent entre eux par leurs ({ualités nautiques, de même les différents types d'oiseaux empruntent à leur conformation anatomique certaines aptitudes distinctives. Les uns sont remanjuables par leur stabilité dans Tair, les autres par leur vitesse; ceux-ci, avec leurs grandes surfaces d'ailes, rappellent ces barques rapides qui portent beaucoup de toile; ceux-là, par le d<'»veloppement énorme de leurs muscles, sont comparables aux vaisseaux munis de machines puissantes.

Les caractères analomiques d'un oiseau, sa conformation générale, la surface de ses ailes, le poids relatif (»t la forme de ses muscles, etc., tels sont les éléments d'après lesquels on peut préjuger de ses apliludes pour tel ou tel genre de vol. A ce sujet, on trouve dans divers auteurs des renseignements du plus haut intérêt. Ces éléments épars gagneront à être réunis; ils prépareront le lecteur aux études expérimentales (jue nous exposerons bientôt.

§ 53. Influence de la conformation de T oiseau sur sa stabilité dans Tair. — Les anatomistes ont insisté avec raison sur les conditions favorables que présente la conformation de Toiseau, au point de vue de la stabilité dans Tair. L'attache des ailes se fait à la partie la plus haute du thorax, de sorte que, pendant le vol, le centre de gravité du corps se trouve le plus bas possible audessous du point d'appui que Taile prend sur Tair. Si Ton observe, au moment de son essor, un Canard et surtout un Râle, on voit le corps pendre comme un sac au-dessous des ailes qui le supportent. Mais cette attitude, si favorable à la stabilité, ne s'observe pas sur les oiseaux dont le vol est rapide : THirondelle, la Mouette, glissent souvent sur l'air, en abaissant la pointe de leurs ailes bien au-dessous du niveau du corps. Le vol, chez ces espèces, semble s'effectuer dans un état d'équilibre instable, où les chutes commençantes sont sans cesse corrigées par quelque habile manœuvre.

Sur une coupe transversale du corps d'un oiseau, on peut se convaincre que la superposition des divers organes se fait par ordre de densités croissantes de haut en bas. Ainsi, les poumons et les sacs aériens occupent les parties les plus hautes, tandis que l'intestin et surtout les grandes masses charnues formées par les muscles pectoraux occupent les parties inférieures du corps. C'est donc au voisinage de ces parties déclives que doit se trouver le centre de gravité.

Borellus * et Prechtl'^ ont cherché à assigner une position précise au centre de gravité dans le corps de l'oiseau; mais ces tentatives sont vaines, car la position de ce point change à chaque mouvement de l'oiseau par suite des déplacements de la tête, des pattes et surtout des ailes. La mobilité du centre de gra-

1. D'aprôs BoreUus, le centre de gravité du corps de Toiseau serait situé directement au-dessous de l'attache des ailes et dans un plan vertical qui passe par le milieu du sternum.

2. Pour Preclitl, le centre de gravité de l'oiseau serait sur une ligne horizontale perpendiculaire à la droite qui joint transversalement les deux articulations des épaules, et en arrière de celle-ci, d'une quantité égale à la moitié de la largeur des ailes.

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