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SUCCESSION DES MOUVEMENTS DU VOL

Avec d'assez grandes difficultés pour réduire au minimum rinertie des pièces de l'appareil et les chocs qui en résultent, j ai réussi à obtenir des séries de cinquante images par seconde recueillies sur une bande de pellicule au gélatino-bromure d'argent, animée d'une translation rapide ^

La planche I a été obtenue en juxtaposant cinq tronçons de cette bande. Elle porte 26 images qui ont été disposées en trois séries correspondant chacune à un battement d'ailes du Pigeon. La première série commence par l'image située en bas et à gauche de la planche; la cinquième série contient 6 images. Une demi-seconde a suffi pour recueillir ces 26 images ; le temps de pose, pour chacune d'elles, était de 1/4000 de seconde.

Un fil vertical, tendu devant le fond noir sur lequel se détache l'oiseau, sert à apprécier sa vitesse de translation horizontale. La première série d'images a pour repère le fil I ; la deuxième série a pour repère le fil II, et ainsi de suite. On voit que, de 1 à 26, le Pigeon s'approche d'abord de plus en plus de la ligne de repère, l'atteint, puis la dépasse. Or, en mesurant, d'après ces repères, la distance parcourue par l'œil de l'oiseau dans le sens horizontal, on a le moyen d'apprécier sa vitesse moyenne, à chaque cinquantième de seconde.

§ 101. Méthode stroboscopique ^. — Cette troisième méthode

une vitesse d'un mètre à la seconde, parcourra un millimètre pendant la pose. Or les images photochronographiques, pour être nombreuses, doivent être très petites; 1/2 centimètre de diamètre est une dimension assez convenable : il s'ensuivrait que le traînage du papier pendant la formation de rimage amènerait une incertitude de 1/5 dans la position du contour extérieur des objets représentés.

1. L'intervalle entre deux images consécutives était 18 millimètres; le nombre des images, cinquante par seconde. La vitesse moyenne du papier était donc 18x50 millimètres ou 900 millimètres par seconde. La somme des cinquante arrêts du papier représentait, à elle seule, moitié du temps, de sorte que, pendant la translation, la vitesse moyenne était d'environ 1™,80 à la seconde.

2. La Stroboscopie a pour objet d'analyser les mouvements périodiques, en les observant à des instants très courts séparés les uns des autres par un intervalle presque égal à la durée de la période du phénomène. Cette méthode dérive des expériences déjà anciennes de Savart et surtout des

pour obtenir un grand nombre d'attitudes successives dans un battement d'ailes est basée sur la différence de phase qui existe entre les mouvements de Taile et ceux du disque fenêtre.

Si la succession des éclairements donnait cinq images par seconde, et que Taile battît S fois dans le même temps, les ima-

Fig. 83. — Images classées stroboscopiquement.

ges successives représenteraient Toiseau toujours dans la même attitude. Mais si chaque battement d'aile dure tm peu moins que l'intervalle des éclairements, chaque image montrera l'aile à une phase de son battement tm peu plus avancée que l'image précédente. Si Taile, par exemple, bat ^i fois pendant la durée de 10 éclairements, on aura 10 images successives, chacune correspondant à une phase plus avancée que la précédente, de 11/10 de battement; c'est de cette façon qu'a été obtenue la figure 83*.

belles études de Plateau. L'appareil nommé phénakistiscope, et dont on a fait un jouet, est une application bien connue de la stroboscopie.

Tœpler, en 1866, a montré qu'un disque tournant, percé de trous à travers lesquels on regarde un corps en mouvement périodique, une tige vibrante par exemple, permet d'analyser optiquement les vibrations, et d'en déterminer le nombre quand on connaît celui des impressions visuelles, c'est-à-dire le nombre des trous qui ont passé devant l'œil en un temps donné.

L'appareil photochronographique jouit des mêmes propriétés pour l'analyse des mouvements périodiques, avec cet avantage qu'il donne des images permanentes, au lieu des impressions visuelles fugitives qu'on obtient avec les appareils antérieurement employés.

1. Dans cette figure, on a mis bout à bout les images qui représentent les phases successives du coup d'aile, sans se préoccuper de placer l'oiseau dans la position qu'il occupait réellement dans l'espace, à chacun des instants représentés. Cela eût exigé beaucoup d'espace, car l'intervalle entre deux images consécutives étant U/10 d'un battement, la longueur totale

de la figure aurait correspondu au parcours de l'oiseau pendant H X 77;

c'est-à-dire 12 battements d'ailes.

Si

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