‹ Physiologie du mouvement. vol des oiseauxChapitre 50 sur 123 · SUCCESSION DES MOLVEMENTS DC VOL · texte numérisé non relu

SUCCESSION DES MOLVEMENTS DC VOL

i durée d'un battement d'ailes exctde l'inlervaUe du deux

ëclairements, chaque ima^e montre l'aile de l'oiseau à une phase moins avancée que la précédente, de sorte qu'en disposant les images en série suivant l'ordre où elles se produisent, on obtient une expression rétrograde du mouvemeul. Ainsi, dans la ligure 84, un Pi^on esl représenté avec ce sens rétrograde du

mouvenienl. si l'on suit les images dans le sens du vol, c'est-àdire d'arrière en avant. Tandis que si l'on commence par la dernière attitude (en haut et à gauche) et si l'on suit la série des l images en sens inverse de la direction du vol, ou trouve, dans I leur ordre véritable de succession, les différentes phases de Irabaissement des ailes.

La série de six images représentée ci-dessus ne correspond jgnère qu'à la moitié d'un baltemenl d'ailes, à la phase d'abaisemcnt; ileflt falliià peu près douze images pour représenter le battement complet'.

En somme, la méthode slroboscopique a pour elTet de donner

1. D'une manière générale, si l'on pr^nd la si'comle pour unité de i temps, que a soil le nombre des Écliiireiiienls Je la plaque, b le nombre de battements d'ailes en cet espace de temps, la quantité constuiite dont

^^M con

las LE VOL DES OISEAUX.

des imagestrèsnombreusesettrès espacées exprimant les phases successives d'un mouvement pt'i-iodii]ue'.

Les différentes naélliodes qui viennent délre exposées ont pour but de déterminer, chez les diverses espôcesd'oiseaux, les actes successifs qui constituent un (.'Ou}i d'aile.

i^ 102. Attitudes buccessives des ailes et du corps de l'oiseau pendant un coup d'aile. — La série des onze figures suivante représente, en projection verticale, les images successives d'un Pigeon pendant la durée d'un coup d'aile. Bien iiue ces figures soient plus explicites que le langage pour délînir les changements d'attitude

de l'oiseau, j'essayerai cependant de caractériser en quelques

s'augDiejilera à cha.jue tour l'intervalle qui st'pare un lïclairenient du batteroenl consiïciiUf ser& — r— ■ La valeur posiUve ou néi;ativt> <lc la quantité b — Il correspond à une avance ou à un retard du battement surréclaîrement. A la limite, b et u étant égaux, le retard exprimé par le numérateur b — a eat nul, et l'âclairenient se l'ait en même temps que le battement.

La fraction de rivolution de l'aile qui s'effectue entre deux éclairements consécutifs de la plaque sera de m^rae j.

1. Les phases peuvent Atre très espacées puisque, entre deux images i consécutives, il peut s'écouler une ou plusieurs périodes entières au^én- '

SUCCESGMHI KS NOOTKlDtTE DU VOL.

la phase à laquelle correspond chacune d't prcmitres «ppartienneot à l'abaissement, et les cîni] (lemit>res à , rélêvation des ailes.

Fig. 83. On a choisi 1 arbitrairement, pour I origine du coup d'aile.

Il'inslaut ou commence rson abaissement. Les j deux ailes sont largc- I ment déployées, et l'on [ voit «[ne les rémiges c ^'infléchissent di>jii sur |1b résistance de l'air.

Fig. 86. La torsion ie l'aile par la résîsllaiicede l'airest encore Iplus marquée ; t'oiseau r^tnle largement sa 7 queue et laisse pendre I ses pattes.

Fig. 87. L'aliaissc- I ment des ailes coiUi- L nue, avec la lorsion d''s ■ rémiges. L'aile gauche Mt vuf en raccourri, mais la droite montre i la fois sa face inférieure et sa face supérieure, par suite de la torsion qu'elle iSprouvo. Ou voit uuH^i

^mipt

s d'une Traction de période. Ces plinso» peuvent ^Ire lrè« nombreuso», uisque le nombre des images reprdsontéei en *ân9 inra d'aiilunt pluH ind que la fraction qui «'ttjouto au numliin i-iitlar de périodes eoiilenupi totre deux imoi^es successives est plus potlls.

que les ailes se porli^nt l'une de l'autre.

Fig. 88. La torsion de l'ail

avaiil ft coniiiH.'iiceiit à s'approche

3iiimenco à dimiinior par rtiiile du rai en lisse ment (le la descente, mais l'adfliietîon se prononce en-

Fig. 89. Lus ailes continuent h se rapprocher lune (le l'autre; leurs faces internes se regardent.

Fig. 90. L'addnclion i-^t à son niaximuui. Sur ilt-s images prises d'en liaul, en projection horizontali-.

on verra que les pointes des ailes arrivent Jl se toucher en avant de la poitiine de l'oiseau. I

Fig. 91. Commencement de lu phase de remontre ; l'oistau a tout le. corps en- I furrnê entre ses ailes; sa | l>He seule ap|)ara!t un pea, à leur bord supérieur. L'an^ I gle oblusquc les ailos tant, en haut et en arrière de la I If^te. correspond à la région :

carpieune qui commence & ] se plier.

Fig. ■ 92. Les articulations de i'ailc sont lléchies I et les grandes rémiges se portent en dehors ; en même temps 1 qu'elles pivotent sur elles-mêmes et laissent passer l'air dans leurs intervalles.

Fig. 93. L'abduction de

l'aile se prononce de j)Il,s

en plus; les rt^migcs sont

fraiichuinent séparées Ick

unes des autres ; le bord

I aotéritiur de l'aile s'élève.

IfPendunt ce temps et peu-

l&nt celui qui précède, les

I articulittions du coude et

F du carpe sont lléuhios.

Fig. 94. On voit lélé- I .vation de l'aile s'accen- I tuer davantage; sesnrticu- Ijations s'étfindcnt, et cL'Ile E-du carpe, qui est seule virsîble, forme déjà un angle Lflus obtus que dans les çea p Fée é dent es. Les ■êmîges reeommcncent à ) rapprocher les unes det; 41 très.

Fig. 95. Ici les ailes, loul |à fait relevées et étendues.

1 touchent par leur face piJorsale; c'est à ce moment que se produit le choc sonore signalé par Virgile.

P^Les pattes sont pendantes ncore à cet instant linal i la remontée de l'iiile; l'oiseau les retirera brusquement au début de la phase prochaiue qui coni-

Kmencera le battenieiil suivant. -Mabev. - Vol det ol.eaii.^.

§ 103. Analyse d'une photochronographie. — Soit, figure 96, une série d'images d'un Goéland dans un vol descendant.

La ligne qui passe par le milieu du corps des deux images exlrémes représente Vaxe du vol; l'échelle métrique horizontale, placée au-dessous de la figure, montre que cet axe fait, avec l'horizon, un angle de 9" environ.

Fréquence des battements de l'aile. — Le nombre des images contenues dans une révolution de l'aile, entre A et B, est de dis et une fraction, ce qui, à raison de cinquante images par seconde, donne pour un battement complet, ou révolution do l'aile, 1/b de seconde environ.

Vitesse de f oiseau. — Mesuré sur l'échelle métrique, le parcours de l'oiseau pendant un battement d'ailes est de l'°,371, soit CtSS par seconde, ou 41 1 mètres h la minute ou 2i kil. 660 mèr 1res à l'heure. Cette vitesse est faible, pour un bon volateur; mais n'oublions pas que les images ont été prises au début du vol, au moment où le Goéland vient d'être lâché et prend péniblement son essor. Du reste, quand on examine une longue série d'images, on voit la vitesse s'accélérer sensiblement, du commencement à la fm de la figure.

Si l'on veut apprécier les variations périodiques de la vitesse pendant la durée d'un coup d'ailes, il faut choisir, sur chaque image, un môme point qui ne soit jamais caché, (|uelle que soit la position de l'aile; l'œil de l'oiseau est un tri'<s bon

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