‹ Physiologie du mouvement. vol des oiseauxChapitre 6 sur 123 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

Enfin, la photographie instantanée se prête de maintes façons à l'étude du mouvement des animaux, dont elle fixe, en moins d'un millième de seconde, chacune des phases successives. Elle représente ainsi l'animal dans ses diflérentes attitudes et dans les différents lieux de l'espace qu'il occupait à des instants connus.

On voit, par cette énumération rapide, les ressources dont l'expérimentation dispose pour V analyse cinématique des mouvements du vol. Mais, pour en comprendre les effets mécaniques, une autre méthode est nécessaire, la synthèse qui reproduit l'effet de ces mouvements. Sans être encore arrivé à imiter d'une manière complète le vol de l'oiseau, on en a reproduit toutefois certains actes partiels. Ainsi le coup d'abaissement de l'aile, le glissement sur l'air d'un appareil ailé dont le poids et la surface sont convenablement choisis, les différentes directions que prend le vol d'un appareil de ce genre dont les formes ne sont pas parfaitement symétriques, etc., sont autant de problèmes plus ou moins complètement résolus. Ces synthèses partielles sont les étapes qui mèneront méthodiquement à une reproduction plus complète du vol des oiseaux. Cette imitation a déjà donné, entre les mains d'habiles constructeurs, des résultats fort encourageants.

Du reste, pour faire progresser l'imitation synthétique des phénomènes du vol, les méthodes analytiques dont il vient d'être question sont d'un très grand secours. C'est en soumettant à l'analyse optique ou à la chronophotographie les appareils mécaniques destinés à imiter les actes du vol, qu'on saisit, dans leur fonctionnement, des imperfections que l'œil serait incapable d'apercevoir. De sorte que l'incessant contrôle de l'analyse doit guider les tâtonnements de la synthèse.

Quand un phénomène mécanique est parfaitement étudié, on en peut, le plus souvent, formuler la théorie mathématique; cela

Page 1