‹ Physiologie du plasirChapitre 3 sur 73 · NOTICE BIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

NOTICE BIOGRAPHIQUE

Avant d'habiter Florence, je connaissais Mantegazza de réputation. Dans la bibliothèque paternelle, j'avais dévoré une encyclopédie, éditée en 1860, où son nom figurait souvent. Le calcul des dates me faisait croire que j'allais trouver un vieillard quand je frappai à la porte de son cabinet de la via San Sebastiano.

Je trouvai un homme jeune, presqu'un jeune homme. Sa chevelure n'a que des fils d'argent. Les fatigues et le travail n'ont rien enlevé à la vigueur du corps. L'esprit a conservé la gaieté juvénile. Et, d'ailleurs, il avait à peine cinquante-deux ans.

A l'âge où l'on est inutile, Mantegazza avait écrit de beaux livres et fait de bonnes choses. A l'âge où l'on ne rêve point, d'ordinaire, de sortir de son obscurité, il était célèbre.

Il n'a eu qu'un tort, peu commun. L'ardeur de son intelligence l'a entraîné dans tant de voies différentes que l'admiration hésite. Pour comprendre sa valeur, il faut totaliser ce qu'il a écrit dans presque toutes les branches de la pensée humaine.

Paolo Mantegazza est né à Monza, dans la Lombardie, le 31 octobre 1831. Déjà, au siècle passé, Monza avait vu

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