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CHAPITRE I

Plaisirs dn TACT en général. — Physiologie comparée.

Tact spécifique.

Une partie très importante du système nerveux, éparse sur toute la superficie sensible du corps, nous avertit de l'impression que font sur nous les agents extérieurs et de quelques modifications moléculaires qui surviennent dans les tissus. Le moi, de cette façon, est mis en rapport avec le monde extérieur et a conscience des changements généraux de l'organisme. L'appareil organique destiné à cette fonction constitue le sens du Tact, lequel se subdivise en trois catégories de sensations, différentes les unes des autres par leur nature et le but auquel elles servent. Quelquesunes d'elles aident à nous faire connaître les caractères

physiques et mathématiques des corps, ont leur centre d'action dans la main et forment le vrai sens spécifique du tact. D'autres nous avertissent des changements extérieurs moins mécaniques (température, électricité, etc. , etc.), ainsi que des changements internes. On les comprend sous le nom de sensibilité générale. Les dernières sensations enfin qui se rapportent au tact ont pour but de rapprocher les sexes pour la grande fonction reproductrice, et on peut les désigner sous le nom de sens sexuel ou erotique. Cette distinction n'est qu'artificielle et ne sert qu'à nous faire mieux étudier les plaisirs aux formes variées qui dérivent des sens du tact.

Les plaisirs tactiles doivent être les plus répandus dans le règne animal, puisque tout être sensible doit, nécessairement, venir en contact avec les corps qui l'environnent et que ceux-ci ne peuvent pas exercer une action toujours égale ; de la préférence que l'être ressent pour les uns, sans parler de la répugnance que lui inspirent les autres, doit naître le plaisir. L'infusoire, qui est formé d'une pâte très molle, qui se moule sur tous les objets qu'il touche, changeant à tout instant de forme et absorbant par sa masse les corps inorganiques qui constituent sa nourriture, s'il est sensible et doué de perception, ne doit avoir d'autres plaisirs que ceux du Tact. Ce sens lui sert de tous les autres et doit lui donner des sensations diverses suivant les objets auxquels l'animal vient s'appliquer. De cette première forme de la nature vivante, à mesure que l'on monte rêchelle animale, les plaisirs du Tact croissent proportiuunellement à la perfection de l'appareil sensoriel et du ^'^utn? nerveux qui doit ressentir les impressions transtiti^^uH par le réseau télégraphique des nerfs tactiles. Dans l>t?ciua)up d'animaux inférieurs, le Tact semble réservé ^ouliit^iMtt ^ quelques appendices d'un corps qui, pour le

surplus, est recouvert d'une carapace dure et insensible. En nous approchant des classes supérieures nous voyons s'étendre le champ de la sensibilité, qui se modifie en divers points et se concentre, augmentant ainsi les rapports entre le monde extérieur et les centres de rintelligence et du sentiment. Aucun animal, en vérité, ne s'approche de la perfection tactile de l'homme. Celui-ci possède un instrument merveilleux qui, par ses mouvements divers, étreint les corps les plus petits, tâte la surface des masses les plus grandes, servant à la fois d'organe moteur et sensoriel, et qui transmet au centre une foule de connaissances. Sa peau, presque dépourvue de poils, est très sensible, et la civilisation, en lui enseignant à se couvrir le corps, en augmente encore la délicatesse. Enfin, dans ses organes génitaux, une telle exquisité de sens se concentre qu'il en peut tirer les plus intenses voluptés.

Outre les conditions habituelles nécessaires à la production d'un plaisir quelconque, il faut bien distinguer, dans les plaisirs du tact, les trois éléments qui les constituent; c'est-à-dire l'impression faite par le corps étranger à la partie sensible, la structure du nerf qui transmet l'impression et la nature du centre qui la reçoit et la modifie,, transformant le fait mécanique du contact de deux corps en un fait dynamique, c'est-à-dire en une sensation. La plus petite modification d'un de ces trois éléments peut changer la sensation tactile, en la rendant plus ou moins, agréable, indifiTérente ou douloureuse.

Laissant de côté les sensations douloureuses dont nous ne devons pas parler, il reste à étudier pourquoi une môme impression peut donner lieu à une sensation indifférente ou agréable, c'est-à-dire nous devons rechercher l'origine du plaisir tactile»

iO PREMIÈRE PARTIE

L'appareil sensoriel, formé de l'appareil centra) ou des nerfs périphériques, distribués dans des organes placés de façon favorable à cette distribution, a déterminé ses fonctions, et, partant, a ses besoins spéciaux qu'il doit satisfaire. L'exercice régulier d'une fonction est toujours accompagné d'un plaisir, pourvu que l'esprit accorde une attention particulière aux sensations qu'il transmet à la conscience, et ne soit pas troublé par d'autres sensations ou idées. Plus fort est le besoin d'exercer une fonction, et plus grande est l'attention de l'esprit et, par cela, le plaisir va croissant. Ceci se prouve parfaitement, môme pour le Tact : l'enfant qui ignore tout du monde auquel il est destiné, a un besoin urgent de se rendre compte des caractères des objets qui l'environnent; aussi, un instinct dominant le pousse à enlacer tous les corps auxquels il peut atteindre avec ses mignons petits bras. Il applique la superficie de ses menottes sur ces corps, les soulève, les agite, les jette à terre pour les ramasser peu après, les fait passer d'une main dans l'autre. En un mot, il les étudie, en faisant une série de mouvements bizarres que le vulgaire appelle des jeux. Dans ces premiers exercices du Tact, l'homme-enfant éprouve un immense plaisir, et souvent le démontre par une expression sereine de la physionomie et par ses rires. Il possède là, en effet, tous les éléments du plaisir : besoin puissant, nouveauté de sensation, grande attention; et il goûte une joie spéciale à son âge, que l'on comprend difficilement à un âge plus avancé. Peu à peu, l'enfant a connu les propriétés physiques des objets qui lui sont familiers et ceux-ci ne peuvent plus lui donner de nouveaux plaisirs; cela doit être puisque, le besoin cessant, l'attention disparait. Il trouve alors une nouvelle ressource en faisant, sur ces mêmes objets, le premier essai de ses forces débiles; en Les brisant ou en

les déchirant, il en change les caractères physiques et arrive à ressentir de nouveaux plaisirs. Mais même les fragments des objets trop connus en viennent à ne plus offrir d'intérêt, et le bambin, levant ses petites mains en écartant les doigts, cherche de nouveaux matériaux. S'il les obtient, ils lui donneront une joie d'autant plus vive qu'ils seront plus différents de ceux qu'il connaissait déjà, et il répétera bientôt sur eux sa première expérience d'analyse destructive. Ainsi, peu à peu, l'homme-enfant, devenant gamin et adolescent, perd une source de joie, parce que les objets qui l'entourent lui sont suffisamment connus et que l'habitude lui a rendu indifférentes les sensations qui lui ont donné tant de plaisirs dans les premiers jours de la vie. Mais si un adulte ne peut absolument pas, avec tous les efforts possibles de son imagination, retirer d'une feuille de papier tous les plaisirs que l'enfant sait y trouver en la déchirant, cela ne veut pas dire que les plaisirs du Tact spécifique lui soient absolument refusés.

Il y a des corps qui, bien que connus, peuvent par leur structure particulière fournir des sensations agréables, pourvu que, n'ayant pas l'esprit préoccupé d'autre chose, nous leur prêtions une attention suffisante. Ainsi, dans les moments d'oisiveté ou de repos, on peut trouver un grand plaisir à passer la paume de la main sur du velours ou de la soie, ou en faisant courir les doigts à travers de longs et fins cheveux, ou encore en foulant, à la promenade, un délicat tapis de neige récemment tombée ; tandis qu'un homme préoccupé ou inattentif pourrait se promener pieds nus sur une pelisse de zibeline sans éprouver la moindre sensation agréable. Même en supposant que l'on prête attention à une sensation tactile, il ne s'ensuit pas toujours qu'elle paraisse agréable. Pour jouir de ces plaisirs très délicats, il faut une sensibilité raffinée accordée seulement

à peu d'individus. Sans prétendre à révéler le mystère de la sensation, nous chercherons à faire une analyse rudiméntaire de ce fait.

Un corps qui vient en contact avec les nerfs sensoriaux ne doit pas altérer ou offenser la structure organique, mais exercer le sens du Tact sans le fatiguer. Souvent encore le repos entremêlé de l'exercice à brefs intervalles, le fait de changer de sensation fréquemment, et d'autres circonstances peuvent rendre agréable une sensation tactile. Les plaisirs que l'on éprouve ainsi ne sont pas produits par la satisfaction d'un besoin, mais par un exercice particulier d'une fonction naturelle. J'essaierai de classifier en larges groupes les plaisirs qui dérivent du sens spécifiqpie du tact.

. L'on a des plaisirs spéciaux en touchant les corps lisses comme le marbre, les métaux polis, le talc, la pierre saponaire, etc. Dans ces exemples, le plaisir dure peu et ne sort guère de la partie du corps qui est en contact; il est d'autant plus grand que la sensation est plus nouvelle et que la partie touchée est moins habituée aux sensations tactiles.

Ainsi, le contact du ventre et des cuisses avec une baignoire de marbre, pour un individu qui n'a jamais pris de bains, est beaucoup plus voluptueux que le contact de la main avec la même matière.

L'on éprouve des plaisirs tactiles en mettant la peau en contact de corps qui ont une superficie très, divisée, tout en étant lisses et pliables. Il semble que, de cette façon, le Tact est exercé d'une manière particulière et que les petits filaments nerveux, venant en contacts infinis avec un. corps qui les exerce sans les fatiguer, engendrent le plaisir. Ce plaisir-ci peut durer plus longtemps que le précédent et souvent s'irradie au long des nerfs produisant des frissons voluptueux ou même des soupirs. Ces plaisirs se ressen-

tent en maniant les fourrures, les écheveaux de soie, les cheveux, en foulant les petits cristaux de neige, etc.

On a d'autres plaisirs au contact de corps même rugueux, soit en en caressant la surface, soit en en maniant la poussière entre les doigts. Par exemple, en frottant une pierre sablonneuse ou en passant la main sur une page écrite et séchée avec de la poudre, en écrasant entre les doigts du sucre, du sable, de l'émeri, en roulant de la mie de pain entre les paumes des mains, etc. Dans, tous ces cas, le plaisir paraît venir d'une légère irritation qui accumule, sur une série de points détachés de la peau, des sensations relativement fortes. Il ne peut durer que très peu, et sort à peine des limites où il est produit.

On obtient une autre sorte de plaisir tactile en maniant un corps mou qui, sans souiller la peau, se modèle sous la pression du doigt, changeant à tout instant de forme. Le plaisir, en général, est compliqué d'autres sensations qui appartiennent à la vue, et du besoin de changer la forme de la matière qui nous entoure. L'on aura des sensations de ce genre en pressant dans les doigts de la mie de pain, de la craie, de la cire ou d'autres matières similaires; en préparant le gluten, c'est-à-dire en enfermant la farine dans un sachet de toile et en la malaxant sous un filet d'eau; en écrasant du mastic sous ses dents, etc. Ici, souvent le Tact est excité à tel point qu'il arrive à un état morbide passager; et la main ne cesserait jamais de modeler la pâte docile et les dents continueraient à l'infini à mâcher le caoutchouc insoluble si la raison ou la fatigue des muscles ne venait faire cesser le frivole amusement. Ces plaisirs ne sortent jamais de leur champ d'action.

D'autres plaisirs proviennent de l'action de faire rouler entre les doigts des objets cylindriques de petit diamètre,

comme un crayon, un petit cylindre de métal. Plaisirs légers et locaux.

Faire rouler sous les doigts une minuscule sphère produit aussi une sensation agréable. Ce plaisir, local aussi, peut arriver à un certain degré d'intensité.

Une autre source de plaisirs tactiles consiste à manier les corps élastiques qui, cédant à une légère pression, reviennent inviter à un nouveau contact la main qui joue avec eux. Plaisirs légers, toujours locaux, mais très variés suivant la forme de ces corps. Par exemple, la gomme élastique, ou les matières semblables, les lames d'acier, les joncs ou un ballon de cuir rempli d'air que l'on presse entre ses mains.

D'autres plaisirs du Tact sont produits par le jet en l'air de corps d'un certain poids que l'on reçoit dans la main pour les relancer encore; ou bien en déterminant le poids d'un corps qui, sous un petit volume, est très lourd. On peut se faire une idée de ce genre de plaisirs en maniant un petit boulet de canon, ou en jouant avec une balle de fusil. Ces sensations, comme celles de la catégorie précédente, sont surtout agréables par l'alternative du repos et de l'action.

J'ai réuni en quelques groupes les principales sensations agréables du Tact, sans prétendre assurément les énumérer toutes. Il y en a une qui mérite une attention spéciale : c'est celle que constitue le chatouillement. En touchant à petits intervalles et à plusieurs endroits certaines régions de notre corps, soit avec nos doigts, soit avec ceux d'autrui, soit même avec un corps étranger, on produit, chez la plupart des individus, une sensation particulière, qui n'est agréable qu'à un certain point et peut devenir insupportable et douloureuse si on continue ou si on exagère l'action qui la produit. Pour être susceptible de chatouille-

ment, il faut une grande sensibilité; aussi, ni tous les individus ni toutes les parties du corps ne peuvent donner ou ressentir ce plaisir. La plante des pieds, le creux des aisselles, le ventre, et en général toutes les articulations, sont les régions qui ressentent mieux que les autres cette sensation. Les tempéraments nerveux, les enfants et les femmes y sont plus généralement disposés; et quelquesuns y sont si sensibles qu'il suffit pour les mettre en orgasme qu'une personne s'en approche avec les mains dans l'attitude qu'elles prennent d'ordinaire pour chatouiller. Le contact d'un corps produit cette sensation d'autant plus aisément que ce corps est plus délicat et divisé; ainsi un fétu de paille, une plume d'oiseau ou une brosse sont des armes terribles pour le chatouillement. La main agit aussi dans ce sens, c'est-à-dire en présentant une grande superficie de contact et une extrême mobilité, éléments indispensables pour produire ce genre de plaisir. En tout cas, le premier effet du contact est un rire sans mesure, accompagné de mouvements convulsifs tendant à fuir le corps qui chatouille. La face rougit, le pouls s'accélère, le plaisir s'irradie dans tout le corps ; des cris aigus surviennent, la respiration est irrégulière; si l'attaque continue et que nous ne puissions nous en défendre, le plaisir cesse, et la sensation, devenant intolérable, nous pousse à nous protéger, par la fuite ou par des voies de fait, contre celui qui se joue de notre patience. La mort peut être la conséquence d'un chatouillement trop prolongé.

Tous ces phénomènes sont très singuliers et méritent toute l'attention du physiologiste, sortant absolument des faits nerveux ordinaires. D'un côté, nous avons une sensation légère et de l'autre une réaction extraordinaire de tous les muscles, — et même du diaphragme, — qui sont amenés à de vraies convulsions. Le rapport entre la cause

et l'effet est absolument disproportionné et nous donne à soupçonner que ce fait est rintermédiaire entre la santé et la maladie, ou même qu'il appartient déjà à la classe des plaisirs pathologiques.

Les plaisirs du Tact spécifique ne présentent pas, par leur aspect, un tableau intéressant. Quand ils ne sont pas ti*ès forts et purement locaux, Ton n'a pas de signes sensibles de la sensation. Dans les autres cas, la mimique du plaisir est diverse, selon sa nature. S'il provientdu contact de corps lisses ou très divisés, la face est immobile et empreinte d'attention, les yeux sont fixes, les lèvres fermées ou à peine ouvertes. Si le plaisir augmente, les yeux se ferment, la tête se tourne un peu de côté ou se penche sur l'épaule qui correspond à la main qui éprouve le plaisir; les angles de la bouche se contractent de façon à produire un sourire muet; quelquefois il survient même des soupirs ou des paroles entrecoupées. Si le plaisir est très grand, tout l'organisme peut participer à la sensation agréable; ainsi, les épaules pressent la tête, le corps rentre en lui-même et éprouve des frissons, les dents se rapprochent et l'air aspiré par la bouche mi-close produit un léger sifflement pareil à celui que l'on émet en entrant dans l'eau froide. Quand, au contraire, le plaisir du Tact est produit spécialement par la victoire sur une résistance, la physionomie est toute différente : le visage exprime une satisfaction calme, les yeux brillent, la bouche se ferme avec énergie ou semble suivre les mouvements de la main; quelquefois les dents de la mâchoire supérieure mordent la lèvre inférieure. Les pieds, ou d'autres parties du corps, peuvent aussi être en mouvement. Souvent Ton chante ou l'on accompagne l'action qui produit le plaisir par des paroles. énergiques et toujours répétées, ou encore par des mots imitant le bruit produit par l'action {œpp là. ou là,

zacch zacch, tic-tac, frr frr, et d'autres onomatopées semblables).

Les sons et les mots par lesquels l'homme accompagne l'exercice musculaire, outre qu'ils expriment le plaisir, semblent aussi l'effet d'une relation sympathique avec les organes vocaux et servir à rendre plus aisé le travail. Tout le monde sait que le paysan s'aide dans son travail de ses chants, et que marins et crocheteurs forment un chœur de voix quand ils doivent, à plusieurs, lever un lourd fardeau. Les nègres, sous la fournaise du soleil brésilien, sentent le besoin de s'encourager aux fatigues musculaires par des cris, des exclamations et quelquefois en agitant des petits cailloux dans un entonnoir de métal.

L'influence des plaisirs tactiles sur la vie est peu de chose. Ils servent à en embellir quelques heures, mais ne contribuent que pour une faible part au bonheur des individus. Les sensations qui ressemblent à des sensations voluptueuses, et qui offrent la physionomie que j'ai décrite d'abord, perfectionnent la sensibilité générale, mais influent très peu sur l'éducation du Tact. L'on en peut jouir môme par des mains difl'ormes si l'on a des nerfs délicats. Si l'on en abuse, elles peuvent amener à la mollesse et à la lasciveté. Les plaisirs qui se trouvent dans le maniement des outils perfectionnent beaucoup le sens du Tact et l'habileté plastique. Ils ne sont éprouvés complètement que par des mains artistes.

Les plaisirs tactiles de la première catégorie sont plus nombreux et plus vifs dans le sexe aimable, dans la jeunesse, dans les pays chauds ou tempérés, par les individus de complexion nerveuse et qui vivent dans l'aisance, chez les peuples civilisés. Les Romains de l'Empire étaient passés maîtres dans l'art de jouir de ces joies qui, aujour-

d'hui, procurent d'inefTables délices aux efféminés Asiatiques. Leur perfection est toujours un signe de décadence, de prostitution intellectuelle et morale. Les plaisirs tactiles non voluptueux sont, au contraire, plus goûtés par le sexe fort, dans le premier âge et dans les pays froids, par les individus robustes et ceux qui exercent un état manuel.

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