IV. — FONCTIONS DE NUTRITION, DE REPRODUCTION KT DE RELATION
Dans le paragraphe précédent nous avons déterminé le rôle des mouvements fonctionnels considérés dans leurs rapports avec
l'organe qui est le siège de leurs manifestations ; nous allons les examiner à un point de vue plus général : dans leui^s groupements, dans leurs associations vere un but déterminé, vers l'accomplissement d'une des trois destinées de l'être vivant.
En première ligne, nous trouvons les mouvements fonctionnels qui s'associent dans le but de fournir et de transformer l'aliment nécessaire à l'entretien et au développement de l'être vivant. La première phase de cette transformation comprend les mou-
Tements fonctionnels de la préhension, de la mastication, de Tinsalivation, de la déglutition, tous les mouvements fonctionneb enfin des organes de la digestion, y compris les produits de sécrétion destinés à modifier chimiquement l'aliment; dans une seconde phase d'évolution du mouvement extérieur, nous rencontrons les mouvements fonctionnels de l'absorption et de la circulation, destinés à mettre le mouvement extérieur physiologisé en contact avec les tissus \'ivants ; dans une troisième phase, nous rencontrons les mouvements fonctionnels fournissant un élément nouveau, l'oxygène, destiné à compléter l'action du;mouvementaliment sur les tissus ; dans une quatrième phase enfin, les mouvements fonctionnels ont pour but d'enlever aux tissus les éléments devenus inutiles ou dangereux par l'effet de l'évolution organique.
Dans ces quatre phases, les mouvements fonctionnels mettent en activité les propriétés organiques des tissus les plus variés, les nerfs, les muscles, les divers organes de sécrétion et d'excrétion, dans le but d'entretenir l'être vivant tel qu'il doit être. Nous donnons à l'ensemble de ces mouvements le nom de mouvements de la vie fonctionnelle de nutrition, et la part individuelle que chaque organe apporte dans ce concours, nous la désignons sous le nom de fonction de nutrition.
Transformer le mouvement extérieur en mouvement extérieur physiologique, en vue de maintenir l'être vivant tel qu'il doit être, n'est pas le seul but vers lequel concourent les mouvements fonctionnels : l'être vivant se met en rapport avec le monde extérieur ; il le touche, il le perçoit, il pense et enfin il se reproduit. Il y a par conséquent des mouvements fonctionnels qui concourent à rétablissement des rapports de l'être avec le monde extérieur; il en est d'autres qui concourent à sa reproduction. Les premiers mettent en jeu les propriétés organiques des tissus nerveux, musculaire, osseux, etc. Nous donnons à l'ensemble de ces mouvements le nom de mouvements de la vie fonctionnelle de relation, et la part individuelle que chaque organe fournit à l'ensemble de ces mouvements, noas la désignons sous le nom de fonction de relation.
Les mouvements fonctionnels qui concourent à la reproduction de l'être mettent en jeu les propriétés spéciales des tissus des or-
ganes génitaux de rhomme et de la femme. Nous donnons h cet ensemble de mouvements le nom de mouvements de la vie fonc^ tionnelle de reproduction, et à la part individuelle que chaque organe apporte dans ce concours, nous lui appliquons le nom de fonction de reproduction.