FONCTION INTRINSÈQUE GÉRÉBELLO. MOTRICE
cette influence soit vivante, active, et capable d'entretenir dans les centres médullaires l'activité fonctionnelle pendant tout le temps que doivent durer les contractions musculaires.
Cette influence dont la raison physiologique impose la nécessité à notre esprit réside quelque part ; elle est le résultat d'une fonction, et cette fonction nous l'attribuons au cervelet.
Les connexions ânatomiques sont favorables à cette manière de voir, et les résultats de l'expérimentation'physiologique, réduits à leur stricte valeur, ne permettent pas qu'on accorde au cervelet une influence autre. En eflet, les pédoncules inférieurs et moyens du cervelet sont constitué^ par des fibres impressionneuses et motrices provenant des régions postérieure et antéro-latérale de l'axe médullaire, et ils aboutissent, ainsi formés, dans les olives cérébelleuses ; les pédoncules supérieurs unissent ces mêmes olives au noyau de l'encéphale. Ces dispositions ânatomiques, éclairées par la connaissance des propriétés physiologiques des éléments nerveux, permettent d'admettre à priori :
i« Que les centres du cervelet reçoivent des divers centres de la moelle des fibres impressionneuses et qu'ils envoient dans ces mêmes centi^ies des fibres motrices ;
â"". Qu'au moyen des fibres unissantes les centres cérébelleux sont en rapport avec le noyau de l'encéphale de telle façon que les résultats de la fonction cérébro-motrice (de la volonté) puissent être transmis au cervelet.
Si les motifs que nous venons d'invoquer ne sont que des présomptions favorables à notre manière de voir , l'expérimentation physiologique les transforme presque en certitude. Que voyons-nous chez les animaux- que l'on a privés de leur cervelet? Ces animaux exécutent encore des mouvements élémentaires associés en mouvements d'ensemble , c'est-à-dire en mouvements coordonnés, car l'axe médullaire est intact; mais ils les exécutent mal, ils trébuchent, ils tombent et ne savent plus se relever. Fautril conclure de là, avec les localisateurs, qu'il y a dans le cervelet un principe coordinateur, régulateur des mouvements ? Non, certes. Ce serait faire dire aux faits de l'expérience beaucoup plus qu'ils ne prouvent ; la volonté (fonction cérébro-motrice) chez les animaux ainsi mutilés persiste, puisque le cerveau est intact; le lien qui unit le cerveau