III. — Y A«T-1L UNE OU PLUSIEURS PONCTIONS DU CERVELET
Quand il a été question des propriétés physiologiques du cervelet, nous avons constaté avec regret que cet organe ne répond pas à nos moyens artificiels d'excitation, et qu'il était par conséquent bien difficile de démontrer de visu ses propriétés physiologiques. Cependant, prenant en considération d'une part les connexions anatomiques, d'autre part les résultats des faits pathologiques, naturels ou provoqués, nous sommes arrivé à caractériser hypothétiquement ces propriétés. On nous blâmera peut-être d'établir une fonction sur des données simplement hypothétiques : nous acceptons d'avance la critique ; mais on ne
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pourra pas nous accuser de n'avoir pas prévenu. Comme nous consacrons plus loin un chapitre spécial à cette question, nous nous bornerons à exprimer ici notre pensée, sans prétendre la justifier ou la discuter (4).
Les fonctions cérébrales, que nous déterminerons bientôt, ne peuvent entrer en jeu que sous l'influence des impressions senties; par conséquent ce ne sont pas ces fonctions qui maintiennent la permanence de certains mouvements de la vie de relation, de nutrition et de reproduction, soit pendant le'sommeil, soit pendant la veille. Seraient-elles d'ailleurs incessamment occupées du maintien des mouvements de la vie, qu'elles ne parviendraient jamais à les entretenir tous d'une manière efficace. Un organe spécial est chargé de maintenir la permanence des mouvements que le cerveau ne saurait continuellement diriger. Cet organe est le cervelet et nous donnons à ses fonctions le nom de cérébellomotrices.
Naturellement, lorsque le moment sera venu de décrire ces fonctions, nous justifierons pleinement notre manière de voir.