PREFACE. XV
je ne Tai trouvée que dans la lecture de nos bons auteurs anciens et modernes. »
On ne saurait dire ni mieux ni plus juste. La vraie science, la science des principes et des idées, est chez nous, dans nos auteurs, et si des panégyristes prévenus l'ont vue autre part, c'est qu'ils ont confondu quelques résultats intéressants de l'observation patiente et minutieuse avec la science elle-même.
D'ailleurs, il est permis d'espérer qu'on multipliera bientôt chez nous les sources de l'enseignement pratique, et dès lors toutes les prétentions injustes à notre égard ne tarderont pas à disparaître.
Mais, pour reprendre la place que nous n'aurions pas dû perdre dans l'opinion, nous devons profiter des leçons du passé : nous devons, plus laborieux, laisser de côté le rôle trop facile de dispensateurs de gloire et de renommée ; ce rôle, dans l'avenir, deviendrait odieux et serait le signe le plus certain de notre décadence. La France, mutilée, meurtrie, accablée plutôt par ses propres fautes que par son impuissance, a besoin de pro-< duçteurs et non de traducteurs et de collectionneurs de phrases ; c'est par le travail de ses enfants qu'elle se retrouvera elle-môme.
Pwnsp 4 mars 1872.
DU