‹ Physiologie du système nerveux, ou Recherches et expériences sur les diverses classes d'appareils nerveux, les mouvemens, la voix, la parole, les sens et les facultés intellectuellesChapitre 107 sur 136 · SUR LES NERFS AUDITIFS · texte numérisé non relu

SUR LES NERFS AUDITIFS

premier ébranlemerit au même moment: S'il n'^n est pas ainsi, une coïncidence parfaite des ébranlemens ne pourra avoir lieu , et il y aura seulement un maximum d'approximation à des momens déterminés , c'est-à-dire que Tun des sons parviendra au maximum de son ébranlement quand l'autre n'aura pas encore atteint le sien , ce qu'exprime la figure suivante. Les séries a et ^ ont les mêmes intervalles que dans l'exem-

Fig. 80.

pie qui précède; a fait deux vibrations tandis que ^ en accomplit trois. Des deux séries provient la série composée c. Mais cette approximation des maxima , dès qu'elle se répète, suffit pour être perçue, et pour produire le son de Tartini, qui seulement ne saurait être aussi fort que dans le cas précédent. Plus l'approximation des maxima est grande , plus le son de ïartini a d'intensité.

On conçoit en même temps , d'après cela , pourquoi il y a tant d'inconstance dans l'observation de se son , et pourquoi l'on ne peut jamais compter sur lui en musique.

Le son de Tarlini , qui est toujours plus grave que les sons primaires , doit être soigneusement distingué , comme son subjectif, des sons accessoires plus aigus des cordes, des clo'Iies, etc., qui se font entendre indépendamment du son fondamental , et qui appartiennent aux sons de flageolet. Ceuxlà ont une cause objective dans les instrumens eux-mêmes qui produisent le son.

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