‹ Physiologie du système nerveux, ou Recherches et expériences sur les diverses classes d'appareils nerveux, les mouvemens, la voix, la parole, les sens et les facultés intellectuellesChapitre 71 sur 136 · COMME APPAREIL O'OPTIQUE · texte numérisé non relu

COMME APPAREIL O'OPTIQUE

Enfin on peut , avec Volkmann , objecter contre toutes les théories qui dérivent du mouvement du l'iris la Inculte qu'a l'œil de s'accommoder aux distances , que si le changement de la pupille était l'unique moyen de parvenir au but , tout changement imprimé par la lumière à celte ouverture , devrait en occasioner un aussi dans l'état d'accomodation, ce qui n'a pas lieu. La vision distincte d'un objet regardé à travers une pupille artificielle en carte , et la possibilité persistante , malgré ce diaphragme , de voir clairement l'une ou l'autre à volonté de deux épingles alignées, prouvent aussi que la faculté d'accommodation n'a point pour cause le changement de grandeur de la pupille, et que si cette ouverture varie suivant les distances , l'eifet doit dépendre de quelque autre cause. Si je regarde les lettres d'un Hvre éloigné de quinze pouces à travers UH trou d'épingle percé dans une carte que je tiens immédiatement au devant de la cornée, il dépend de ma volonté, avec celte pupille invariable , de voir ou distinctement ou indistinctement.

Quant à l'hypothèse du changement de la convexité de la cornée, elle paraît être réfutée déjà par les faits dont nous sommes redevables à Olbers ; car les muscles oculaires ne sauraient exercer sur l'œil une compression assez forte pour apporter au rayon de la cornée un changement de 0,273 à 0,333 pouce. Home et Ramsden disent bien avoir aperçu des changemens dans l'œil vivant pendant la vue à des distances diverses; mais Young n'a pu constater le fait , et la mobilité de l'œil ne permet d'entreprendre à cet égard aucune expérience sur l'exactitude de laquelle on puisse compter. Ce qu'il semble y avoir de plus convenable, c'est d'observer les images réfléchies par la surface de la cornée , et de voir si leur grandeur et leur situation varient selon la distance des points auxquels elles correspondent.

La théorie suivant laquelle la faculté que l'œil possède de s'accommoder aux distances, dépend d'une compression que

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ses muscles propres exercent sur lui, pre'sente aussi des difficultés. A la vérité, on parvient à expliquer les faits par elle; mais rien ne prouve qu'elle soit exacte , puisque les faits se prêtent également à d'autres explications. Il est difficile , comme le fait remarquer avec raison Treviranus , de concevoir un allongement de l'œil dans le sens de son axe, par l'action de ses muscles droits , tel que l'admettait Olbers. La pression de ces muscles doit refouler le corps vitré en arrière et en avant; mais les mnscles oculaires ne tirent l'œil qu'en arrière , et si le coussin graisseux oppose un obstacle , le globe sera plutôt aplati qu'allongé ; or cette circonstance ne favoriserait que la vue de loin , dans laquelle le foyer est plus court. D'ailleurs , on ne sent un effort intérieur dans l'orbite que quand oti regarde des objets très-rapprocbés. La compression et l'allongement de l'œil sont beaucoup plus faciles à accomplir par les muscles obliques , qui ont le pouvoir d'attirer l'organe vers le côté , contre la paroi interne. C'est de cette manière que Lecamus, Rohault et Schrœder Vander Kolk ont expliqué l'accommodation. Une circonstance parle en sa faveur, c'est que les yeux sont toujours obligés de converger fortement lorsqu'on regarde de près ; les muscles obliques pourraient fort bien agir alors, ainsi que Luchtman(l) Ta établi avec beaucoup de sagacité. Mais des objections s'élèvent contre cette théorie, de même que contre toutes celles qui attribuent l'accommodation à l'action des muscles oculaires. L'impression locale des narcotiques peut mettre rapidement l'œil dans un tout autre état d'accommodation , tandis qu'en môme temps la pupille se dilate. Ce phénomène ne saurait être expliqué par la transmission du narcotique de la conjonctive aux muscles oculaires et à leurs nerfs , puisque l'imbibition ne rend raison que de la pénétration à une profondeur bornée. En outre , la nar-

(1) De mutatione axis oculi secundum ditersam distantiam ohjecti , Utrecht, 1832.

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cotisation locale ne trouble en rien le mouvement des yeux par les muscles obliques. Le meilleur moyen à employer pour cela consiste à instiller sur la conjonctive quelques gouttes d'une solution légère d'extrait de belladone. Au bout de quelques temps (un quart d'heure), la pupille devient très-large, et alors l'état moyen d'accommodation de l'œil se trouve entièrement changé , sans cependant que la faculté elle-même soit abolie. Les observations que nous possédons sur ce sujet sont très-nombreuses. La plupart témoignent que l'influence des narcotiques détermine la presbytie , conséquence contre laquelle s'élèvent Purkinje et une partie des expériences de Volkmann.

J'ai fait de mon côté quelques expériences à ce sujet. Je vois bien à toute distance. Ce qu'il y avait de remarquable , c'e^t que l'instillation de l'extrait de belladone dans l'un de mes yeux affectait également l'autre. Lorsque j'ouvrais les deux yeux , le bien portant avait un état de réfraction pour les objets les plus proches , qui seuls paraissaient distincts , tandis que l'œil malade ne distinguait pas nettement de près. Qiîand les deux organes se disposaient pour la vision distincte à des distances diverses , tantôt l'un et tantôt l'autre voyait plus distinctement. Si l'œil malade se changeait pour des objets rapprochés, involontairement celui du côté sain s'accommodait pour les objets les plus rapprochés. Donc Fœil malade, tout presbyte qu'il était, n'avait nullement perdu son pouvoir intérieur d'accommodation. Il n'avait pas nén plus perdu, malgré la grande dilatation de la pupille , l'aptilud ^ aux mouvemens de l'iris. Volontairement il voyait mieux tantôt de près, tantôt de loin ; dans le premier cas , l'œil était presque entièrement revenu sur lui-même; dans le second , la pupille se rétrécissait un peu par contraction de l'iris. Lorsque les deux yeux voyaient ensemble, il y avait, en général, des images doubles, et tantôt le spectre de l'œil sain , tantôt celui de l'œil malade était net , suivant que l'effort commun accommodait l'un ou

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Vautre œil à la vision distincte de l'objet. Quand l'œil malade, presbyte, s'accommodait avec effort pour voir nettement les objets rapprochés, les images étaient d'un tiers environ plus petites que nature , tandis que les images confuses de l'œil sain , qui , dans ces circonstances , ne voyait nettement que tout près de lui , conservaient leur grandeur naturelle.

En laissant de côté les hypothèses qui ont été discutées jusqu'ici , il resterait encore celles qui placent la cause de l'accommodation dans l'intérieur de l'œil , et qui l'attribuent à un changement de la situation ou de la convexité du cristallin, déterminé par le corps ciliaire. Quoiqu'on ne puisse pas réfuter positivement ces hypothèses , il n'est pas possible non plus d'en apporter la preuve directe. Et tel est , en général , l'état de la question , que les phénomènes peuvent être exphqués de plusieurs manières différentes , sans qu'aucune expHcation soit à l'abri de la critique. Dans cet état de choses, ce qu'il y a de mieux, c'est de mettre en relief quelques faits importans qui n'étaient connus d'aucun des auteurs des théories précitées , et qui , s'ils ne nous apprennent rien sur les causes de la faculté d'accommodation , indiquent au moins la connexion intime existante entre elle et d'autres phénomènes. Les recherches que j'ai faites , en 1826 , sur la vue double et la vue simple , m'ont conduit à découvrir, entre les mouvemens de l'œil pour l'accommodation et les mouvemens des yeux et des axes visuels eux-mêmes , une liaison non moins intime que celle qui existe entre l'accommodation et les mouvemens de l'iris , ou entre les mouvemens de l'iris et ceux des axes visuels. Presque tous ceux qui ont écrit sur les changemens in^ ternes de l'œil pour rendre la vue distincte aux diverses distances, ont négligé d'avoir égard à cette circonstance importante. Porterfield est le seul, parmi les anciens physiciens, qui l'ait prise en considération.

De même que l'iris se rétrécit constamment dans la position des yeux en dedans , et s'élargit dans leur situation en dehors

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OU dans leur parallélisme , de même aussi , quand l'œil se porte en dedans , il s'accommode involontairement pour la vue distincte de près , tandis que , quand les axes visuels s'écartent l'un de l'autre jusqu'à redevenir parallèles, l'accommodation change aussi , se dispose pour la vue distincte de loin , et finit même par la rendre possible à la plus grande distance. On sait qu'on voit distinctement un objet lorsqu'on le fixe , c'est-à-dire qu'on dirige les deux axes visuels sur lui ; mais c'est un fait non moins certain qu'on voit un objet indistinctement, et que la faculté d'accommodation se perd, quand cet objet est situé hors des axes visuels, alors même que les parties latérales de la rétine verraient très-bien d'ailleurs. La fausse situation des axes visuels entraîne une fausse accommodation , la fausse accommodation détermine une fausse situation des yeux , et les deux mouvemens sont absolument liés l'un à l'autre en dedans de certaines limites. Si , en voyant un objet, on prend l'accommodation pour une distance plus grande ou moindre , il apparaît double , c'est- à-dire que les axes visuels ne se réunissent pas en lui.

Soit, parexemple, fig. 'iOal'objet sur lequel les axes des yeux se réunissaient ; si l'on cherche à le voir indistinctement , en faisant intervenir l'accommodation pour l'ob-

jet imaginaire d , aussitôt les yeux

se dirigent sur d ; c'est pourquoi l'on voit a double , car il apparaît en b pour A , et en c pour B. Ces doubles images de a sont aussi indistinctes que le permet l'accommodation calculée pour l'objet plus distant d. A mesure que l'accom- ^j^ ^^ modation pour d se rapproche de

Celle pour a , les deux images non seulement deviennent plus

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distinctes, mais encore se rapprochent Tune de l'autre, jusqu'à ce qu'elles se confondent avec l'accommodation pour a; les axes visuels se croisent alors en a. Des deux images, h appartient à l'œil opposé A , et a à l'œil opposé B. Aussi b disparaît-il quand on ferme l'œil A, et a lorsqu'on ferme TœilB. Constamment les deux images sont du côté opposé , lorsqu'on établit par force une accommodation pour une distance audelà de l'objet a. Si , au contraire , d est l'objet vers lequel les yeux se dirigent , et qu'on fasse intervenir l'accommodation pour le point imaginaire a , l'objet d devient non seulement indistinct , mais double , car, avec l'accommodation pour a, les yeux se dirigent involontairement aussi sur a ; rf se trouve alors sur le côté de Taxe visuel kh et sur le côté de Taxe visuel Bc, de sorte qu'il apparaît double et confus. Avec , le degré de confusion croît la distance des deux images. Celles-ci sont , dans ce cas, situées du même côté que l'œil auquel elles appartiennent , la double image de d pour a s'écarte de a sur le côté de l'œil A , et la double image de d pour B s'écarte aussi de a sur le côté de l'œil B , comme l'indique la figure.

Les effets dont il vient d'être parlé c^/s'entraînent réciproquement , même /'/ lorsque l'un des yeux est couvert, et, / par cela même , on parvient à démontrer qu'ils sont dépendans l'un de l'autre.

Soit fig. 30 a l'œil ouvert, A l'œil fermé, ^, c?, e, /"des objets placés à diverses distances sur l'axe visuel de Tœil a. Si a voit distinctement le point a?, l'axe visuel, même de l'œil fermé ô, est dirigé involontairement sur ce point , et si l'on découvre l'œil ^, se apparaît simple au point de convergence

Fig. 30.

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des deux axes visuels. Si alors l'œil a passe de Tétat de réfraction pour s à d'autres états de réfraction pour des objets plus éloignés de la ligne a /", par exemple pour e, pour /*, l'œil couvert se dirige involontairement aussi sur e ou sur f.

Par contre , on peut changer Taccomodation en changeant l'inclinaison des axes visuels, et ces changemens surviennent non moins simultanément avec l'accroissement ou la diminution de l'inclinaison des axes , que le rapetissement ou l'agrandissement de la pupille. Si , par exemple , les axes visuels de a et de fc sont dirigés sur le point imaginaire de l'espace d , et qu'en conséquence a? paraisse double , pour l'œil a dans la direction af^ pour l'œil b dans la direction ^ c , les deux images de X sont confuses aussi, parce que l'état de réfraction est celui qui convient pour d. Si l'axe visuel afne change pas, mais que l'axe visuel bd se meuve dans les directions bc , b/, etc., de manière que l'inclinaison des axes visuels diminue, l'état de réfraction pour e, /, etc., change aussi, pendant que les deux images de x deviennent de plus en plus confuses. L'un des axes visuels, savoir celui de l'œil ouvert, peut rester sans changement; mais si celui de l'œil fermé change secrètement , un changement survient aussi dans l'état d'accomodation de l'œil ouvert (1).

Dans le cas d'objets placés à de grandes distances , comme le changement de l'état de réfraction a enfin une limite , mais que les yeux peuvent prendre toute situation voulue l'un à l'égard de l'autre , il peut survenir des inégalités entre les deux. Ainsi, par exemple , quand on ne fixe la lune que d'un seul œil , l'autre étant couvert par un objet tenu au devant lui, l'axe de Tœil couvert , malgré l'accomodation pour la distance de la lune , ne se rencontre cependant pas exactement avec celui de l'œil ouvert ; car si l'on rend la liberté à l'œil cou-

(1) PoRTERTiEiD, A troatise on the Eye^ Edinbourg, 1759, t. I,|p. 410.

— VOLKMAWN , loc. Cit.^ p. 144.

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vert, il voit une image double; mais les deux images des deux yeux ne tardent pas à se réunir, parce que roscillalioa des axes visuels est promptement corrigée. Cette observation, que j'indiquai à quelqu'un , n'a point réussi de sa part. Je la mentionne de nouveau, parce qu'elle m'a toujours donné le même résultat.

De ces faits il suit que le changement des axes visuels l'un par rapport à l'autre , entraîne un changement de l'accomodation , alors même qu'il n'y a que l'œil fermé qui change de position à 1 égard de l'œil ouvert. Il en est ici absolument comme pour les mouvemens de l'iris ; si l'œil ouvert demeure invariablement dirigé vers un point , et que l'œil fermé se meuve , la grandeur de la pupille subit , même dans l'œil ouvert , le changement exigé par la convergence des axes visuels , ce qui fait que la volonté semble avoir de l'empire sur Tiris. Nous avons considéré ailleurs le mouvement de l'iris coïncidant avec celui des axes visuels comme un mouvement associé , parce qu'il ne se manifeste que pendant l'action des muscles pourvus par le nerf oculo-musculaire commun , qui fournit aussi les nerfs moteurs de l'iris , au moyen de la courte racine du ganglion ophthalmique. L'accomodation peut de même être un mouvement associé avec celui des muscles oculaires de dehors en dedans , qui s'est opéré soit par une connexion organique intime dans l'action nerveuse,soitpar l'eflet de l'habitude. Cependant il est difficile que le mouvement de riris associé à celui des axes visuels reconnaisse pour cause une connexion qui soit le fruit de l'habitude.

La volonté exerce aussi quelque peu d'influence sur l'accomodation , sans que les axes des yeux se déplacent nécessairement , et cette circonstance indique que la connexion dont il s'agissait tout à l'heure est secondaire , qu'elle n'agit paa comme cause constante. Plateau a observé sur lui-même qu'on peut, à l'aide d'un effort de sa volonté, rendre la vue des objets confuse par changement de l'état de réfraction , sans même

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modifier la situation des yeux. J'avais déjà remarqué qu'il nous arrive quelquefois de ne parvenir que très-imparfaitement , malgré tous nos efforts , à rendre la vue confuse sans production d'images doubles ; mais je me souvenais fort bien que , même alors , les images doubles existent , que seulement elles se couvrent en partie. Des expériences que j'ai faites depuis me déterminent à adopter pleinement l'opinion de Plateau, c'est-à-dire à penser que, quelque liaison qui existe entre l'état de réfraction de l'œil et le changement de l'inclinaison des axes visuels , cependant , à force d'exercice , on réussit , sans rien changer à la direction des axes visuels sur un objet , à rendre la vision de ce dernier confuse par changement volontaire de l'état de réfraction , en remplaçant celui-ci par un autre qui soit en rapport avec une autre distance. Dans cette confusion apportée à la vision , l'iris change aussi , comme l'a fait voir Plateau , car la pupille grandit avec l'état de réfraction pour la vision distincte de loin , et diminue avec celui pour la vision distincte de près. Ce serait un exemple de mouvement presque purement volontaire de l'iris, en tant qu'ici le mouvement n'est du moins pas lié au mouvement volontaire des muscles oculaires en dedans et en haut.

Mais ici encore, comme dans tous les phénomènes qui ont été décrits précédemment , le mouvement de l'iris et le changement de l'état de réfraction se montrent unis l'un à l'autre par les liens les plus intimes , et cependant nous ne sommes point autorisés à attribuer au mouvement de l'iris une influence , même indirecte , sur l'accomodation. On a déjà présumé que le mouvement de l'iris peut agir aussi sur le corps ciliaire, et par suite sur la situation du cristaUin , parce que le corps ciliaire adhère avec force au pourtour extérieur de la face postérieure de la membrane. Cependant cette hypothèse peut être réfutée d'une manière formelle. Car les changemensde l'iris sont déterminés aussi par la lumière. Mais nous voyons un objet distinctement, qu'il soit fortement éclairé et

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par conséquent la pupille rélrécie , ou que l'œil soit dans Tombre et la pupille large (1). Donc, ce qu'il y a de plus vraisemblable encore , c'est que raccomodalion dépend d'un organe qui se meut facilement avec l'iris , mais qui peut néanmoins en être indépendant jusqu'à un certain point. En raisonnant par voie d'exclusion , on est porté à croire que cette faculté appartient au corps ciliaire , et lui permet d'influer sur la situation du cristallin , mais nous manquons de preuves établissant que ce corps possède la contractilité.

D'après les observations de Young et de Volkmann , la faculté qu'a l'œil de s'accommoder aux distances est diminuée par l'exlraclion du cristallin dans l'opération de la cataracte.

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