COMÉDIE
MM. Mainvielle, forts premiers rôles. — Dubreuil, premiers rôles jeunes. — Gaston, jeune premier. — Vernin, id. et second.— N...., père noble.— Romainville, premier co-
yGooQle
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mique. — Charles , financier , grime. — Charles fils , deuxième comique. — Raymond , troisièmes r61es et père ooble. — Malpart, rôles de convenances grande utilité. — Anatole , grandes utilités. — Lescure, utilités et annonces. M mes Prosper Bousigues , premiers rôles forts. — Bury- Pastelot , jeunes premiers rôles et jeune première. — Yer- Din, deuxièmes et premières amoureuses. — Boieldieu, ingénuités, deuxième amoureuse. — Thénard, caractères.
— Anthaume , soubrettes. — Estelle Coéffé, rôles de convenances.
OPÉBA.
MM. Raguenot , fort premier ténor. — Audran , jeune premier ténor léger. — Lovendal , deuxième ténor et premier. — Henri- Jules, troisième ténor. — Baptiste, baryton.
— Boucher, première basse. — Fleury, id. comique. — Anatole, deuxième et troisième basse. — Samson, deuxième idem. — Charles fils , Laruette, ténors comiques. — Dhérou, ténor comique.
Bfmes Pouilley, première chanteuse en tous genres. — Ozy, deuxième première chanteuse. — Renouf, forte première chanteuse, Falcon, Stoitz. — Emilie, première Dugazon , Jenny Colon , etc. — Vernin , deuxième et première id. — Prosper Bousigues, mères Dugazon. — Thénard, duègnes. — Warot, deuxième id. — Laviolette, troisièmes amoureuses en tous genres. — Estelle Coeffé , coryphée, rôles de convenances. — Rousset, id., chef d^attaque. — Emilie Salliége , coryphée.
Chœurs : 16 hommes, 16 dames.
école de chant : 30 personnes.
BALLBT.
MM. Léon père, maître des ballets. — Salesses, chef de
l*éci>le de daose. — Daumont , premier çUaseur noble. — Page, id. demi-caractère.— Charvet, troisième et deuxième idem. — Jansolin , danseur comique. — Blanchard jeune, mime.
Mme» Guy-Stépban , première danseuse. — Page , id. demi-caractère. — Laborderies , troisième id. — BeUon, mime.
16 figurants , 16 figurantes.
Élèves de Técole de daose.
M. Schaffner, chef d^orchestre en chef. — 45 musiciens.
Tableau de la première troupe du deuxième arrondissement théâtral de MM. H, Grésard et Alexandre Panot, directeurs privilégiés,
AOMINISXaATIOIC.
MM. H. Grésard, Alexandre Panot , administrateurs. -- Félix Dubray, maître de musique. — Constant Guyot, premier régisseur. — Darfrane, deuxième régisseur. — Madame Montlucq , souffleuse et bibliothécaire.
COMÉDIE , DRAHE , TAUDBTILLE ET OPÉRA ACCBSSOIRBS.
MM. H. Gérard, premiers rôles en tous genres. — Perrault , premiers rôles et des jeunes premiers rôles dans la comédie, le drame et le vaudeville. — Constant-Guyot , fort jeune premier et des jeunes premiers rôles dans la comédie, le drame et le vaudeville, ainsi que des rôles annexés dans Topera. — Alexandre, seconds amoureux dans la comédie , le drame et le vaudeville , et des rôles dans
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Topera. — Alphonse , seconds amoureux , seconds et troisièmes comiques dans la comédie , le drame, le vaudeville et Topera pour les r6les y annexés. — Vienne , pères nobles, financiers dans la comédie, le drame, le vaudeville et r61es annexés dans Topera. — Sainval, premiers comiques jeunes dans la comédie , le drame, le vaudeville, ainsi que des rôles annexés dans Topera. — Train, premiers comiques marqués et grimes dans la comédie, le drame, le vau- . deville et rôles annexés dans Topera. — Darfranc , troisièmes rôles et grandes utilités.
Mme* Constant-Jolgny, premiers rôles et jeunes premiers rôles dans la comédie , le drame et le vaudeville. — Monneuse, fortes jeunes premières et fortes ingénuités dans la comédie, le drame , le vaudeville et Topera accessoire. — Ducouret , jeunes premiers rôles et des fortes jeunes premières dans la comédie , le drame et le vaudeville , ainsi que des rôles annexés dans Topera. — Aline , les secondes amoureuses et les ingénuités dans la comédie, le drame , le vaudeville et Topera pour les rôles y annexés. —Eugénie, soubrettes et travesties dans la comédie , le drame et le vaudeville, et des rôles dans Topera. — Perrault, secondes et troisièmes amoureuses dans la comédie , le drame , le vaudeville et Topera accessoire. — Bayeo , duègnes et caractères dans la comédie, le drame, le vaudeville et Topera accessoire. — Vienne, grandes utilités.
MM. Grésard, titulaire, depuis cinq ans, du premier privilège du deuxième arrondissement dramatique, et Alexandre Panot . ex-associé de M. Paulin, second privilégié, envieux de satisfaire un public éclairé et d'autant plus exigeant quMI est voisin de la capitale , ont mis tous leurs soins à bien former le cadre de leur troupe. Le but de leur exploitation théâtrale étant de mériter tous les suffrages , il«
n*0Dt reculé devant aucuns sacrifices pour Patteindre. Ils pensent y être parvenus en réengageant des artistes connus du public, et qui, déjà bien accueillis par lui, feront tous leurs efforts pour ne pas déchoir dans son estime , que les nouveaux pensionnaires de MM. Grésard et Panot tâcheront de mériter.
Un autre usage qui se transmet encore en province, et qui est pour le public l'occasion d'apprécier , de récompenser et de punir , c'est celui des réceptions dans les débuts d'une troupe au commencement de l'année théâtrale, et celui des adieux avant l'époque de la séparation : l'on peut juger, à ce sujet, du bon goût et de l'esprit des provinces : voici différents extraits des journaux spéciaux.
Havre, 1er mai. La représentation d^hier, qui clôturait Tannée théâtrale, offrait une combinaison bizarre. A proprement parler, celle-ci n^était composée que de pièces et de morceaux de toutes sortes d^ouvrages, c*était une véritable macédoine dramatique; mais ici une intention qu^on ne saurait blâmer avait motivé cette singularité : par ce moyen nos artistes, en général, demeuraient présents à la mémoire du public ; de sorte que chacun d^eux pouvait recevoir sa part des témoignages de satisfaction ou de mécontentement quMl est d*usage d*exprimer en pareil cas. Les Impressions de voyages , qui paraissaient en première ligne, permirent à M. Parts, notre plaisant Trial, de reconnaître Taffection dont on est pénétré pour lui. Dieu vous bénisse, qui venait ensuite, mit en évidence M. Chatelei , jeune artisle rempli de mérite, auquel on témoigna,
par de chauds applaudissements, le vif regret que sou départ cause à tout le monde. Notre excellente deuxième basse-taille, M. Breton, qui tient aussi remploi des finaneiers et pères nobles , en se montrant dans cette bluette revêtu du costume du président de Surgeon, obtint une part légitime de la satisfaction générale. Mme* St-Ange et G. Gilbert ne furent pas oubliées non plus. Mais ractrice qui jusque-là fut accueillie avec une ardeur qui tenait de Tenthousiasme , c'est madame Marneffe , notre excellente prima donna , que des acclamations , des bravos répétés entourèrent lorsqu'elle parut dans le rôle de Madeleine , du Postillon de Longjumeau. M. Altairac,qid raccompagnait, se trouva aussi admis à partager cette brillante ovation , qui reprit une force nouvelle quand M. Herman-Léon , jeune basse chantante , et M. Marchand, notre joyeux Laruette, arrivèrent chacun à son tour.
Après le premier acte du Postillon y le genre sérieux, qui nécessairement devait avoir sa place comme les autres, fut représenté par le deuxième acte des Enfants d'Edouard. Au lever de la toile, M. Portier, chargé du personnage de Glocester , se trouvait en scène. A peine Peut-OQ aperçu, que des exclamations, des applaudissements réitéré» qui retentirent de toutes parts , vinrent prouver à ce comédien habile combien son talent est apprécié de tous. C'a été bien autre chose encore quand madame Fortier arriva environnée de son cortège de reine. Sa présence renouvela les applaudissements , les cris, les bravos de rassemblée entière, et devint le signal d'une pluie de couronnes et de bouquets qui tombèrent à ses pieds. Pareille ovation fut décernée à madame Marneffe quand elle reparut dans le rôle de Mathilde, de Guillaume Tell. D^à une réception éclatante avait marqué sa venue
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dans ropén de M. Adam , mais celle quVn lui résenrait pour cet iDsUnt ne peut à coup sûr lui être comparée. Notre charmant ténor, qui chantait le r61e d* Arnold, ne fut pas négligé, et, comme tous les artistes préférés du public, il fut applaudi et choyé à outrance. Epfin , cette fin d^an> née , qui rappelait assez la faveur a?ec laquelle notre troupe avait été reçue à son début , se termina par le troisième acte des Saltimbanques , dans lequel MM. Marchand , Paris , Assenac et Tagaçante madame Janin , acquirent la certitude du plaisir qu'on aura à les revoir. Puis, non contente d^avoir exprimé par tous les moyens usités les sentiments qu*elle éprouvait pour ses acteurs, la multitude voulut jouir encore de la présence de ceux qu'elle aime , et après le spectacle elle rappela à grands cris mesdames Marnetfe, Fortier, Janin, Dorsan, C. Gilbert, Saint- Ange; MM. Fortier, Nourrit , Hermann , Chatelet , Marchand , Paris , Allairac , Baptiste , Breton et Assenac , et jusqu'à M. Robin , chef d'orchestre, à qui Ton devait bien aussi cette juste récompense de ses pénibles travaux.
Qu'il y ait justice dans les ovations, soit : le public est le juge et le maître; mais il maoque à sa dignité quand il conserve des souvenirs fâcheux pour exercer une vengeanôe désespérante pour Tartiste qui en est la victime.
En résumé, disons-le, le théâtre actuel ne remplit pas, de nos jours, la fonction qu'il remplirait si les ouvrages, empreints de sentiments sympathiques avec les véritables besoins des spectateurs, les enseignaient dans le but d'arriver à des perfectioanements moraux ; et cette fonction, il l'exerçait dans
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1^ dernier siècle, alors que l*art dramatique, plus sérieusement traité, réunissait, au moins par Tesprit, les provinces à la métropole.
Ce qui surtout nous semble produire un fâcheux résultat sur Tesprit des spectateurs de province, c*est l'importance qu'en général les auteurs donnent à la richesse dans leurs ouvrages, de quelque genre qu'ils soient; on joue avec les millions comme avec les choses les plus simples et les plus ordinaires de la vie : toutes les difficultés s'aplanissent par l'argent; on s'incline devant l'homme riche, on l'honore; il peut tout ce qu'il veut; enfin tout crime est justifié pour arriver à la possession de l'or. Cette idée de posséder la richesse, en occupant l'esprit des citoyens, même dans leurs plaisirs, inspirée qu'elle est d'ailleurs par l'organisation politique pour les droits d'élire et de juger, détruit chaque jour davantage les nobles traditions de la réciprocité de bons offices, de secours, la douce pitié, le dévouement que le christianisme entretenait depuis tant de siècles dans les familles, pour les siens et pourries proches. L'esprit de calcul a remplacé cette hospitalité qui jadis amenait un habitant des grandes villes au foyer de l'habitant des campagnes; l'égoïsme a rétréci la table du riche, et surtout celle de quiconque sent la nécessité de le devenir. Le théâtre agit dans ce sens, et conduit plus qu'on ne le croit au crime ou au suicide, c'est-à-dire aux moyens de s'enrichir, et au désespoir de ne pou-
voir pas y anÎTer. Les roiUions coûtent peu à M. Scribe, c'est vrai, et il lui coûte peu aussi de rire et de chanter sur la tombe de ces pauvres fous qui répugnent moins à se tuer qu'à l'imiter.