III. J
LES GORBXDORS.
Après avoir retenti des réclamations inévitables qui ont lieu au sujet des places , les corridors deviennent , pendant les entr'actes , les véritables promenoirs du public, quand on peut y passer deux de front. Mais c'est surtout au Théâtre-Italien que leur aspect offre l'idée, sinon l'iinage, d'un rout de gens à la mode. Les pieds y foulent des tapis; de grands noms y retentissent; on y dit des lieux communs avec l'aplomb de la sottise ou la légèreté du dandysme. Cependant parfois quelque mot heureux, quelque opinion
juste et nettement formulée , trahissent des supériorités sociales.
Dans les autres théâtres , même à l'Opéra , la promenade des corridors est une flânerie de désœuvrés ; on regarde les femmes dans leurs loges : c'est la grande occupation des jeunes gens.
Les corridors ont toujours une bouquetière qui , en toute saison , fournit l'occasion d'être galant : un bouquet peut être offert , sans que ce truchement effarouche une mère, un mari, et même la belle qui l'accepte.
VEB SPECTATEURS AVANT, PENDANT ET APBÉS
LA RiaPHÉSENTATION AUX DIFFÉRENTS