‹ Physiologie [electronic resource] (volume 2)Chapitre 72 sur 204 · II. DE LA VIRULENCE DE LA TUBERCULOSE INJECTÉE · texte numérisé non relu

II. DE LA VIRULENCE DE LA TUBERCULOSE INJECTÉE

Il eût été très désirable que les bacilles tuberculeux (en bouillon liquide) injectés (tuberculose humaine) eussent possédé toujours une virulence égale; mais il ne nous a pas été possible d'obtenir cette identité. Même, dans quelques cas, bien malgré nous, les cultures ont été très atténuées.

Pourtant cette atténuation de la tuberculose a eu un avantage, encore que nous ne l'ayons pas cherché : c'est que l'étude a pu être faite des effets de l'alimentation dans les cas de tuberculose à modérée intensité. Il est tout aussi intéressant, en effet, d'étudier les tuberculoses atténuées que les tuberculoses très virulentes; et, quoique moins éclatante, l'influence de l'alimentation sur la marche de la maladie n'en est pas moins considérable.

Il est inutile de rappeler ici que la tuberculose du chien est tout à fait différente, par son évolution, de la tuberculose chez l'homme. C'est de la granulie pulmonaire, sans formation d'abcès et de cavernes. Toujours le poumon est pris; et, dans 80 p. 100 des cas, le poumon est seul atteint. Dans d'autres cas, relativement fréquents, 20 p. 100 environ, il y a de la tuberculose hépatique; le rein, le cerveau, les os, les articulations ne sont qu'assez rarement atteints.

Page 1