II. DE LA VIRULENCE DE LA TUBERCULOSE INJECTÉE
Il eût été très désirable que les bacilles tuberculeux (en bouillon liquide) injectés (tuberculose humaine) eussent possédé toujours une virulence égale; mais il ne nous a pas été possible d'obtenir cette identité. Même, dans quelques cas, bien malgré nous, les cultures ont été très atténuées.
Pourtant cette atténuation de la tuberculose a eu un avantage, encore que nous ne l'ayons pas cherché : c'est que l'étude a pu être faite des effets de l'alimentation dans les cas de tuberculose à modérée intensité. Il est tout aussi intéressant, en effet, d'étudier les tuberculoses atténuées que les tuberculoses très virulentes; et, quoique moins éclatante, l'influence de l'alimentation sur la marche de la maladie n'en est pas moins considérable.
Il est inutile de rappeler ici que la tuberculose du chien est tout à fait différente, par son évolution, de la tuberculose chez l'homme. C'est de la granulie pulmonaire, sans formation d'abcès et de cavernes. Toujours le poumon est pris; et, dans 80 p. 100 des cas, le poumon est seul atteint. Dans d'autres cas, relativement fréquents, 20 p. 100 environ, il y a de la tuberculose hépatique; le rein, le cerveau, les os, les articulations ne sont qu'assez rarement atteints.