‹ Physiologie [electronic resource]Chapitre 13 sur 202 · I II 111 IV V VI · texte numérisé non relu

I II 111 IV V VI

Pour la deuxième secousse. ... i,2 \,o 18 11 3 1,2

Pour la troisième secousse. ... 1,3 1,8 24 » 9 1,3

Pour la quatrième secousse . ... » » » » 11 1,4

Pour la cinquième secousse . ... » » » » 13 »

Sur la figure 29 on voit que les deux premières excitations n'ont eu aucune influence apparente sur le muscle. La troisième excitation commence seulement à être indiquée sur la courbe myographique par une légère oscillation; la quatrième est un peu plus marquée; enfin la cinquième, la sixième, la septième sont de plus en plus élevées. Il en est de même dans un très grand nombre de cas : les premières excitations ne produisant pas d'effet appréciable, alors que les excitations consécutives font contracter le muscle.

Ainsi l'accroissement d'excitabilité du muscle se confond absolument avec les effets de l'addition latente; en fait, cette addition latente ne peut s'expliquer d'une manière plausible que par un accroissement d'excitabilité. Le muscle excité par un courant faible, que ce courant provoque ou non une secousse, devient plus excitable. Si la première secousse est faible, les secousses consécutives sont plus fortes. Si la première secousse était nulle, le mouvement qui ne s'était pas produit tout d'abord sous l'influence des premières excitations, se produit ensuite, grâce à l'accroissement d'excitabilité

que lui ont donné les premières excitations, restées en apparence impuissantes.

Il reste donc démontré que l'excitation modérée d'un muscle augmente toujours l'excitabilité de ce muscle, que cette excitation produise ou non un mouvement.

S'il n'y a pas de mouvement produit par les excitations antérieures, ou peut dire qu'il s'agit là d'un phénomène d'addition latente (fig. 29). Si, au contraire, il y a eu dès le début de l'excitation apparition d'une série de secousses, ces secousses sont de plus en plus élevées, traduisant par leur forme l'accroissement d'excitabilité du muscle (fig.

En réalité, il n'est pas nécessaire, pour que cette augmentation d'excitabilité ait lieu , que la seconde secousse vienne enjamber pour ainsi dire sur la première, surprenant le muscle alors qu'il n'est pas encore relâché.

En effet, deux cas peuvent se présenter (et on les trouvera figurés dans les tracés n°' 9 et 10) : ou bien les excitations qui se succèdent sont assez rapides pour que le muscle n'ait pas le temps de revenir à l'état primitif (lig. 29), ou bien les excitations sont assez espacées pour que le muscle, après chaque secousse, revienne entièrement à son point de départ

Fig.

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