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TROISIÈME PARTIE

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NFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE SUR L'ACTION ANTISEPTIQUE DU BIGHLORURE DE MERCURE

En 1885, M. Ch. Richet présenta à la Société de biologie -Tie note dans laquelle il disait que 5 centigrammes de bichlorure de mercure dans 1 000 grammes d'urine empêchent

la putréfaction, si l'on place cette urine à l'étuve à 43°, mais ne produisent aucun effet toxique à IS'' \

Cette note provoqua une communication de M. Akloing '\ qui, quinze jours après, vint rappeler à la Société de biologie, qu'en collaboration avec M. Chauveau, il avait observé un fait analogue sur les microbes pathogènes. Une solution d'acide phénique à 3 p. 100 laisse subsister le virus de la septicémie ^<2n^mzez/5e après vingt-quatre heures à la température de 15° à 18°, tandis qu'elle la détruit en l'espace de six à huit heures à la température de 36° '\

Dans la thèse de M. Truchot*, faite sous l'inspiration de M. Arloing, on peut lire que la chaleur s'est montrée un adjuvant efficace de l'action antiseptique de l'acide borique et de l'acide phénique.

(( Les résultats furent si nets, ajoute M. Arloing dans sa note de 1885 à la Société de biologie, que l'on entreprit des expériences pour déterminer jusqu'à quel point l'élévation de la température permettait d'abaisser le titre des solutions antiseptiques de sublimé, afin d'utiliser celles-ci sans redouter les fâcheux effets de Phydrargyrisme. Malheureusement ces expériences n'ont pu être continuées, mais elles se poursuivent actuellement dans mon laboratoire. »

Nous avons repris les expériences de M. Ch. Richet et étudié l'action du bichlorurede mercure sur les microbes de la putréfaction de l'urine, à 20° et à 46°, et, sauf une légère différence dans les doses, nous avons obtenu des résultats iden- .tiques.

1. Ch. Richet. « De l'action toxique suivant la température. » Bull, de la Société de biologie^ 18 avril 1885, p. 239.

2. Arloing, Bull, de la Société de biologie, 2 mai 1883, p. 275.

3. Ces recherches sont consignées dans la thèse de Courboulès, Lyon, 1883, et Bulletin de l'Académie de médecine, 1883. — Chauveau et Arloing. Septicémie gangreneuse, p. 613.

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