LAPIN NORMAL
de 2k,650sr.
(CCCLXIV.)
degrés.
Je citerai encore une expérience, établissant que les deux boules donnent les mêmes résultats quand on se place dans les mêmes conditions physiologiques :
HEURE
TEMPÉRATURE
LAPIN DE 2k, 8205»-.
(ccxc.)
LAPIN DE 2k,720ï'-.
(CCXCI.)
degrés.
Il va sans dire que la régularité de ces expériences ne s'obtient que si on laisse le calorimètre se refroidir et si on ne lui donne aucune chaleur extérieure. Pour cela, quand une expérience a été faite, il faut attendre une heure et demie ou deux heures après que l'animal a été sorti de la boule, avant de refaire une autre expérience. La boule, qui a mis une heure à s'échauffer, met plus d'une heure à se refroidir.
Enfin, il faut rester à une certaine distance de l'appareil; car la chaleur de l'observateur voisin est suffisante pour modifier les résultats.
Il faut avoir soin aussi que l'animal ne soit pas mouillé, car, si son poil est mouillé, il échauffe naturellement beau-
coup plus la boule de cuivre, et les résultats ne sont pas comparables à ceux d'un animal sec.
Quant aux poussières et à l'oxydation du récepteur calo- j rimétrique, il ne me paraît pas que cela ait une grande influence sur la radiation, et, d'ailleurs, rien n'est plus facile à éviter.
Relativement au poids de l'animal, la mensuration en est indispensable avant chaque expérience, et, quoiqu'en apparence rien ne soit plus précis, en réalité la mensuration exacte est toujours difficile. Le poids d'un lapin, par exemple, est essentiellement changeant; c'est un animal qui n'urine que rarement, quand on le sort de sa cage ou sous l'influence d'une émotion; il émet alors 100 à 450 grammes d'urine, ce qui diminue son poids de 4/15^ ou de 4/20^ Ainsi, un lapin qui vient de manger et qui n'a pas uriné pèse 300 grammes de plus, au moins, qu'un lapin de même poids réel, mais qui n'a pas mangé et qui vient d'uriner. Il faut donc faire les pesées sur des lapins qui se trouvent dans les mêmes conditions physiologiques.
Tous ces détails ne sont pas inutiles; ils éviteront à ceux qui voudraient répéter mes expériences les erreurs, les tâtonnements et les difficultés que j'ai d'abord rencontrées.
Etudions la marche de l'expérience, autrement dit la courbe d'écoulement de l'eau par le calorimètre.
Yoici une expérience détaillée qui indiquera qu'au début la chute d'eau est très rapide, et que, peu à peu, la quantité d'eau va en diminuant; de sorte que, dans son ensemble, la forme de l'écoulement est parabolique.
L'expérience XXVI a été faite sur deux cobayes pesant ensemble 4''^,557, par une température de + 40°, 5.
Les chifl'res sont rapportés à un kilogramme du poids de l'animal, et la correction de la température a été faite.
On va comprendre pourquoi la forme de cette courbe est une parabole.
CALORIMÉTRIE
La chaleur émise par le lapin se communique au récepteur, lequel rayonne continuellement dans l'atmosphère ambiant; mais le rayonnement de la boule est proportionnel à l'excès de sa température sur la température ambiante, d'après