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CCLXVIII

•CGLXX

CCLXCVIIl

1» Ce n'est pas seulement l'eau qui se refroidit, mais aussi le verre qui

172 CHARLES RICHEÏ.

La moyenne de ces sept expériences est de 80'''\5 ; mais il faut en éliminer l'expérience CGLXVII, faite probablement avec un récepteur incomplètement refroidi. Il nous reste donc six expériences qui sont assez concordantes, et oii la perte en calories a été, pour un centimètre cube d'eau, de 77, 79, 81, 82, 87 et 91 ; ce qui nous donne une moyenne de 83 calories.

Nous pouvons donc admettre que, dans notre appareil à boule, l'écoulement de 1 centimètre cube d'eau répond à 83 calories.

Voici alors comment s'applique le calcul à l'animal vivant : Je suppose qu'un lapin de 3 kilogrammes nous donne un écoulement d'eau de 129 centimètres cubes; cela fait, pour un kilogramme de lapin, un écoulement d'eau de 43 centimètres cubes par heure. Ces 43 centimètres cubes répondent évidemment à 43 X 83, soit 3 569 calories.

Ces 3 569 calories représentent la radiation de l'animal, c'est-à-dire la quantité de chaleur qu'il cède au milieu ambiant par kilogramme et par heure. Or, sa température étant stationnaire, la quantité de chaleur qu'il perd est précisément égale à celle qu'il produit. Par conséquent, sa radiation calorique est égale à sa production calorique. C'est ainsi que notre appareil calorimétrique peut servir à mesurer non seulement la radiation, mais encore la production de chaleur.

Yoici des expériences faites avec le grand œuf de cuivre, expériences qui sont aussi assez concordantes.

Mais deux cas se présentent : un cas, dans lequel un coussin est mis dans l'œuf, coussin qui sert de couchette aux petits enfants soumis à l'observation; un autre cas, dans lequel il n'y a pas de coussin. On comprend que ce sont là deux conditions différentes au point de vue de la radiation calorique ; car le coussin absorbe de la chaleur, et le rayonnement est diminué.

l'enveloppe. Il faut donc tenir compte du poids du vase multiplié par la chaleur spécifique du verre.

CALORIMÉTRIE. 173

Yoicî la mesure de l'équivalence calorimétrique de l'œuf, faite avec coussin :

NUMÉROS des

EXPÉRIENCES

TEMPÉRATURE

NOMBRE de

CALORIES

VALEUR d'un centimètre cube en

CALORIES

degrés.

de 41,7 à 37,6

CGC VI bis

Mais, comme l'avant-dernière expérience s'écarte notablement des autres (pour une raison quelconque), nous l'éliminons, et nous avons une moyenne d'un centimètre cube pour représenter 57 calories.

En faisant la mesure calorimétrique de l'œuf sans coussin, nous trouvons des chitfres un peu différents, plus faibles, comme on pouvait le prévoir; car l'interposition d'un coussin tend à diminuer le rayonnement.

NUMÉROS des

EXPÉRIENCES

TEMPÉRATURE

NOMBRE de

VALEUR d'un centimètre cube en

CALORIES

degrés.

de 41,9 à 37,3

CCLXVI ôis. . . .

Ces trois expériences nous donnent une moyenne très exacte de 47''''\8, soit, en chiffre rond, 48, que nous adopterons comme constante calorimétrique de l'œuf sans coussin.

En résumé, nous avons ces trois constantes calorimétriques

CHARLES RICHEÏ.

qui vont nous servir pour évaluer en calories la quantité d'eau tombée du siphon.

centimètres , .

cubes. calories.

Pour la boule 1 = 83

Pour l'œuf avec coussin 1 = 57

Pour l'œuf sans coussin. 1 = 48

A posteriori, nous démontrerons l'exactitude de notre appareil, si nous trouvons les mêmes chiffres en calories pour les mêmes individus placés dans l'un et l'autre récepteur.

Influence de la taille.

C'est principalement sur les lapins qu'ont porté mes expériences. Elles sont nombreuses, et, sans que je puisse les donner dans le détail, je vais cependant les présenter en un tableau d'ensemble, de manière à dégager l'influence de deux facteurs essentiels : d'abord le poids de l'animal, puis la température extérieure.

Établissons d'abord l'influence du poids (ou de la taille).

On démontre, en physique, que le refroidissement (ou la radiation) d'un corps quelconque est proportionnel à la surface, toutes conditions égales d'ailleurs de pouvoir émissif et de température extérieure ou intérieure.

Or, pour des volumes différents qui vont en croissant, la surface ne croît pas aussi vite que le volume. Si l'on suppose les animaux de taille différente comme des sphères de volume difterent, les volumes respectifs sont entre eux comme les cubes des rayons; tandis que les surfaces respectives sont entre elles comme les carrés des rayons.

Ces considérations s'appliquent aux animaux vivants, et, quoique leur forme soit tout à fait irrégulière, comparée à

GALORIMÉTRIE. 175

celle d une sphère parfaite, on peut approximativement leur appliquer ces faits géométriques.

Nous pouvons supposer aussi, ce qui est très proche de la vérité, que leur densité est homogène, et que leur poids et leur volume sont absolument corrélatifs. Par conséquent, un animal de petit volume (c'est-à-dire de poids petit) aura relativement une bien plus grande surface qu'un animal de poids considérable; et alors, si l'on rapporte la chaleur produite au poids, on devra trouver que l'unité de poids dégage beaucoup plus de chaleur chez les petits anim^aux que chez les gros : parce que, chez les petits animaux, la surface est comparativement beaucoup plus grande, et, par conséquent, la radiation calorique plus intense.

Ces faits, quelque évidents qu'ils soient, avaient besoin d'être expérimentalement démontrés. Nous avons pu le faire, non seulement avec des animaux de tailles et d'espèces différentes, mais encore avec des animaux de même espèce et de tailles différentes.

Yoici d'abord des expériences sur de jeunes lapins :

DATES

NUMÉRO de

l'expërienco.

TEMPÉIIATIRE.

POIDS TOTAL des lapins

mis

dans la boule.

POIDS MOYES d'vin

CENTIJIÈTUES

cubes par kilogr.

et

par heure.

calories

par kilogr.

et

par heure.

:re port

ÉE

degrés.

kilog.

grammes.

cent, cubes.

calories.

5 janv. 1885.

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