Hermann'^ Handbuch, t. IV, p
CALORIMÉTRTE. 219
le même auteur, a monté de 4°, 6, après lésion des couches optiques.
Les seules expériences faites sur le cerveau proprement dit (hémisphères cérébraux) sont de MM. Tscheschischin, EuLENBURG et Landois ^ et de M. Schreiber.
D'après M. Tscheschischin, il y a dans le cerveau des centres modérateurs, et Tablation du cerveau élève la température; car on supprime ainsi les actions modératrices qui, siégeant dans l'écorce du cerveau, agissent sur la moelle cervicale, de manière à ralentir les combustions chimiques calorigènes. Ainsi, d'après ce savant, dont l'opinion est adoptée par M. WooD, et, avec quelque réserve, par M. Rosenthal, la moelle est l'appareil producteur de la chaleur, et le cerveau est l'appareil modérateur de la moelle. Mais aucune hypothèse n'est donnée comme plausible, quant à la manière dont la moelle produit de la chaleur. Est-ce une constriction des vaso-moteurs ou une production exagérée d'action chimique? Ni M. TscHESCHiscmN, ni les auteurs qui viennent après lui ne donnent aucune preuve à l'appui de l'une ou Tautre opinion.
D'après M. Schreiber, sur des animaux protégés contre le refroidissement et placés dans un milieu chaud, la température s'élève après les excitations cérébrales traumatiques. Dans un cas, il a vu sur un lapin, après un traumatisme du cerveau, par une température extérieure de 29%4, la température monter de 38%7 à 41°, 2. L'auteur semble croire que ces élévations de température ne peuvent avoir lieu que quand l'animal est entouré de ouate ou de flanelle et que la température extérieure est élevée.
Quant aux expériences de MM. Eulenburg et Landois, elles portent sur les hémisphères cérébraux; mais ces auteurs ont cherché seulement à étudier les phénomènes vaso-moteurs et les températures périphériques consécutives. D'après eux, dans le membre du côté opposé à l'opération, la circu-