I. — Troubles des réflexes cutanés et musculaires
Toutes les maladies dont je veux faire cas présentent des troubles bien caractérisés de l'attention spontanée, de l'alten-
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tion-sentiment et de rattention volontaire. Dans la folie paralytique, surtout au début de la maladie, la sensibilité à la douleur et les réflexes cutanés sont considérablement diminués, tandis qu'au contraire, les réflexes tendineux sont accrus notablement. La deuxième période de cette maladie correspond à une altération plus grande de l'attention ; l'on note alors l'augmentation de Thypoalgésie et l'exagération des réflexes tendineux et idio-musculaires (Ballet). Enfin, à la dernière étape de la même maladie, l'on observe une anesthésie presque générale et totale : les réflexes tendineux, cutanés et muqueux, la sensibilité à la douleur n'existent que peu ou pas ; les idio-musculaires persistent seuls, mais sont beaucoup exagérés.
Dans la folie épileptique, Ton observe que les réflexes cutanés, muqueux et de la sensibilité à la douleur sont très faibles : seuls, les musculaires et les tendineux sont très marqués. Après un accès épileptiforme, la sensibilité à la douleur, les réflexes cutanés et muqueux sont diminués, tandis que les tendineux et les musculaires sont exagérés.
Dans la folie alcoolique, l'on constate, le plus souvent, une hypersensibilité des réflexes musculaires et tendineux, tandis que les réflexes cutanés et muqueux ne se produisent que faiblement; il est aussi des cas où ces derniers ne se produisent même pas.
Chez les neurasthéniques, les hypocondriaques, les délirants, l'on observe d'ordinaire une hypersensibilité des réflexes. Chez les mélancoliques simples, l'activité réflexe est généralement normale. Au contraire, chez les mélancoliques anxieux, les réflexes cutanés et muqueux sont très faibles, tandis que les tendineux, quand ils ne sont pas trop exagérés, sont, au moins, rapides.
Dans la confusion mentale, les démences catatoniques, nous notons une exagération bien nette des réflexes tendineux. Dans les démences secondaires, comme l'imbécillité et l'idiotie, l'on observe couramment une diminution des réflexes cutanés et muqueux, tandis que les réflexes tendineux sont tantôt normaux, tantôt exagérés.
Ainsi que nous venons de le voir, l'activité réflexe, en général, se trouve partout modifiée dans la dissolution de l'attention. Dans l'espèce, cette diminution ou cette exagéra-
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tien des réflexes de la sensibilité, que l'on note constamment dans les maladies mentales, atteint profondément le fonctionnement de l'attention tactile. Nous verrons, dans le chapitre suivant, que les temps de réactions tactiles sont considérablement ralentis dans tous les cas morbides de la vie de l'esprit (i).