CONCLUSIONS DES EXPÉRIENCES
1. Les doubles mouvements de la main, affectant avec la fonction cardiaque les mêmes rapports que le pouls d'une ^eule artère, doivent être considères comme l'expression directe des variations totalisées du volume des petits vaisseaux.
2. L'expansion vasculaire de la main retarde sur la systole cardiaque de la même quantité que le pouls radial. Ce retard augmente ou diminue suivant que l'évacuation du cœur gauche est lente ou rapide.
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3. Chaque variation, du volume de. la main présente. un dicrotisme simple pu double , identique à celui du pouls artériel, et , reconnaissant la même, cause (onde liquide deretour).
4. Le volume des organes explorés diminue sous Tinfluence de cames mécaniques variées (compressions artérielles, aspiration du sang vers d'autres organes), « ventouse Junod. »
5. Ce volume augmente au contraire quand on provoque, mécaniquement Taccumulation du sang dans Torgône : la compression veineuse réalise cette condition au maximum ; il arrive même un moment où le sang artériel ne peut plus pénétrer dans la main quand on supprime les voies de retour ; la pression dans la main fait alors équilibre à la pression dans les artères. — D'autres causes mécaniques déterminent aussi Faugmentation du volume de la main, par exemple la compression d'artères importantes (les fémorales), l'élévation du bras opposé, etc.
6. Des influences nerveuses, directes ou réflexes, modifient le volume des organes en modifiant le calibre de leurs vaisseaux.
Le refroidissement de l'eau dans laquelle la main est immergée détermine un resserrement vasculaire et une diminution de volume.
L'application passagère du froid sur la peau du bras détermine une diminution de volume dans la main correspondante, par le resserrement des petits vaisseaux dû à un acte réflexe des nerfs sensibles sur les nerfs vàsculaires,
La réalité de ce réflexe se démontre par l'exploration du volume d'une main quand on impressionne la main opposée par le simple contact d'un corps froid :
L'expérience démontre en effet qu'il ne s'agit point, dans ce phénomène, d'un refroidissement du sang, ni d'une modification apportée au jeu du cœur ; le temps qui s'écoule entre l'instant de l'impression et l'apparition du resserrement des muscles vasculaires (temps perdu des muscles lisses) augmente avec la fatigue de ces muscles.
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7. Les moîÊvemenis respiratoires modifient la valeur du volume des organes dans le même sens que la pression artérielle : Dans les respirations ordinaires, larges et faciles, le volume de la main augmente pendant l'expiration, diminue pendant Tinspiration. Mais les rapports des courbes de variations du volume avec les courbes respiratoires peuvent varier suivant le type delà respiration (thoracique, abdominale, etc.).
8. L'effort, par la compression intra-thoracique et intraabdominale, chasse du sang artériel vers la périphérie, et facilite Tévacuation du cœur.
par.E.-J. MAREY.