‹ Physiologie expérimentale: Travaux du laboratoire de M. Marey (volume 2)Chapitre 20 sur 68 · HARET · texte numérisé non relu

HARET

véhicule. Mais ce n'est pas encoi'e une solution très-facile en pratique. Les secousses de la voiture imprimeraienl à ces appareils délicats des mouvements de trépidation qui altéreraient beaucoup la courbe tracée.

Pour que le style chemine avec plus de sûreté, il faut le faire conduire par une sorte d'écrou que traverse une vis tournante. Le mouvement est imprimé à cette vis par une poulie qu'elle traverse et que commande un rouage à échappement comme ceux dont il a été question tout à l'heure,

L Courbes des variations de fréquence des actes intermittents.

Dans les expériences précédentes, on vient de Voir comment une série d'actes successifs, inscrivant la courbe de leur fréquence, expriment ainsi la vitesse du transport d'un véhicule,. Dans certains cas, le physiologiste aurait grand intérêt à connaître les variations de certains actes, tels que la fréquence des battements du cœur, ou celle des mouvements respiratoires. Grâce aux appareils dont on vient de voir la description, il est facile d'obtenir une courbe des fréquences de ces actes, c'est-à-dire l'expression la plus nette qu'on; puisse désirer. Tout se réduit à trouver un dispositif qui produise l'échappement d'une dent du' rouage, soit à chaque battement du cœur ou d'une artère, soit à chaque mouvement respiratoire. Dans ces côurbeâ, la grande fréquence des actes étudiés se traduit par un déplacement rapide du' style, par une ascension plus brusque de la courbe ; la rareté de ces actes produit un mouvement plus lent, une ascension plus faible du tracé.

Nous n'insisterons pas plus longuement sur ce genre d'ex-

* périènces qui seront l'objet de travaux particuliers. Du reste, on trouvera daiis^l^ chapitre VIII des courbes analogues obte-

' nues également pour des mesures de vitesses.

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