I.AB. UAREV. i
qu'un manomètM!. élesti<iue: ; ' 11: teaseigRe sur les variations que siibit te p.re^ion du sang dans les artèi^;:Mais n'y a-f-il pas moyen de graduer les indications du ' sphygraogràphe ? Ne peut-on pas savoir quel est le degré réel de la pression du sang dans les artéresd'un homme?' Cette préoGcupatio tourmenté beaucoup c qui ont adopté l'usage [die et qui. reconnaiss i des. tracés du pouls,,surJes impressions tactiles, ont cru que l'instrument pou- ,»àit donner plus ! aicôre; ils ;liji ont deinàndé aussi la valeur absolue de la
■ pression du sang, d'après le degré de Contre-pression- que le' ressort-doit dé-
, vetopper pour donner le tracé du pouls avec le maximum d'nmplitude, PIu-
. sieurs médecins pralicieiis:fipent;construire des vis graduées deslinées; à exprimer le degré' de; tension^ qu'elles donnent au ressort, et,, d'après ces dfegrés, croyaient . raesupér la; pression du sang. Ces tentatives ne -peuvent donner aucun résultat. En effet, J' effort
", que le sang exerce contre le ressort de
■- rinslrumenl ne tient pas , seulemeiit à IMntensité de Iq, pression' à' laquelle le sang est soumis à rintériejir du vaisseau, il tient, encore à l'étendue de la paroi vaseulaire sur laquelle agit cette pression sanguine,' c'est-a-dire à
■ la^grosseurdu vaisseau exploré.
I Sur un même sujet, la pression sera
: sçnàiblement la même dans toutes les
artères, mais elle; produira- un- plus
grand effort sur les plus gr<ffi vaisseaux
LA HI^HODK omLPHIQUE.
et nécessitera une pression plus grande du sphygmof^raphe pour déprimer la paroi artérielle et manifester le phénomène du pouls. C'est ainsi qn^ tes deux radiâtes d*un même sujet, explorées toutes deux a» même instant, peuvent ne pas nécessiter la même pression du ressort du sphygmographe : les deux radiales peuvent en effet avoir- un calibre différent. Estrce à dire que la pression n'est pas égale dans toutes deux ? Et si un anévrysme résisté à une contre-pression de plusieurs kilogrammes, tandis que 100 gramiaes suffisent à aplatir Tartère radiale du sujet porteur de la tumeur, estce à dire que la pression du sang est plus grande dans la poche que dans le vaisseau ?
La mesure de la pression dans les artères de l'homme est cependant détorminable ; on peut l'exprimer avec sa valeur manométrique. réelle en exerçant, tout autour d'un membre, une contre-pression que l'on mesure manométriquemént et qu'on élève graduellement jusqu'au moment où le sang- artériel cesse de pénétrer dans le membre. On verra dans le mémoire n"* VIII comment ces mesures ont été obtenues et combien leur valeur se rapproche de celle qu'on observe sur les grands mammifères.
La pression du sang dans les ventricules du cœur se> traduit extérieurement, avons-nous vu, par une pulsation analojfae à celle des artères. L'étude de ce phénomène a été traitée Tan dernier avec les détails qu'elle comporte ; je me bornerai à )(nontrer fig. lOè, 106, 109 et 110 quelques types de ce gètire de pulsations, à signaler lés perfectionnements. que j'ai récemment introduits dans les appareils et l'extension que j'ai donnée à la méthode d'inscription de la pulsation cardiaque.
Puhalion du cœur chez tes petits animaus.
Pour inscrire la pulsation du cœur de la grenouille, on emploiera avec succèsjune sorte de pince à cuilleron (fig. 107) dont le mode d* emploi a été décrit dans le mémoire n** II ; on a vu, dans ce travail, comment varie la forme de la pulsation du cœur. suivant la force avec laquelle on comprime la masse ventriçulaire entre les mpj?ê de la pince.
Sur l'homme, après différents tâtonnements. Je me., suis
LA MÉTHODK BRJLPHIQUE. Sl3
srrété A un type d'appaceil explorateur qui fournit" des tracé»
Fig. lOT. — Phicc nifographlqnc pour le cŒur de la grenonlllp.
excellents toutes les fois que la pulsation cardiaque existe (1>.
, (1) Il Ds faut pas oublier que la puIsMion extérieure n'sai pas un.sigDO constant de la ayslolo des' ventriculee et' que chei certains sujets, même dépourvus d'embonpoint, il est impossible de percevoir cette, putsation £a tou- :dier ; l'appareil explorateur ne saurait aoa pliM en rÉvéler l'existence (a). ,
(«) Voir, giour ce pi fit relatiTt l'ipplicalion de l'insirumoil el 1 TiilDde de la puliatioocardiaque, Trar. Ja /<6., !'• anaéc, p. ID à 41.
St4 Muwy.
Enfin, "chez les i>etit3 mammifères, lapin, cobaye, etc., an inscrit fort bien la pulsation du cœur avec l'appareil représenté figure 108. Ce sont deux tambours dont la membrane est soulevée par des ressorts-boudins. Ces deux tambours, articulés au moyen d'une charnière, s'ouvrent tous deux danr un tuyau en Y dont la branche terminale aboutit à un tambour à levier.. On recueille ainsi, dans un même tracé, la somme des pulsations explorées par les deux tambours. En effet, chez les petits mammifères dont il vient d'être parlé, le cœur occupe une situation à peu prés médiane, dans l'angle dièdre situé derrière le sternum. On place l'explorateur de façon que- la charnière s'applique sur la ligne médiane, le thorax de l'animal occupant l'espace représenté par une ellipse ponctuée, flg. 108; on a soin que le cœur soit saisi entre les deux tambours çj^plorateurs comme entre les mors d'une pince. Un lien de caoutchouc jeté autour du corps de l'animal , et fixé par un bout à chacun des tambours, au moyen d'un crochet, assure la bonne adaptation de l'appareil. La figure 109 monte un exemple de ces tracés.
Fij. ID9. — C. PulMaitqi
Avec cet explorateur, j'ai pu écrire pendant des heures entières les pulsalions. du cœur- d'un lapin, ce qui permet d'assister à toutes les transformations que la pulsation cardiaque subit sous différentes influences (1).
Enfin, grâce à l'existence de deux explorateurs situés l'un en face du cœur droit, l'autre en face du cœur gauche, on peut recueillir isolément la pulsation de chaque moitié du cœur. Il suffît pour cela de comprimer ]a branche du tube en V qui correspond au côté du cœur dont on ne veut pas
Fr>D<;ais-FraQck, iporlanl le n' VI et reUtir aux
LÀ HBTHODB anAPHIQUE. Si&
recueillir la pulsation. Malgré la solidarité des deux cœurs, on constate à l'état normal une différence assez sensible entre la pulsation des deux ventricules. Il- est probable que, dans certains troubles de la circulation pulmonaire, on verrait la différence de ces deux pulsations s'accuser davantage.
La flgure 109 montre le tracé du cœur d'un lapin recueilli sur un axe lent. La ligure 110 le montre inscrit sur un axe rapide. On choisit l'une ou l'autre vitesse de rotation du cylindre suivant qu'on veut obtenir la pulsation très-détaillée, ou qu'on veut, pendant longtemps, en suivre les modifications.
Ces différents explora teure de la pulsation cardiaque se rapprochent beaucoup de l'appareil déjà, décrit dans, ce recueil sous lé nom de sphygmograpliè à transmission (I). Ce dernier apparoir, lorsqu'il inscrit les tracés du pouls,- bn même lempâ qu'un explorateur ducopul", recueille' les l^ulsatious 'cardiaques, permet' dé feire" .d'utiles" ràpprbcheniehls entre ics caractères ^de ces deux sortes de phénomènes si intimement liés l'un à l'autre.
On a vu, par certains exemples, quelle richesse de détails présente, en certains cas, la courbe des pulsations du cœur et des artères ; on retrouve ces mesures délicates dans les tracés myographiques et dans bien d'autres cas. Le.moment me semble venu d'indiquer les différents procédés au moyen ■ desquels on peut, sans les altérer, reproduire ces figures par la typographie.
(1) Voyei Travaux du labor.. I" année, p. 343.