‹ Physiologie expérimentale: Travaux du laboratoire de M. Marey (volume 2)Chapitre 33 sur 68 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Effets des excitations des nerfs sensibles sur les mouvements

du cœar et de la respiration.

J'étudierai, dans cette première partie, les phénomènes cardiaques et respiratoires qui suivent l'excitation des nerfs sensibles, réservant pour la seconde partie Texposé des recherches sur les phénomènes vasculaires provoqués par les mêmes excitations. L'analyse de faits aussi complexes gagnera, je crois,, à cette division; du reste, je résumerai à la fin de ce travail l'ensemble des variations cardiaques, vasculaires et respiratoires, en les rapprochant les unes des autres.

Le résultat constant d'une grande quantité d'expériences faites au laboratoire du professeur Marey, depuis le mois de février jusqu'au mois d'août 1876, peut être simplement résumé, en ce qui concerne les fonctions cardiaque et respiratoire, dans les propositions suivantes :

« 1° L'impression vive, quelque brève qu'elle soit, produite sur un nerf sensible (filets terminaux, tronc, racines), détermine toujours, comme effet initial, un ralentissement ou un arrêt diastolique du cœur.

«La condition nécessaire de cette perturbation est la conservation de l'appareil modérateur du cœur : centres bulbaires, trancs et ganglions cardiaques terminaux des pneumogastriques.

« Quand on supprime l'une de ces parties, le phénomène cardiaque cesse de se produire.

ââ8 FHANgOIS-FKANGK.

» 2*" En même temps que le ralentissement ou Farrét du cœur, et dune façon tout indépendante, on voit se produire la suspension de la respiration. »

Telles sont les conclusions essentielles qui résultent de Tanalyse d'un grand nombre de laits.

Ce sont ces faits sur le détail desquels je dois insister maintenant.

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