‹ Physiologie expérimentale: Travaux du laboratoire de M. Marey (volume 2)Chapitre 36 sur 68 · III. ExrltiitlMia ûmm mewfm rmMMenn · texte numérisé non relu

III. ExrltiitlMia ûmm mewfm rmMMenn

A , Nerfi auriculaires^^

[ I/préiJle reçoit ses nerfs sensibles dn trijumeau et des fterfs eeryicauK.

J'ai cherché à exciter, par le pincement des diverses régions du pavillon de Toreille, telle ou telle branche spécialement; mais, malgré le soin que Ton peut prendre de localiser rimpression dans la. zone innervée par un rameau déterminé, on doit toujours se souvenir que les différents nerfs sensibles fortnent des réseaux périphériques dans lesquels ils sont associés, comme le prouvent les suppléances nerveuses qui s'établissent après la résection de Fun des troncs sensitifs; dés lors, il m'a paru difficile d'irriter à coup sûr des' filets .nerveux d'une provenance déterminée, en soumettant le pq-

-Ymôn-deToreiHe. à. un- pincement énergique, et j'ai cru plus

simple d'exciter isolément chacun des nerfs de cejtte région.

* Comme il était facile de lé' prévoir, en irritant' le Ir'ôrlc'de

\ tel ou tel nerf, j'ai obtenu des etïets cardiaques, moin^ intenses qu'en excitant les terminaisons cutanées du même' nerf. Nous avons vu, en effet, que le nerf sensible est plus excitable à sa périphérie que dans sa continuité.

Cependant, tout atténués qu'ils soient, les effets sont trèsnets, et la ligure suivante montre que le cœur subit lin ralenlissement encore très-notable quand on pince, le nerf grand auriéulàire du plexus cervical (Hg. 419). '

" .L'excitation dô la racine postérieure de la deuxième paWe

' .*(!) J'ôm«ia à dessein, dans cette partie de mon travail, les etîei^: cçFdfaqu^s . -frOdilfi&pArréxcitation -du met nerveux queMM> I^udwig.et Cyon^akii^nonuoé « nerf dépresseur. » Je compte étudier spécialement ce sujet dans un prochain mémoire.

Je dirai seulement ()ue j'ai répété un grand nombre de fois l'excitation du bout central do ce nerf et dans les conditions les plud variées : il m'a toujours para évident que sou excitation provoquait Je ralentissement du omur comme toutes hs excitations des nerfs sensibles^ sans qu'il fut besoin d'invoquer l'interprétation de MM. Ludwig et Cyon et de subordonner le ralentissement du cœur à rabaissement de la pression artérielle. •

EFFETS DBS EXCITATIONS, FtC. 24"!

eei'vicale, accessible sans un traumatisme coneidéraUle, m's (ioané chez le chien un résultat tout à fait comparable : ralentissement ou- arrêt du cœur (suivant l'intensité de i-excitalion), et arrêt momentané de la respiralioft.

J'ai renouvelé csii expériences sur tes troncs ou tiraitches des autres nerfs sensibles rachidiens qui peuvem être atteints sans vivisection grave, sur les racinea postérieures des nerfs lombaires, etc. Je me contente de présentel* ici deux tracés, l'un (fijî. 120), montrant l'effet d'une excitation légère

ri^: lio. KiloïKisMnqnt tn cmax el Iit" srrét rcspintolr.! [irodiiils i>ar l'iliouL'braiciil ilu sniMIfae snpeilcifl. (Le ntrf fi élè qa'eaieNrè pojr liriier [et maureqelM tvnèravt loi eiMHiil Iroubté la Iraci'.) (Hélio^nvurï.

du petit sciatique, l'autre celui d'une double excitation induite du tronc même du grand nerf sciatique (fig. 12t). ' ■ '

Fij. 111. Ruiunlisscmcnl iln taiat et sm't de la respiration «onsémlifti l'eicililioB itt eaaini du grand sr.iitliiue p>r deni Ftibies seenustes d'indàctio*. (ItafMres ségléi, ^aèts 9ir la li^ne da signal tleetriqne,] (Hi'lio|r><'are.) . i ,

Les effets cardiaques dus à l'excitation . donloureuse des racines postérieures- des nerfs rachidièns,'ont été étudiés par

i4b FRANÇOIS -rnANCK.

le professeur CI. Bernard avec une telle aulqrité que le mieux était de rassembler tous ses résultats et de les résumer sous forme de propositions. J'ai fait ce travail en transposant sur des leuilles divisées, dans lesquelles les pressions se comptaient sur les ordonnées et le temps sur une abscisse commune, toutes les courbes correspondant aux chiffi-es des nombreuses expériences du professeur Bernard, Ces courbes ont été ensuite rapprochées les unes des autres, superposées (en tenant compte seulement du sens des phénomènes) et .réduites enfin à un schéma que je reproduis figure 122.; les idées que

Fig. iM— SCIiJBi) représeniinr les n CMiMIkuTii des rsciBcs postérieure: rachidicnnes (Chien}. Pr. Pr«s»ion urotidienne. T, lemp! divisi; par secondes. N. Noroul. ~- A, pinceniiiil d'one racine poelériuiiie, mil du eœir. P. SOiecoBilcs après !• p Intimai en! . — R. retour i l'illit normal.

représente cette courbe schématique sont appuyées de quelques citations (1) et de l'approbation du professeur Bernard auquel j'ai soumis ce iiassage.

. U) 'ci. Bepim-d (Svs/. iierv. T. 1, p. 291) . Au moment mEme où IW iiluçait ta racine posléricure, ît y avait immobilité de la colonne mereurielle et eesatlion des palsalions ; on aiirail dit que lo cœur ÔUU am-té.co qui amenait toujours un obatSEeiucnt brusquo do la colonne mei'curielle, auquel succÉiloit «nsuile une Élévation. '

p. Ï95.-.. Vous \ cinCE anltricures ( // sagil i

• • On voit {fig. 122) rabaissement de la ligne des pressions s'opérer sans oscillations ce qui indique V arrêt du cœur.

C-est là le fait essentiel pour nous en ce moment; les auti^es phénomènes seront repris quand nous étudierons la pression artérielle au même point de vue spécial où nous sommes placés maintenant pour les. variations de la fonction cardiaque.

l IV. Exrltatlovfl des nerfs sensibles viseérAUx,

Nous n'avons étudié jusqu'ici que les troubles cardiaques et respiratoires provoqués par l'excitation des nerfs sensibles appartenant au système cérébro-spinaL

Mais quand on parcourt les recueils d'observations où sont notéesdes morts par syncope sous l'intluenced' excitatjoiisayanl leur point de départ dans les nerfs viscéraux^ on est engagé à

on détermine des mouvements d*an'ôt4»on^en!lané8,,suîvis d'oscillations eii tout scmblal]!les à celles que nous avons décrit es précédemment» (cjiîen).

' * * p. 270. Après avoir rappelé ses recherches avec Magendie, le pro-

.fesseur.BMraard signale les effets. produits. par rçxcitation de ]a racine antérieure, H r8d[Q««p'ostérioure correspondante étant intacte : oc on pinça la racine antérléufe et constamment on observa un brusqué flrrér des pulsations, arrêt qui durait' très -peu de temps. ',.... .1

.« On coupa alors la riacine antérieure sans rien produire du côté dû cœur. Mais le pincement de son bout périphérique déterminait un arrCt brusque du cœur suivi d'accélération de ses battements, (chien).

« Dans des expériences faites sur d'autres chiens, cet arrêt du cardiomètro survenait sous r influence de sensations assez peu vives pour ne pas faire crier ranimai. »

p. 273. a Quand on touchait très -légèrement la racine postérîewev..., il y avait un arrêt brusque do la colonne mcrcurielle à 70 millimètres et pres< que aussitôt un abaissement de 5 à 10 millimètres. » (chien).

p. 286. «c Toutes les fois qu'on produisait. une douleur en pinçant soit un nerf sensible, soit la peau de l'oreille, il y avait un abaissement subit do la colonne mercurielle tombant de 100 millimètres à 75, comme si cette douleur suspendait momentanément l'action du cœur. » (lapin). . . .. Je tcn.iis seulement à justifier le schéma que j'ai présenté comme correspondant aux résultats expérimentaux du professeur Bernard ; on trouvera dans ses œuvres [Syst. nerv.et sahst. toxiques) beaucoup d'autres exemples. dont la lecture atlcotivo entraînera cette conviction : que les exceptions tiennent à des conditicms parti culières et non aux variations d'un phénomène qui doit se retrouver consbaiuRicnt quand on se place dans des conditions idcnliquci». vérité si souvent et si justeiftcnt invoquée par M. Bernard.

demander . aux expériences la raison de ces morts subites ou rapides chez l'homme.

Les expériences sur les animaux à sang chnud n'ont point fourni, jusqu'à présent, de renseignements bien nets sur cette question (1).

(1) Les notes suivantes pourraient être interprétées comme des résultats positirs et considérées comme démontrant que certaines lésions viscérales peuvent déterminer la mort rapide, chez les animaux à sang chaud, par un mécanisme. analogue à celui que l'oo suppose exister chez l'homme.

Le professeur Bernard dit : {Syst.' nerv. H, p. 520) : « Les gànglibns solaires sont sensibles aux fortes contusions et au tiraillement ; Texcitation des nerfs qui en partent détermine des mouvements dans les membres; V ablation de ces ganglions produit une péritonite particulière avec dilatation énorme des v.aJS' seaux capillaires.

Cette reniarque, le fait d'une accumulation considérable de sang dans les vaisseaux de la cavité abdominale, pourrait expliquer la mort. J'ai observjé (des syncopes successives chez une femme à. laquelle je pratiquais une ponciion pour une ascile : chaque fois qu'une certaine quantité de liquide s'écoulait par la canule de fort calibre, le cœur faiblissait, la syncope plus ou moin.s -coroplèlfr se produisait. Je citerai, au même point de vue^une opération^ d'ova^ riotomic à laquelle j'assistais comme aide : l'opérée mourut de syncope dès qu'on .eut. soulevé Ténorme kyste qui entravait- la circulation abdominale. Le t^rme àc choc dont s'tst servi le D*" L. Lande dans l'observation qu'il a. publiée {Gazette méd, de Bordeaux, septembre 1873), répondait à l'interprétation présentée ici. , ., ' ■ ' ' ' ." ' .

Beaucoup d'autres fuils de ce genre sont faciles à réunir, particulièrement à propos des accouchements brusques : Nœgolé et Grenser disent à ée sujet \Acc0uchen2entSf p. 59G) que les lipothymies et syncopes après, l'accouche* iiicnt, surtout quand il est terminé trop brusquement, ont pour cause la dépJélion subite de la matrice; le. sang faisant irruption dans .les vaisseaux des cavités abdominale et pelvienne dégagées do toute pression, est soustrait en trop grande quapXitéau cerveau et au cœur. »

Tous les physiologistes savent, du reste, que l'accumulation du sang dans les vaisseaux abdominaux produite par la section des splanchniques (Ludwig, Asp), par la ligature delà veine porte (Oré), peut-être aussi fiâr l'excitation du nerf déprossour (Ludwig et Cyon), met les animaux dans les mémos conditions qu'une hémorrhagie abondante; ils ont en effet une v^'iiable Ii/éjnorrhagie dans les vaisseaux abdominaux.

Je crois que la mort, dans ces conditions toutes mécoj^iaues, est facile à reproduire chez les animaux; ils meurent alors comme ijà mourraient d'une araignée artérielle.

Mais, c'est Tarrêt prolongé du cœur observé à la suite de oertaines irritations des nerfs viscéraux chez l'homme que les expériences me semblent difficilement capables de reproduire d'emblée chez les animjiux à sang chaud; le choc épigastriqun, la douleur si bien nommée « syncopàle » des contusions du testicule, l'introduction d'une certaine quantité de boissons glacées dans l'estomac, etc., toutes ces causes auxquelles les médecins rattachent avec raj;?on un grand nombre de syncopes et quelques morts subites,' spnl. d'un

EfFEiTS DES EXCITATIONS, ETC. 451

Au contraire, les animaux à sang froid, comme la grenouille (R. eseulenlff)^ semblent se prêter tout spécialement à la reproduction de phénomènes très-analogues à ceux qu'on observe . chez rhomme à la suite des contusions épigastriques«

On connaît les expériences successives de Bernstein (1), GoUz (2), de Tarchanoff (3), sur l'excitation des nerfs mésentèriques, de l'intestin normal, de l'intestin enflammé de la grenouille : ces différents physiologistes ont vu l'arrêt plus ou moins prolongé du cœur se produire sous l'influence desexcitetîons étefctriqnes cm mécaniques^de l'appareil nerveux mésentérique de la grenouille (4).

Les expériences de Tarchanoff sont particulièrement intéressantes en ce qu'elles démontrent que l'exaltation de la sensibilité des nerfs mésentériques, provoquée par l'exposition à Fair et l'inflammation de l'intestin, a pour effet de déterminer un arrêt beaucoup plus long du cœur.

J'ai répété, avec de Tarchanoff, ces expériences sur la grenouille, en inscrivant les mouvements du cœur avec la pince cardiaque qu'emploie le professeur Marey (5), Les percussions de l'intestin enflammé ont été opérées avec un petit marteau pendant qu'un levier enregistreur inscrivait à côté du tracé des mouvements du cœur, la durée des coups, leur nombre, etc. (6)* -,

aiilre ordre que les grandes dérivaUons San^^uines invoquées au détiuldô t^tte uolo comme point de dépari de certains drrêts du ccBur. ' ■ ■

Ce sont ces causes, erflcaces chez l'homme, que nous retrouvons inefficaces chez les animaux à sang chaud, dont les nerfs viscéraux ont leurs propriétés physiologiques, c'est-à-dire ne font point partie d'un tissu enflammé.

(1) Bernstein (Centralblalt, 1863, p. 817 et Arch, /. Anat. h. Phys., 1864, p. 614.

. (2) Goitz {.Vircbow's Arcbiv. XXVI, t. Il et XXIX, p. 394. ...

(3) De Tarchanoff {Archives de Physiologie. — Paris 1875, p. 498.

(4) L'arrut du cœur observé chez la grenouille par Goltz (cité par Wundl. Physiol. p. 248. — Trad. Bouchard), par le prof. Vulpian (Soc. Diol. 1863), d la suite de commotions de la colonne vertébrale, n'a pas de rapports directs avec les arrêts produits par Texcitaiion des nerfs périphériques : on admet qu'il s'agit dans cescas.de commotions des centres nerveux médullaires (?)

(5) Four la description de cette pince myographique du cœur de. grenouille, V. Marey. Mém. II, du présent volume. -^ François-Franck. Art. Myôgraphie du Dict. Encyclop, des Se. méd.

(6) Ce petit appareil est formé de deux tambours à air recevant tous les deux les oscillations d'un grand diapason de 10 vibrations doubles par sççondjç,

«VOIS-VIIANCK.

La figure 193 contient deux tracés comparatifs : le supérieur (n"l) montre un grand arrêt du cœur (qui a duré 40 secondes) à ta suite d'une série de percussions de l'intestin entlammé (ces percussions sont comptées par les vibrationsS. (lOvibralions par seconde). Le tracé inférieur (n" 2) représente un arrêt du cœur de la même grenouille produit par l'excitation induite du bout périphérique du nerf pneumogastrique droit, (ligne du signal S).

' "Flg. 113. — Parrte sapéritm I. \rrèt du eant (liine C) prodaH pirvnc »ét\c de percnssians [S] dé l'inl«sim (nBammé de 11 grcnaville.

Partie iaférienre i. Arm du eœnr (C} par l'exciuiion du bout inférieur ds pneuaogislriiiae droii (lienc S).

Ces deux tracés ont été recueillis successivement, à tjuelques minutes d'intervalle. On peut s'assurer que le temps qui sépare le début de l'excitation du moment de l'arrêt est plus considérable pourl'efret de l'irritation mécanique de l'intestin que pour l'excitation induite du nerf pneumogastrique. Ce détail sera rappelé à propos du trajet suivi par les impressions périphériques pour retentir sur le wjeur.

L'un de ces tambours est placé horizoïilalcnient nu-desaus do I>bdonien de la grenouille, et, au lieu de levier, porte un p;tll marlesu qui peKtile l'intestin a un moment donné. L'oulre tambour inscrit en mEme temps les momeplg prëcis pu commence et Onit l'excitation, le nombre des percussions. Comme la plume do co dernier e^t disposte sur la m^me ligne que la plume du myographe du coeur, OD voit Tacilement les rapports de l'excitation avec te phénomène provoqué, i-t on peut compter le temps qui s'écoule avant que l'arrct no so produise. Co temps varie, du reste, suivant la sensibilité de l'intestin enllammé, suivant qtie la grenouille a élA plus ou moins rati(;uéc, etc. — . L'inl6rCt consiste surtout à comparer dans un mùmc ujoinent l'intervalle qui sépare Vu'rrût du ctctir de l'irrilation intestinale et l'intervalle qui s'écouloentrorexcilBliun directe du pncumognslriqno et son effet cardiaque.

KPFETS DES EKCITATIOHS, ETC. =53

Me fondant sur celte considération, que l'arrêt du cœur s'obtient beaucoup plus sûrement et est beaucoup plus considérable quand, on irrite l'intestin enflammé de la grenouille que quand on excite l'intestin fraîchement exposé à l'air, je repris les expériences qui ne m'avaient donné qu'un résultat négatif gur le lapin ; aïi lieu d'exciter le péritoine ou l'estomac récemment mis à nu, j'irritai ces parties après avoir attendu 24 heures' à partir du moment de l'ouverture de l'abdomen.

Le péritoine était à ce moment le siège d'une violente- inflammation, et, en écartant les lèvres de la plaie abdoininate, j'ai ■ pincé la petite portioii d'esloraac qiii se présentait; Là figure 124 montre le ralentissement du cœur que produisit, oé pincement fait au point P. . ■

La perciission de la paroi abdominale, produite pour imiter le choc épîgastrique chez l'homme, a été suivie de mouvements généraux tellement violents que les pulsations du cœur ne purent être recueilHes, mais toutes les irritations mécaniques directes de l'intestin enflammé ont produit des toOBbles cardiaques au moins aussi notables quecehii qui est indiqué figure -124 (1).

(1) L«â injdcLioDS d'eau glacée dans l'estainac Inut Traichenient ouvert ou dans le pérituine enflemmé n'ont point donné lieu à des Iroublea cardiaques appréciables.

On sait que l'ingeslion d'eau Irès-froide a élé quelquefois suivie chez l'homme de syncopes plus ou moins prolongées, dans certains cas mSme de mort subile. Je n'ai pu observer de phénomènes ansl(>guef>, peut-être parce que les animaux en expérience ne présentaient pas les condilions de suractivité cîrculaloire toujours notées chez las personnes qui ont éprouvé des accidents.

( Voy. les théories du mode d'action des Ingestions froides:

— Dreschfelds (Rccb. du Laboratoire de Wanbourg, 1867.)

— R. Ganz (PnUgar's Archiv. 1871, p. 8-13).

— -Mayer et Pibram. {CeolralblaU, 1873. p. 200).

— Oswald Nauminn PRûgei'a Arch. 1871-1872).

254 • • rftAKOOlS-PRANCK.

' Ces phénomènes produits du côté du cœur par lirnlation des régions enflammées semblent bien dus à Texàgération morbide de la sensîbililéquel'on sait être peu dé\^loppé(B dans lès nerfs viscéraux à Tétat normal (1).

(i) Les expériencod de Ploufens sur la sensibilité des tèodôns enflauiiaés, les recherches du pro/esseur Bernard sur l'exagôrblion de la sensibilité des parties congestionnées par la section du sympathique (V. Pathol exp. p. 386» et passiw)j autorisent à expliquer pourqud l'irritation de cêrlaines régions n'est pas suivie de troublés cardiaques à l'étiat de santé et s'accompagne au contraire d'arrêt ou de ralentissement du cOeur pendant l'inflammation*

Mais il est bon de rappeler que l'écrasement de l'un ou l'autre ganglion scmilûnaire a proVoq^ué l'arrêt du cûem* dans certaines' expériences de brown-Séquard (Arc/i . de méd.^ 1856); que M. Bernard attribue la mott à l'arrêt du coeur, dans des conditions qu'il rappelle ainsi : « En pratiquant diverses expériences sur les ganglions ou nerfs abdominaux, j*ai vu souvent succomber les sujets avant qu'il se fut manifesté aucun phénomène inflammatoire, ni aucune autre lésion anatomique appréciable. » (Cl. Bernard. Path. Exp, p. 180.

« L'injection d'une certaine quantité d'éther dans l'estomac du lapin (qui ne peut pas vomir), a été également suivie de mort subite après distension considérable de l'eslonuic. » (Cl. Bernard. Subsl, toxiques et mêd.y p* 4f6).

De son côté, M. Osvkrald Naumann (Pâûgei^s Areh, 1871-1872, p. t96 à 208) . tf provoqué l'arrêt du cœur par des excitations électriques de te muqueuse * stomacale, chez des mammifères, après section de l'encéphale en avani de la moelle allongée.

Voilà des exemples, et il 'serait facile de les multiplier, qui prouvent que l^s nerfs viscéraux, spécialement ceux-de l'abdomen, peuvent être le. point de dèpâi'V de troublés cardiaques capables d'amener la mort. ^ Chez l'homme, les cas de mort subite après l'ingestion d'eau glacée,- 1« eorp%^ «îftijt'en sijemvoi; bien la syncope produite par uh coup iaf, l'épjgpslrc. peut-être encore, comme l'a pensé le professeur Bernard, (Syst. nerv. T. l, p. ^4), les morts subites observées quelquefois ekbxls^ ««fiMilsàIft WÊiUm-dk»' c'ônvulsiotts dites iniernes, cte., e«s ttlWM P S aBetdssts-se rapprochent nal^ireU lement des , trpubles àmrtcgSMc eim9l9fés chez les animaux à lang froid et à sang chaud.

Je me b«n»e à noter ici le point de départ commun : j'aurai bientôt à en difireuler le mécanisme.

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