I.AU. HARBI
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Recherche de la part qui' revient à Vélimeni doutetir danê les arrêts du tœur survenant à la suite de Vexdtation des nerfs sensibles, cette q^uestion ne peut être tranchée a Taide de moyens qui suppriment à la fois (je le crois ainsi 'du moins) k sensibilité de T animal et ses moyens de réaction.
Si, maintenant, nous nous reportons à une expérience citée plus haut à un autre point de vue, Fablation des hémi-sphères cérébraux, nous pouvons noter que le ralentissement du cœur est conservé (fig. 126) malgré la suppression de ces régions supérieures de Taxe cérébro-spinal dans lesquelles on place lès centres de perception.
Si cette localisation est rigoureuse, nous pouvons considérer ji'arrêt ou le ralentissement du cœur sous l'influence d'une excitation périphérique comme un réflexe bulbaire. Mais ce téflexe, avons-nous dit en rappelant les effets des émotions pénibles et soudaines chezThomme, ce réflexe peut avoir aussi §a source dans les hémisphères cérébraux.
Quand on enlève ceux-ci, j'admettrais volontiers que Ton supprime wnc caisse du réflexe bulbaire, la douleur perçue, sans faire, pour cela, disparaître les autres voies de transmission vers le bulbe.
En résumé, un homme ou un animal, soumis à des excitations périphériques douloureuses peut présenter les troubles cardiaques indiqués, pour deux raisons qm sont réunies et concourent au même résultat chez un sujet intact : d'abord la transmission centripète pure et simple le long du nerf sensible et des conducteurs centraux (substance grise, etc.); ensuite la douleur perçue qui retentit sur les centres d'arrêt du cœur, en ajoutant son influence à la première.
Supprimez l'une de ces deux voies, la perception cérébrale, l'effet se produira encore (chez les animaux sans hémisphères): ce sera un réflexe ordinaire, rien déplus.
Faites subir d'emblée la secousse douloureuse aux hémisphères cérébraux {émotion soudaine)^ sans impressionner les nerfs périphériques^ l'arrêt du cœur se produira aussi.
Mais si l'on suspend, avec le chloroforme^ le chloral, etc.,
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l'activité des appareils modérateurs du cœur, il est certain que Teffet cardiaque ne pourra plus avoir lieu, quelle que soit la source de Timpression, si même cette impression pouvait encore passer à Tétat de perception, ce que la clinique chirurgicale et obstétricale démontre ne pas être.
SECONDE PARTIE
La première partie de ce travail a été consacrée à Tétude des effets que produisent les excitations des nerfs sensibles sur le cœur et sur la respiration. Il n'a été question que d'une manière tout à fait incidente des modifications subies par la pression artérielle sous la même influence : ce sont ces modifications que je me propose de passer en revue dans la seconde partie.
Je ne ferai qu'indiquer les points principaux de ce vaste sujet, dont beaucoup d'importants détails feront l'objet d'un mémoire spécial. Je liens surtout à mettre en relief les conditions des désaccords apparents si souvent mentionnés; on voit tantôt une élévation, tantôt un abaissement de la pression a«*térielle succéder à l'excitation d'un nerf sensible (î). Cette différence me paraît tenir aux variations parallèles subies
(1) M. C. Cyon (C. /?. Acad, des sciences, août 1869) avait pensé que les irrégularités des changements de la pression artérielle qu'on observe chez les animaux dont on excite les nerfs sensibles pouvaient tenir à l'intervention des centres des sensations, ces contres étant considérés comme antagonistes des centres vaso-moteurs bulbaires. Mai$ les expériences de Dittmar (Beric7i/e der KoDÎgî, Sachs, der WJsseDSchafleiit mars 1870), de Heidenhain {Pûûger's Arcbiv, Bd. HT, Bd. IV, Bd. IX), de Owsjannikow (Pffûger*s Archiv, 6 mai 1871, S. 135) démontrent qu'il n'est pas nécessaire que les lobes cérébraux soient conservés pour qu'il se produise une augmentation de la pression sanguine sous l'influence de l'irritation des nerfs sensibles (Galvanisation du sciatique). (Voir le rapp*. de MM. Masius et Vanlaîr. Congrès de Bruxelles, 1875.) J'ai constaté, de mon côté, que l'ablation des lobes cérébraux n'abolissait pas plus le réflexe cardiaque (V. supra ^ V^ partie, chap. III) qu'elle ne supprime le réflexe vaso-constricteur, à la condilion qu'on laisse aux animaux un temps de repos sufflsant après l'opération.
par la fonction cardiaque, variations dont il n*a pas été tenu assez compte, à ma connaissance du moins, dans Finterprétation des différences observées.
Nous aurons donc à examiner successivement les points suivants : ^
1*" Causes qui .péùvfent.fairè , varier la "pression artérielle (action du cœur, de la respiration, des nerfs vasculaîres) ;
â*' Recherche de la part qui revient à chacune de. ces influences dans les changements de pression qui suivent l'excitation des nerfs sensibles ;
S"" Indications sommaires des combinaisons entre T influence vaso-motrice et Tintluence cardiaque.