DE LA PRESSION ARTÉRIELLE
Les désaccords apparents des résultats observés sont liés à une condition essentielle dont on n'a point suffisamment tenu compte. Si l'on a constatée la suite des excitations périphériques tantôt une augmentation, tantôt un abaissement de la pression artérielle, ces variations paraissent subordonnées, non à la participation du cerveau, mais aux variations parallèles de la fonction cardiaque, ceci s'appliquant spécialement au rhythme et au débit du cœur.
Si aucune modification ne se produisait dans la fonction cardiaque, l'excitation réflexe des centres vaso-moteurs pro-
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duirait le resserrement vasculaire généralisé et avec lui une élévation de pression artérielle.
Mais si la même excitation provoque un ralentissement considérable du cœur, le système artériel recevant une quantité de sang très-minime dans un temps donné, la pression s'y abaissera forcément, tandis qu'elle s'élèvera dans les grands réservoirs veineux.
Si, au contraire, le cœur, quoique ralenti, continue à. envoyer une quantité de sang suffisante dans les artères, le resserrement vasculaire réflexe sera efficace à produire l'élévation de la pression artérielle.
Celte condition fondamentale sera étudiée en détail dans un prochairi travail; les données générales de la question sont seules indiquées ici.
On pouvait supposer que l'élévation de la pression artérielle observée dans les cas où le cœur n'est que modérément ralenti tient à un effort prolongé de l'animal, ou à une modification dans la proportion des gaz acide carbonique ou oxygène dissous ou combinés dans le sang; des expériences directes démontrent qu'il n'y a point à tenir compte de l'une ou l'autre de ces influences, dans les conditions où nous nous sommes placés.