‹ Physiologie expérimentale: Travaux du laboratoire de M. Marey (volume 2)Chapitre 46 sur 68 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

À* Variatiang des effets de Vexcitaiion des pneum4>gmtriqu€$^ suivant la phase de la révoliUion cardiaque avec laquelle coïn" dde l'excitation.

J'ai cherché à déterminer l'influence de la période pendant laquelle survenait Texcitation du pneumogastrique sur le moment d'apparition de Tarrét du cœur. Cet arrêt, en effet, ne se produisait pas toujours au bout du même temps, et Tobservation simple du phénomène devait conduire à rechercher d'une façon précise la part qui revenait dans ces variations au moment où était produite l'excitation du nerf d'arrêt.

On détermine tout d'abord l'excitation nécessaire pour arrêter le cœur à coup sur. Cette excitation se compose de plusieurs courants induits dont on réduit le nombre à une limite minima en augmentant leur force. Avec cette valeur qui représente une donnée constante dans la question, on peut facilement saisir, dans une série d'expériences successives, un certain nombre d'instants dans la durée d'une révolution cardiaque de la grenouille, et, en superposant, comme l'a f^it le professeur Marey pour les excitations directes du cœur, les résultats obtenus par les excitations du pneumogastrique, on obtient des tableaux dont la figure 146 représente un spécimen.

L'examen du tableau suivant montre que la phase pendant laquelle le retard est réduit à sa valeur minima correspond à la fin de la diastole et au début de la systole ; j 'appellerai cette période, période diastolo-systolique. A mesure qu'on s'en écarte

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sensiblement pour mesure la durée d'une pulsation.

Fis. UT.— ËicïbiiioMiliiliiiicsila nerf pneumoftilii^na irotl c6«i telafio, IMA i des iii«lanis dirréreuis d« !■ révolulim cantiiqiie. — Varlitiois du tetinl da l'urfi du tcear. — Helard miDliiani ^uand l'eue llalion lomkc pendast la phase diaatolo-srslollqiie.

On sait bien que la mise en jeu de la fonclion d'arrél des nerfs vagues trouve des résistances dans le cœur.

Mais ce que les recherches précédentes nous permettent d'ajouter, c'est que ces résistances à l'action d'arrêt ne sont pas régulièrement réparties entre les différentes phases de la révolution cai-diaque.

L'impulsion nerveuse qui doit provoquer une systole s'accumule dans l'appareil ganglionnaire précisément pendant cette période diastolo-systolique : c'est dans celte phase que les excitations des pneumogastriques doivent rencontrer la plus grande somme de résistances à la manifestation de leurs effets.

^ Periii

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