III. — Mouvements observableis au chane et au rachïs
dans divers cas morbides. ■
Les mouvements dépendant des variations de réplëtion vasculaire des organes contenus dans la cavité céphaio-raclndienne sont observables dans diverses circonstances pathologiques au crâne et à la colonne vertébrale. On les rencontré particulièrement au crâne, dans l'encéphalocéle, le cancer ou la carie syphilitique des os du crâne, les' fractures de la voûte, récentes ou anciennes, enfin, à la stiité de la trépanation pratiquée par la main du chirurgien. On peut les ob- -server également au rachis, dans lespina bifida. . -
A. iVouvemeuls observables au crâne. — ^ Les diverses tumeurs que nous avons énumérées sont lé siége^d^ùii double wou-
(1) Outre les variations du niveau général , on observe aussi, dans les différentes altitudes, des variations (Hamplitade dos oscillations cardiaques : la plus grande turgescence de l'encéphale s'accompagne 'nécessairement' de variations moins amples, et réciproqueme.nt. On a déjà ih^islé dans le mémoire no^I sur ce genre de phéhonlénë; et' là figure i74 en donne Un bon exemple. • . . .-
358 A» 8ALA7H«i
vement qui correspond a. la» fois, d'une part aux battemonfc; du pouls, d'autre part aux mouvements respiratoires, âutx: efforts, aux cris, à la toux, à Téternuement, etc. Ces mouvements sont bien moins accentués, et peuvent méipe ne plu^ être perceptibles, ni à Toeil, ni à la palpation, pendant le repos et le sommeil. . • .
, Les perforations de la calotte crânienne, amenées par le développemeoJt d'affections -cancéreuses ou autres, et surtout celles qui résultent de fractflres, peuvent mettre à nu la duremère ou le cerveauJuiTméme. Dans ces Cas, aussi bien q|i*à la spite de l'opération du trépan?, on peut observer les deux ordres de mouvements (1) dont il a déjà souvent été question, soit directement sur le cerveau mis à nu, soit par l'intermédiaire de la dure-mère.
* "Une perte de substance de la voûte du crâne, ou une trépanation, permettent encore, lorsque le malade est rétabli, d'observer les mouvements cérébraux à travers la peau qui recouvre l'ancienne perforation. Dans un cas de ce genre, l'adulte présente une sorte de fontanelle artificielle, qui le replace, à cet égard, dans les conditions premières de son existence.
Nous avons été assez heureux pour rencontrer un cas rentrant dans cette dernière catégorie. C'est celui d'un homme de trente ans, qui tomba,, à quinze ans, du grand mat sur le pont du navire où il servait en qualité de mousse. Il en* résulta une fracture, avec perte de substance très-étendue de la partie gauche du frontal. .
B... était sujet, quand nous le vîmes, à des accidents épileptiformes, pour lesquels il avait été admis, à. diverses reprises, dans plusieurs hôpitaux de Paris, Entré dans le service du professeur Broca, à l'hôpital des Cliniques, le malade présentait, à cette époque, au niveau de la bosse frontale du côté gauche, une vaste dépression à bords assez irréguliers, ayant à peu près l'étendue d'une pièce de 5 francs en argent.
(1) Roser a observé deux fois l'absence de ces mouvements, dans le cas de dénud|aiion de la dure-mère. Nous avons constaté parfois le même fait, à Ja suite de trépanations pratiquées aup le chien. Nous essayerons, le moment venu, d'interpréter cette apparente anomalie.
CIRCULATION CtoULO-R&CUIDIBNNi:. 9G9
. . La peau' qui' offre, à éel eùdndiU des stries de tissu iiïodu-
' laîre, est cependant molle, et l'excavation, très-proncmcée
quand le malade est deèout, l'est moins lorsqu'ilest couché.
-. Ctfs
"^^ Elle se gonfle dans les efforts, quand' le malade sottffle ou
lorsqu'il tousse, surtout quand il penche la tète enavaut. Nonseulement la dépression peut alors disparaître, mais, à la place; ^i* de l'excavation existant un instant auparavant. Du peut ;Voir
^IffflB la peau arriver au niveau de celle des parties voisines ou;
ilî'li' même bomber assez pour offrir l'apparence d'une pgtjte lu-:
hierif meur. ' : ^ .
ki k Lffi professeur B'roca vouliit bien nfaus autoriser a reeue^i"
(wsiffl rinscriptioii graphique de ces 'changements de nivfeaii:. Nous
aient eûmes recours au nouvel explorateur â' tambcur {l),du pro-
fesseur Marey, dont nous appliquions le bouton sur la région
■àé
cerveau, (hci un individu a^aiit subi imc perle de subslaiice du crûne. C. Tracé frontal ai» repères hoiïioiilal et verllcil. P. Pouls radlil, ayec repères.
R. Respirallon avec repère». (Lifne desivniliiale Iniplraliou; ligne ascêndanle ; eipira
pneumographe appliqué sur la cage thoracique nous donnait la courbe respiratoire. Les tracés furent recueillis (2) sur le
(1) Voir pour sa description, Phyaiol. exp., Travsm du laboraloij'fl du . professeur Marey, 1875, p, 32. . ,
12) Ils fiirenl oWonus le 18 juîti et le 10 juillet 1875, avec l'assistance du D' François-Franck.
960 %. tuxTsé.
malade aseîÈ ou d^Kiut, la tële .élani légèrement' iodinée m
avant.
Dans leg conditions ordinaires, le malade étant tranqluùUe, sa respiration calme et régulière, nous remarquons que ies systoles cardiaques traduisent seules leur inftuencË sur le' tracé Trontal que reproduit la première ligne de la figure 115.
On ne peut ^ découvrir de modifications imprimées pal- la respiration, représentée surla ligne inférieure. Le pouls (tigne' moyenne) nous montre un dicroUsme que nous retrouvons encore dans le tracé cérébral.
La première partie de la figure 176 reproduit les mêmes éf<fets; mais le malade vient-il à faire un efibrt, ainsi que noue l'y engageons, aùssit^ la scène change.
Flj.lTS.— Crapbiqgs an mouTemcnt) i m primes a «x pirli;; moLl«s ^ui de «ubilaiiee crlDienne, pendanl l'erforl.