eprodoetlan snr db Schéma
Nous nous élions demandé s'il ne serait pas possible de représenter d'une manière schématique les mouvements encéphaliques, afin d'obtenir synthétiquement les phénomènes que nous avons analysés précédemment, afin de vérifier également si, dans certaines conditions, ces phénomènes peuveîît se modifier, ou disparaître, comme dans l'organisme .vivant.
La figure suivante représente l'appareil dont nous nous sommés servi.
- Il se compose d'un ballon rempli d'eau, à deux tubulures B,' qui figure la boite crânienne. Au milieu de l'eau, se trouve un balîonde-caoutchoQC-C, reihpli lui-mébie dé liquide; et ■ correspondant à l'encéphale. Il aboutit à un tube de verre
A. SALAI HK.
qui traverse le bouchon de caoutchouc fermant la tubulure inférieure du ballon B. Ce tube se continue par un tube de caoutchouc a qui représente une artère, et qui part lui-même d'une poire en caoutchouc V, jouant le rôle du cœur.
Le bouchon qui clôt inférieurement le ballon B est traversé par un deuxième petit tube de verre qui s*ouvre d'un côté dans le ballon lui-même, et communique extérieurement avec un tuyau élastique R, représentant ce que le professeur Richet a si justement appelé le « tuyau d'échappement rachidien, » lequel se termine par une poche L qu'on pourra assimiler à « l'espèce d'ampoule qui entoure la queue de cheval » (1) ou à un hydrorachis.
Fig. 192. — 4$chcma senrani i reproduire les moufcincnts cérébraux.
La tubulure supérieure correspond à une trépanation. Elle est fermée par un bouchon de caoutchouc que traverse un gros tube T, dont le bord inférieur présente une arête vive, analogue à celle du rebord osseux. Ce tube est lui-même
(1) Cruveilhier, Anat, desc, 4« éd., t. HI, p. 353.
CIRCULATION CRPHALOHRACHIDIENNE. 387
fermé supérieurement , de même que Fappareîl qtié nous fixions au eràne des animaux de nos expériences, pair un. 4)ouchon que traverse un petit tube de verre. Celui-ci présente un robinet et se continue par un tube de caoutchouc t, que Ton peut mettre en communication avec un tambour
enregistreur.
Toutes les pièces de Tappareil étant bien purgées d'air, on s'arrange de telle sorte que le niveau du liquide corresponde ' à la partie moyenne du tube T. Imprimant alors à la main des oscillations rhythmiques à la porre V (1), on voit se procfcak®, en même temps que des mouvements de dilatation et de retrait du ballon G, détermiaés-perrles variations d-afflux, dag., oscillations du niveau du liquide dans le tube T. Ces oscillations, corresppiidant à celles qm sont déterminées par rinfluence cardiaque chez Vanimal en yie^ peuvent être enregistrées au même titre.
Pour imiter ritillu^ence respiratoire, nous avons fait passer le tube a par un ballon , à tdrgis tut^ulures, qui n'a pas été représen^lé, pour ne pas compliquer la figure- La troisième tubulure se continuait par un tube dans lequel nous aspirions et soufflions tour à tour, suivant Iç jeu naturel de notre respiration. , ;
Nous avons donné naissance, de la $f>cl<». à un deuxième oirclre d'oscillations, plus accentuées; dépondaài de Finfluence respiratoire,
La figure 193 représente un des tracés que nous ayons ainsi obtenus. Les deux ordres d'oscillations y sont trèa-nets. La descente des grandes ondulations correspond à l'inspiration de même que dans les tracés de nos expériences ; leur ascension est déterminée par l'expiration» Le mode de production de ces doubles oscillations se comprend, sans qu'il soit encore
(1) Nous avons i^résenté ici le schéma aussi simple <|ue poir^IBle; tonte-' fois, nous ne nous en aomnies pas tenu à la dispoaiUon figurée ici. N^»us avons «n recours encore, soil au- cœur du schéma do la circula tio0, du professeur Marey, soit à une petite pompe aspirante et foulante. D#ns ces deux eas» nous ne pouvions nous borner au tube d*afflux a; il fallait représenter aussi Técou* loment veineux; ce rôle était rempli par un autre tube. Dans, ces coadltions, lappareil, tout en se rapprochant davantage de la réalité» perdait de sa sim- ^l^ité; les effets étaient du reste sensiblement les marnes. *
besoin d'insister à ce sujet, après tout ce que nous avons dit dans le chapitre précédent.
Notre but, en construisant ce schéma, n'était pas seulement d'obtenir la reproduction de ces oscillations, Nous voulions nous assurer égalemeiit de leur disparition, dans les conditions où elles s'éteignent chez les sujets de nos expériences. En nous arrangeant de telle façon que la surface du ballon C fût trés-voisine de l'ouverture inférieure du tube T, ce ballon arrive, après quelques pulsations du cœur, au contact de cet orifice, dans lequel il fait hernie. Dès lors, les oscillations cessent ou sont tellement minimes qu'elles ne donnent aucun tracé, étant produites uniquement par les très-faibles variations de tension de la petite portion de surface du bal- ■ Ion qui forme hernie dans le tube T. Nous sommes ramené au cas qui s'est souvent présenté dans nos expériences, la petite hernie. qui. proéminedansie tube T rformant- bouchon; et ne permettant plus au liquide jouant le rôle . dé liquide cérébro-ispinal de s'éphapper à l'eïctérieur. .. ■ -
.. Les. oscillations, ont disparu, a'^'ons-nous.dit; toutefois le ballon. G. sedilate. encore. A.la suite de son augmentation de. volume, . le liquide périphérique . que renferme le ballon .d^ verre est.compj-imè. Ne pouvant s'échapper en T, il est re-r foulé danfe le déversoir rachidîen, dont l'ampoule offre une série de pulsations, correspoiidant aux systoles du ventricule artificiel. .
, ReproSnctlon artlflclrlle des nDovemcnta eérébranz chez
Après, avoir obtenu la peproduetion des oscillations cérébrales, à l'aide d'un schéma approprié, nous avons encore;
CIRCULATlM OÉ^likLS-RACHlOIBNKK. ' '389
désiré les reproduire sur l'animal mort. Cette expérieriGe n'est pas nouvelle, il est vrai, puisqu'elle a déjà été faite pacLamure (1) et reproduite par tlourens (2). Ces deux expérimentateurs comprimaient et relâchaient alternativement les- parois ■du ïhôrax d'un animal mort ayant subi une trépanation. À la suite de cette manœuvre, par laquelle ils' se rapprochaient tout à fait des conditions de la respiration normale, ■ ils voyaient le cér\eau s'élever'pendant la' compression de la - cage thoracique, dont le relâchement déterminait, par contre, l'abaissement dé l'encéphale.
Nous avons reproduit cette expérience sur le chien, peu de temps après la mort, avec des résultats semblables, l'eau s'élevant en expiration, s'abaissant en inspiration, dans le tube fixé au crâne de l'animal.
En ayant recours à la respiration artificielle, telle qu'on la pratique habituellement dans les laboratoires, en d'autres termes, à l'insufllation trachéale, nous avons obtenu des résultats inverses des précédents : le liquide s'élevait pendant l'inspiration, s'abaissait pendant l'expiration.
La figure 194 représente les tracés de la respiration et des oscillations cérébrales, dans ces circonstances.
Flg. 191. — Graiiliiqiie de li respirallon irliOFiclle et des osciJlitions tlribntn v'cl>* '^-
Cette inscription posl morlem vient encore confirmer ce que nous disions dans le chapitre précédent, touchant le renversement.des oscillations cérébrales, sous l'influence de la respiration artificielle.
(I) Laniure, Recherches sur la cause des mouvemenls du cerveau, Mém. Acad. sciences. 1749.
(8) Ftoureos, /oc. cit., p. 3Ô9 ol suiv.
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A. 6ALATHK.
Outre les osciBations respiralQires , nous avons reproduit celtes que détermine l'action cardiaque, en injectant, suivant un mode rhythmé, du liquide dans la carotide d*un animal mort..
Nous ayons obtenu de même des oscillations cérébrales, en injectant d'une façon analogue de l'eau, par l'intermédiaire des jugulaires.
L'augmentation du calibre des artères ou des veines encéphaliques peut donc déterminer, au même .titre, la production d'oscillations dans un tube adapté à la voûte du crâne.