I. — PHÉNOMÈNES d'ORDRE MÉCANIQUE
A. — Effets de la compression artérielle,
La main: et ravant^bras étant plongés dans Tappareil à déplacement, le tracé -des changements du volume de ces régions s'inscrit sur une ligne sensiblement horizontale.
A un certain moment de Texpérience, je comprime sans secousse, avec le bout du doigt de la main restée libre, l'artère humérale au pli du coude. ^ . ^
Quand l'effacement de l'artère est complet, la voie d'afflux principal étant interrompue, le sang n'arrive plus que par des voies collaléralés étroites, et la partie du membre immergé se vide, par lés veines restées libres, du sang qu'elle contenait. Aussi voit-on à partir du paint G (fig. 6) les pulsations disparaître de la ligne dii tracé, et cette ligne s'abaisser graduellement jusqu'à lin niveau qui représente la diminution de volume maximum : ce niveau reste à peu près constant jusqu'à ce qu'on cesse èriC^ la compression de l'humérale.
Avant d'insister sur les phénomènes qui suivent cette compression, je: tiens à noter quelques-unes des particularités qui se produisent pendant que la source d'afflux principale est supprimée : '
L'a ligne d'évacuation, de G en G', présente quelques sinuosités qui indiquent que la main reçoit encore un peu de sang. G'est qu'en effet, au-dessus du point 'comprimé, l'artère humérale fournit deux collatérales. importantes, l'humérale profonde et la collatérale interne.
Ges deux branches s'anastomosent sur les deux côtés de la région du coudé, avec les récurrentes radiales et cubitales, et forment un cercle anastomotigue suffisant, même dès les premiers instàftts de la- compression, pour ramener une petite quantité de sang dans les parties qui n'en reçoivent plus par la voie principale.
Mais cet afflux artériel n'est que de minime importance eu égard à la facilité de l'écoulement veineux. Ge n'est dès lors
que dans le cours d'une expérience prolongée qu'on peut noter une légère tendance au re- " dressement de la ligne IT d'évacuation, les voies g d'afflux collatéral étant -3 . seulement alors dilatées * de façon à laisser arri- »
ver une assez notable -| quantité de sang qui dé- -S termine une certaine augmentation du volume de la main.
Cette arrivée du sang par des voies collatérales a été complètement supprimée dans d'autres expériences où au lieu de comprimer l'huraérale au pli du coude, j'ai comprimé l'axillaire : la dilatation des collatérales se fût certainement produite si l'expérience eût été assez longtemps prolongée, et nos expériences nous eussent permis d'apprécier les petites variations gradB&lles du volume de la main dansces conditions, fii nous avions pu nous soumettre à un examen suffisant.
Pour reveniràl'expérience de la compression de l'humérale, exami-
3b FRANpOIS-niANpK.
lions les phénomènes qui se présentent quand on cesse celle compression.
iJans la figure 6, on voit qu'en C le doigt a été soulevé, et, la décompression coïncidant précisément avec l'afflux d'une ondée artérielle, le volume de la main se relève brusquement et atteint, du fait de cette première ondée, un volume assez considérable.
Les ondées suivantes continuent à élever le niveau des variations de volume, et, distendant loul le réseau de la main et de i'avant-bras, y produisent une augmentation de volume plus grande qui dépasse (e niveau du début.
Ce ; phénomène, également constaté par Mosso, persiste iiprèsîa cessation de la compression une demi-minute environ ; api-èsjce temps la main revient à son volume primitif.
A i^oi tient cette distension exagérée? les vaisseaux artériels affaissés pendant la compression se sont évidemment laissés distendre plus que de coutume par le sang qu'ils recevaient ; cette dilatation excessive semble avoir sa cause dans le défaut de tonicité des parois artérielles, soustraites pendant quelques instants à la pression intérieure à laquelle elles se retrouvent brusquement soumises après la cessation de la compression.
Peut-être faut-il admettre ici, avec Mosso, un véritable li^ublie nutritif des pai-ois des vaisseaux déterminé par l'accumufation des matériaux de déchet insuilisamment entraînés par lefî veines ?
('e iqui s'observe pendant la compression de l'humérale, <|uand on explore les changements du volume de la main se retrou^ve quand on inscrit le pouls radial tout seul avec le sphygmographe à transmission. . i
On voit dans \& ligure ci-dessus les pulsations de l'artère ra-
diale supprimées à partir du point G, qui correspond au moment .où commence la compression de Thumérale: la pression baîsscj dans Tartère explorée à mesure qu'elle se vide dans les veines, et toute variation de pression disparait, Tafflux étant supprimé.
B. — Compression veineuse.
Nous avons obtenu, dans les expériences précédentes, la diminution du volume du membre par la compression deTartère principale. Nous allons maintenant voir Teffet inverse produit par la compression des veines, les artères restant libres, et nous pourrons suivre les phases du phénomène grâce au3C nombreux détails fournis par les tracés.
L'appareil étant disposé comme il a été dit précédemment, lesoscillations alternatives de la colonne liquide mettent en mouvement le levier inscripteur, et je recueille, au début de; la ligne, quelques pulsations dont le niveau me servira plus tard de terme de comparaison.
Au point G de chacun des deux tracés de la figure suivante,on serre progressivement un lien placé au-dessus du pli du coude comme pour Topération de la saignée.
La compression circulaire est assez énergique pour rendre impossible Técoulement veineux, pas assez pour empêcher lef sang d'affluer par les artères. Après avoir été maintenue lé temps jugé nécessaire, la compression est brusquement suspendue, ou au contraire graduellement relâchée : ces deux cas sont représentés dans la figure 8.
Nous avons à examiner les modifications survenues dans la circulation de la région immergée : 1° pendant la compression ; 2° après la compression,
1*" Pendant que la compression se produit par la constriction graduelle du lien circulaire, les veines émettent une quantité de sang déplus en plus faible jusqu'à ce que le retour du sang soit complètement entravé. A mesure que s'opère cette compression, on voit le volume de la main augmenter par saccades correspondant aux afflux artériels. Chacune de ces augmentations
PnANÇOIS-FRAKCK.
successives, du volume de la main, devient de moins en moins importante. Gela tient à ce que le sang qui arrive par l'artère, trouvant dans le membre une pression toujours croissante, y pénètre de moins en moins abondamment.
Les premières pulsations ont une plus grande amplitude qu'à Tçtat normal, parce que Tafflux n*est pas compensé par récoulement, et, si plus tard nous voyons diminuer Tamplitude des variations de cause cardiaque;, c'est certainement parce que la pénétration du sang dans le membre se réduit de plus en plus.
Les pulsations du début présentent encore un dicrotisme très-rpronî)ncé, preuve assurée que le liquide sanguin, pénétrant alors avec une facilité relative, la colonne liquidé progresse encore avec vitesse ;. mais peu à peu cette pénétration diminue, etson extinction graduelle est en rapport avec Taugmentation croissante de la pression déterminée par la com- > pression veineuse.
Dans les premiers instants, lorsque la pression s'est élevée, elle se maintient à un même degré, traduit par l'horizontalité • de la ligne qui correspond à la phase d'écoulement dans ses échelons successifs : à cette période, en effet*, la pression du sang dans les régions situées au-dessous dé la ligature ' veineuse, est insuffisante pour produire un réflexe pendant la seconde phase de la pulsation.
Ici se présente une question d'un grand intérêt,. et qui méritera d'être reprise avec détails dans les recherches sur la ' pression artérielle. J'en signalerai seulement le sens, ne vpu- ' , lant point m'écarter du sujet de ce travail.
Quand on a poussé assez loin la compression veineuse pour ' arriver à la suppression complète de l'écoulement, on voit que les pulsations disparaissent complètement sur le tracé et que " le volume du membre n'augmente plus. On est tout de suite porté à penser que cette suppression, des variations d'origine;, cardiaque et cette stabilité du volume de la main dépendent '■ de ce que les régions explorées ne reçoivent plus de sang.V| Or, pour .que. cet effet se produise, il faut évidemment, que la ; pression du sang emprisonné- danè le membre par la ligature veineuse fasse équiiibrè à la pression' absolue dû sang dans lé
tib- FRARÇOIS-FRANCk. '
système artMel (pression désignée d'habitude sbus le nom de pression constante).
Si nous pouvons déterminer à ce moment la valeur manométrique de la pression sanguine dans la main, cette valeurétant nécessairement égale à celle de la pression artérielle, nous aurons du même coup déterminé cette dernière (t).
Ce sujet doit être suivi par le professeur Marey lui-même. Jo mè contente donc de mentionner en passant rimportance âe' ce moyen' nouveau d'évaluer la pression artérielle chez Thomme.
2° Les phénomènes qui suivent la décompression sont différents suivant qu'on relâche d'un seul coup le Jien constric- * leur ou qu'on le desserre, graduellement.
On voit dans le premier cas (fig. 8, ligne supérieure) avec quelle rapidité s'opère le dégonflement de la région : la grande . élévation de la pression dont je parlais tout à l'heure détermine une évacuation veineuse considérable, et les veines de la racine du membre, ne présentant qu'une très-faible pression, reçoivent, du fait de cette différence énorme, une grande quan- . tité de sang en un instant très-court.
Mais, pour être rapide, ce dégonflement de la main n'est pas complet : le membre conserve, après qu'on a desserré la ligature, un volume supérieur à celui qu'il présentait avant la compression.
Pourquoi cette persistance d'un certain degré de turgescence quand les voies veineuses sont redevenues perméables ? Il semble qu'on peut s'en rendre compte en admettant que les petits vaisseaux, soumis pendant la durée de la compression à. une distension extrême,, conservent un calibre supérieur à leur calibre normal, et ne se débarrassent plus dès lors de. leur contenu avec la facilité ordinaire.
(1) On pouvait supposer qu'à cette période extrûmo où le tracé du volume de la main ne présente plus de pulsations, l'absence de toute oscillation était . due à une tension exagérée de la membrane du tambour à levier inscripteur. Pour vérifier le fait, j'ai donné issue à une certaine quantité d'air par le tube de transmission, et, ayant ainsi rendu toute liberté à la membrane du tambour inscripteur, j'ai constaté- que, malgré sa mobilité, elle ne transmettait' plus d'oscillations à la plume inscrivante. De là cette conclusion : qu'en effet, le membre exploré ne présente pins d oscillations, ne reçoit plus de sang, et que la pression y est égale à la pression du sang contenu dans les artères.
VOt.UME DÈS ORG'ANRS. 31
Celle dilalation persistante serait duc à la fatigue: des|muscles vasculaires, à une perte momentanée do leur idnicilé normale. j
Peut-être pouiTait-pn encore invoquer, pour expliqiutr col affaiblissement du tonus vasculaire, Faccumulation. ménje dos matériaux de déchet pendant la durée de la compre|;sion. C'est Thypothèse proposée par Mosso pour expliquer laf dilatation vasculaire persistant quelque temps après la com'pression de Tarière humérale.
D'ans le cas de décompression veineuse graduelle , . la chute est moins brusque et s'opère par saccades (fig. 8, ligne inférieure, à partir du point R). Ce phénomène s'explique do lui-méxne, puisqu'on modère l'écoulement veineux en n*enlovaiît que par degrés l'obstacle qui lui était opposé. L'évacuation étant moins facile et moins rapide que dans le cas do décompression subite, le membre continue à recevoir, pendant tout le temps que dure la décompression, une quantité de sang plus grande que celle qu'il peut encore émettre.
Dans tous les cas, le dégonflement de la main est surtout rapide, comme on devait s'y attendre, quand le relàchemeul de la ligature coïncide avec une inspiration. A, ce moment, en effet, l'appel du sang veineux vers la poitrine s'ajoute aux autres causes que j'indiquais, et contribue naturellemont à faire diminuer le volume du membre.
C. — Effet de la compression des artères du memfijce inférieur sur
le volume de la main.
La suppression d'un département vasculaire imporlani, comme celui des membres inférieurs, provoque nécessairement l'accumulation d'une plus grande quantité de sang, dans les tissus dont les vaisseaux restent perméables, et la. main subit, comme les autres régions, un accroissement de volume.
La figure suivante en fournit la preuve :
A l'instant C, un aide comprime les deux artères fémorales.
Il exerce soigneusement la compression avec le bouf d'un
n rRAIIÇOIS-rRAHCK.
seul doigt, et seulement d'avant en arrière pour être sûr de ne comprimer que
* l'artère et de laisser la veine fémorale
' complètement perméable.
I On voit au bout de quelques instants la
î ligne d'ensemble du tracé commencer à
K s'élever : le volume de la main augmente
S donc d'une façon incontestable. Mais cette
1 augmentation de volume est nécessaire- { ment modérée, car le sang qui trouve un
2 obstacle à son écoulement dans les mem- 1 bres inférieurs doit se répartir entre toutes Z les autres régions, et la main ne recevra
1 pour sa part qu'une faible partie de la ' s masse sanguine retenue en amont des I S points comprimés.
B 2 La cause de l'augmentation du volume
I s de la main à la suite de la compression
*3 des fémorales n'est point douteuse, puis-
Z 5 que le phénomène disparaît quand on vient
I ï à cesser la compression.
S" g II n'y a pas, du reste, que l'occlusion
■g. ^ des artères fémorales à invoquer pour
g f expliquer le fait de l'augmentation du
• ^ volume de la main à la suite de la com-
ï pression.
3 En efTet, si cette suppression de deux voies importantes d'écoulement pour le
2 sang artériel, joue un grand rôle dans le B gonflement observé du côté des organes î restés perméables, il faut de plus compter =■ avec l'évacuation graduelle du sang vei- |- neux des membres inférieurs.
S Le déversement de ce sang dans la I circulation générale vient augmenter la I quantité de liquide à répartir entre les différents tissus.
Il y a donc deux phases, deux périodes
VOLUME DBS ORGANSS* '33
théoriquement distinctes dans le phénomène ^nséeutif à la compression des artères fémorales ; mais , à Texplôràtion des changements du volume de la main, ces deux périodes sont nécessairement confondues en un seul phénomène, l'augmentation de volume qui en est la résultante.
Gomme réciproque, on peut s'assurer que le retour à la perméabilité des réseaux artériels des membres inférieurs, -détournant une quantité notable du sang contenu dans les autres vaisseaux, amène dans le membre supérieur exploré uiie rapide diminution de volume.
Je noterai même, qu'après la cessation de la compression fémorale, le volume de la main tombe au-dessous de la valeur qu'il présentait au début de l'expérience. Il semble que les vaisseaux des membres inférieurs admettent, aprè» avoir été quelque temps soustraiïs à la circulation, une pluk grande quantité de sang que d'habitude. '
Ce fait, du reste, n'a rien qui puisse surprendre, quand on le rapproche du ph^ïlomène analogue constaté pour les vaisseaux du membre supérieur. '
Nous avons vu déjà, en effet, qu'après la compression de l'artère humérale , les vaisseaux de la main restent' quelque temps plus dilatés çtfauparavant.
D. Effet de Vappeï 'du sang dans un membre inférieUr par la
ventouse Junod, !
Quand on enferme un membre inférieur dans lai botte de Junod, et <çu'après avoir recueilli quelques instants lesviariations ntwmates du volume de la main, on raréfie rapidement l'air conlenîu dans la ventouse, on voit la ligne d'ensemble des pulsations de lamain s'abaisser considérablement {ng. 10).
Oetie îdérivatisn considérable et rapide détermine, du côté des aœftrcsicn^aneB, des phénomènes d'anémie de tobs points ^comparables à ceux que nous observons à la main : la pâleur de la face, /le '«veriiga, etc., témoignent de l'anémie céphalique, tout conane la dimioation du volume de la main témoigne de la moindre» quantité de sang reçue dans ses vaiéseaiix,
La rentrée de l'air daDS la botte ne s'opJérant que lentement,
LAB. MJVREY. 3
l'effet de la restilution de la pression atmosphérique sur la circulation da membre inférieur, et consécutivemeni sur celle des autres régions, est lent à se produire. Mais cette contre-épreuve établit cependant le mécanisme par lequel l'aspiration exercée sur le membre enfermé dans la ventouse avait agi sur la circulation de ta main en particulier, et sur la circulation en général.
E. Effet de la contraction énergicitte tlesmtitcles des membres inférieurs.
I>a contraction d'un grand nombre de muscles, exercée avec énergie [tendant quelques instants, sans modifications des mouvements respiratoires, élève la pression sanguine et produit en même temps l'augmentation du volume des régions qui restent en repos. Marey avait d^à noté l'ascension de la ligne d'ensemble du tracé sphygmographique.
J'ai constaté le même phénomène en recueillant une longue série de pulsations de la radiale avec le sphygmographe à transmission, et j'ai vu, en inscrivant simultanément le pouls radial et les changements du volume d'une main , les deux courbes s'élever en même temps quand je contractais fortement les muscles de mes deux membres inférieurs, et s'abaisser parallèlement quand je cessais la contraction.
Ce phénomène, abstracti
de lout changement dans Vs
piratoire,ne peut être rappo
i compression du systèmE
laire dans un grand nomHre i a ^
clés par leur contraction ei « *
■ et prolongée. Ces muscles fou -s -S
une grande quantité de sang f |
et chassent aussi du sang '. c
qu us expriment pour amsi | *
■qui, se déversant dans la .r"*
tion générale, y augmenta '3|j.
sion en déterminant du mëi ■* *
l'augmentation du volume 3 1
gions dont les muscles son! r .| a
Mais celte augmentation dt ■? 1
n'est que peu accentuée vU ■ a
tance relativement peu cons 1 S
de la modification circulatoî 3 si
phérique qui la détermine. J^â
F. Influence de l'élévation d'un ? %
supérieur sur la main du côté | ^
On sait que quand on éh f -
ticalement un membre, la i s
sanguine baisse considéra J g
dans ce membre : d'une ] 2 effet, le sang artériel y pénètr facilement, avant à lutter &
fi*
pesanteur; d'autre part, h |,=
du sang veineux est facilité j 2 *
même cause. * |
Dés lors sous l'influence i | '
vation d'un membre supérii l
autres régions vont se tcbii' s
rapport à leur circulation, '<: * conditions analogues à et
FRAKÇOIB-FRJUICK.
nous les avons vues d^à pendant la compression des fémorales.
On voit dans la figure 11
que l'élévation d'un membre
supérieur commencée en E,
î terminée en E', n'a déterminé
■ l'augmentation du volume de
" la main opposée qu'à partir du
I moment où elle a été complète.
g EnA,j'aicommencé àabais-
j f ser le membre que j'avais élevé
1 ^ verticalement et le volume de
If la main a diminué graduelle-
l. g ment.
n 1" EnA'il'abaissementdumera-
bre était complet, la main explorée avait repris son volume K. * naturel,
l" s Si l'on rapproche de ces ef-
■■* fets sur le volume de la main
s I opposée au membre qu'on élève
■"S et qu'on abaisse ensuite les
3 ff effets produits sur le pouls ra-
S- i dial d'un côté, quand on déplace
^ 1 dans le sens vertical le mem-
" I bre du côté opposé, on peut
j| constater que les variations de
~ la pression artérielle marchent
BT dans le même sens que lés
- J variations du volume de la
^ main.
5 A cette première contre-
5 épreuve, il est facile d'en tyou-
a ter une autre : les changements
I de là pression artérielle dans
■=, le membre que nous dépla-
çons. On voit (fig. 12) le pouls se modifier [dans un sens ab-
solument inverse de celui que nous avons noté pour le membre qui reste au repos. Notons que les changements de pression qui se produisent dans le bras qu'on élève "ou qu'on abaisse (fig. 12) sont beaucoup plus intenses que les effets inverses qui s'observent du côté opposé (fig: 11).
Résumé des. Inflaenees qol admissent méeanlqnement sur les ehan-
l^ments du volume de la main.
Pour rappeler les principaux faits qiii Tes;s.ortent des expériences précédentes, je les grouperai:dans les propositions suivantes :
1* Le volume de la main diminue quandon comprime Thumérale, et conserve quelque temps après la décompression un niveau plus élevé qu'au début de l'expérience. , — ; :
2" Ce volume augmente considérabli&ment ;par la compression des veines à la région du bras. Quand on cesse la compression, le volume reste augmenté;, «t ne reprend- sa valeur initiale qu'après un temps qui varie suivjant^ la: durée et l'in- . tensité de la compression.
3"* La suppression d'un réseau. vasculaire. considérable, comme celui des membres inférieurs ,^ obtenue par la compression des artères fémorales, les pressions exagérées exercées sur le membre inférieur dans la botte de Jwiod; la.co^itraction musculaire des membres inférieurs, ces :différ6iltes causes retentissent sur la circulation du membre, supérieur et y déterminent une notable augmentation de volume.
4* L'appel énergique du sang vers uiim^ômbre inférieur provoqué par l'aspiration dans la ventouse , Junod amène une grande diminution de volume des meiîïbçes supérieurs.
5** L'élévation d'un membre supérieur produit l'augmentation du volume du membre opposé,. et rl'abaissement de l'un amène une diminution du volume de l'autre.
6* Tous ces phénomènes, étudiés. par l'iexplorâtion des changements du volume d'une main, sont contrôlés par l'exploration du pouls radial à l'aide du sphygmographe à transmission.
:)8 FRAMÇOIS-FRANGK.