PÉRIODE LATENTE
(Dioiinotion avec irréffularltés.)
secondes.
Normale O.Oio
Nerf sectionne .... 0, 006 Après 1 minnte.*.
is
HAOTEOR
de la eourbel
milUoiêtres.
La ligature du nerf sciatique provoque les mêmes phénomènes dans la durée de la période latente du gastro-cnémien, mais à un degré moins élevé.
La diminution de Içi durée de l'excitation latente du muscle
LAB. MARRT. 1Y«
130 MBNDEL880BN.
jointe a l'augmentation de la hauteur de sa courbe après la section du nerf, nous montre très clairement que la section du nerf au^ente Texcitabilité du muscle dans les premiers instants qui ^suivent la section. Ce fait avait été déjà constaté par plusieurs physiologistes, et en le retrouvant dans nos ex. périences à côté de la diminution de la période latente, nous avons acquis une nouvelle preuve des rapports qui existent entre la durée de la^période latente et Texcitabilité musculaire. Depuis Brown-Sequardy plusieurs auteurs (Vulpianfi), Erbj WeisSyZiemssen^ SchinoulewUsch et autres) ont constaté une augmentation plus ou moins marquée de la contractilité musculaire pendant le premier temps qui suit la section du nerf. M. Boudet de Péris, nous a dit que dans ses recherches récentes, exposées plus loin dans un mémoire spécial, il a également constaté cette augmentation de Texcitabilité musculaire après la section du nerf. Mais tous ces auteurs, d'accord sur l'existence de ce phénomène, l'interprètent différemment. Ainsi Schtnoulewitsch (2), ayant constaté que les muscles devenus anémiques (expérience de Stenson) , avant de perdre leur irritabilité, sont pendant quelque temps plus excitables, cherche à prouver que l'augmentation de l'excitabilité musculaire après la section du nerf, est due à l'anémie produite par l'irritation des vaso-constricteurs par le fait de la section. N'ayant pas de recherches personnelles sur l'influence de l'anémie sur la période latente et l'excitabilité musculaire, nous ne pouvons rien dire quant à la valeur de cette hypothèse qui est basée du reste sur des expériences faites sur des muscles curarisés et dont l'artère a été liée. Ayant constaté déjà une diminution de la période latente d'un muscle raccourci, nous expliquerons aussi la diminution de la période latente et l'augmentation de l'excitabilité musculaire après la section du nerf moteur, par un raccourcissement du muscle causé par la section. Carlet (3), dans ses recher-
(1) VuJpian. Influence des lésions des nerfs sur les muscles. Arch. de phys norm. et path. t. IV, p. 651, 1871-1872.
(â) Sehmoueiwitscb. De l'influence de la quantité de sang contenue dans les muscles sur leur excitabilité. Comptes-rendus de l'Acad. des sciences 2 septembre 1878.
(S) Cariêt. Expériences sur la tonicité musculaire. Comptes-rendus de l'Acad. des 8c. LXXXIV, p. 562.
REGHBRCHBS SUR L*EXCITAT10N LATENTE DU 6ASTR0-CNÉM1EN. 131
ches sur la tonicité musculaire, a du reste, suffisamment démontré que les muscles dont les nerfs étaient coupés restent raccourcis pendant quelque temps après la section du nerf, n faut donc encore chercher ici la cause de la diminution de la durée de l'excitation latente pendant le raccourcissement, dans le tassement des éléments musculaires produit par le fait delà section du nerf moteur. Cette explication;, d'accord avec les faits présentés dans la première partie de ce chapitre, nous paraît être plus simple que Thypothèse de Tinfluence des vaso-moteurs.
En résumé, nous voyons qu'après la section d'un nerf moteur, la période latente de son muscle diminue avec l'augmentation de son excitabilité, ce qui paraît dû à un raccourcissement du muscle causé par le fait de la section du nerf.