ET DE SES BRANCHES SUR LA RESPIRATION, LE CŒUR ET LES VAISSEAUX
Par A. FRANÇOIS-FRANCK.
INTRODUCTION
Ce travail contient les résultats sommaires d'un grand nombre d'expériences, faites depuis 1876, dans le laboratoire de M. le professeur Marey, et qui ont été, en partie, communiquées, soit à r Académie des sciences, soit a la Société de biologie (1).
Il s'agit des effets que produisent, sur les actes mécaniques de la respiration, sur le rythme et la fonction cardiaques, sur le calibre des vaisseaux, les ligatures du pneumogastrique ainsi que l'excitation du bout central de ce nerf et de ses branches afférentes.
Ce qui m'a engagé à entreprendre ces recherches, malgré le grand nombre de travaux importants exécutés déjà dans
(i) François-Franck. Comptes rendus Acêd. des Sciences, Décembre 1876, octobre 1878, mai 1879, août 1879. ^ Société do biologie, juillet 1877, octobre 1879, 2, 8, 29 novembre 1879.
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le même sens, c'est que les résultats sont loin d'être concordants et complets : les effets respiratoires produits par l'excitation centripète du pneumogastrique sont encore un sujet de discussion; les troubles cardiaques réflexes observés dans les mêmes expériences n'ont été qu'indiqués, mais non étudiés avec détails dans leurs variations, dans leurs rapports avec une foule de conditions différentes; les modifications vasculaires ont peut-être encore moins arrêté l'attention.
Ces raisons suffisaient déjà pour légitimer de nouvelles séries de recherches.
Mais j'avais surtout l'espoir d'arriver à la solution d'une question des plus importantes et que voici : étaYit donné les effets respiratoires, cardiaques et vasculaires que produit l'excitation centripète du pneumogastrique pris en masse, quelle est la part qui revient, dans la production de ces effets, à chacun des groupes de filets sensibles qui se trouvent réunis dans le tronc du pneumogastrique? Les nerfs laryngés supérieur et inférieur, les filets sensibles de la trachée, du poumon, du cœur, de l'œsophage, de l'estomac, etc., concourent-ils également à produire les mêmes effets ? N'en est-il pas quelques-uns qui agissent, par voie réflexe, sur la respiration, à l'exclusion du cœur et des vaisseaux ; sur le cœur, à l'exclusion de la respiration, etc. ? End'autres termes, pourrionsnous arriver, un organe innervé par le pneumogastrique étant donné, à déterminer d'une façon précise la nature des réactions qui sont liées à la mise enjeu des fllets sensibles de cet organe?
Je savais sans doute qu'une pareille étude nécessiterait dés recherches multipliées et un travail de longue haleine ; néanmoins je n'ai pas hésité à l'entreprendre, dussé-je n'en élucider qu'une partie chaque année. Depuis le début de ces études, qui remontent à 1875, et dont quelques résultats ont paru dans les Comptes rendus du Laboratoire pour l'année 1876, jai suivi le programme que je viens d'indiquer, et cependant je ne puis donner dans le travail actuel qu'un petit nombre de résultats nouveaux.
La raison en est, qu'avant de poursuivre l'étude des effets réflexes spéciaux à chacune des branches afférentes au pneumogastrique, j'ai dû reprendre l'examen des réactions du
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pneumogastrique lui-même, n'ayant pas, comme je Tai dit tout à rheure» de point de départ assuré dans les résultats des travaux antérieurs.
Cette étude préliminaire constitue la première partie du présent travail.
La seconde partie comprend Texamen des réactions respiratoires, cardiaques et vasculaires produites par Tirritation des nerfs sensibles de Tappareil respiratoire et du cœur.