FRANÇOIS-FRANCK ET A. PITRES
Membre du même côté que le centre excité = 13/200* de seconde. . '
Ces mouvements associés ou généralisés, provoqués par une excitation unilatérale du cerveau, se produisent chez certains animaux sous Tinfluence des courants les plus légers. On aurait pu penser tout d'abord qu'ils étaient dus à Tébranlement transmis mécaniquement au membre opposé par la contraction brusque des muscles d'un membre , mais la section des nerfs du membre auquel ils seraient ainsi transmis les abolit complètement.
Quelle est donc leur signification physiologique? On peut, pour expliquer leur production, avoir recours à Tune des trois hypothèses suivantes :
a. — On peut supposer que de chaque centre corticri partent des fibres nerveuses destinées à transïnettre directement des excitations aux deux côtés du corps.
Mais cette hypothèse est en désaccord avec une foule de faits physiologiques et pathologiques. De plus, si elle était exacte, les mouvements des deux membres devraient être synchrones, comme dans lo cas d'excitation simultanée de deux centres corticaux homologues (fig. HO). Or, nous avons constaté une différence notable du retard dans les deux côtés (fig. 141).
b. — On pourrait penser que les centres corticaux des deux côtés du cerveau sont réunis par des fibres commissurales et que l'excitation, appliquée sur un centre, se transmet, d'une part au membre correspondant du côté opposé du corps, et
.d'autre part au centre cortical du côté opposé du cerveau.
La différence des relards pourrait alors s'expliquer par la longueur différente des deux trajets; mais des expériences directes empêchent d'accepter cette hypothèse. En effet, nous avonsconstaté l'existence de mouvements bilatéraux parl'excitationd'un hémisphère après la destruction des circonvolutions motrices de l'hémisphère opposé : c'est à l'une des expériences de ce genre qu'est empruntée la figure 141 ♦(19 décembre 1877).
c. — La troisième hypothèse est la plus vraisemblable. Il est probable qu'il existe en dehors du cerveau, dans lebulbe et la moelle, des centres d'association motrice dans lesquels une excitation unilatérale, partant d'un point limité, peut