CHAPITRE IV
CmbULATION DU SANG. — TENSIONS ARTÉRIELLES. — TRAVAIL DU CCEUR
La vie ne peut exister que par un échange incessant entre l'être vivant et le milieu dans lequel il se trouve placé. Dans les organismes les plus élevés, le sang est l'intermédiaire qui préside obligatoirement à cet échange. En circulant dans toute l'économie, ce liquide nourricier, d'une part, cède aux cellules vivantes l'oxj^gène qu'il a capté dans les poumons et les aliments élaborés que lui a livrés la muqueuse intestinale ; d'autre part, il se débarrasse au niveau des reins, du foie, etc.. des déchets provenant de l'usure des tissus.
La circulation du sang entretient donc la vie cellulaire, en apportant aux organes les substances nécessaires à leur entretien et en entraînant les produits usés. Mais là ne se borne pas son rôle. C'est encore par la circulation que se répartit la chaleur dans toute l'économie. C'est en grande partie par le jeu du rayonnement calorique, subordonné lui-même à l'activité circulatoire dans certains organes superficiellement placés, que le corpshumain conserve une température interne constante, quelles que soient les variations de la température extérieure.
Pour remplir son triple rôle de nourricier, de purifiant, et de calorivecteur, le sang doit circuler un grand nombre de fois et rapidement à travers tout l'organisme. Sa marche continue et sa distribution sont assurées par un ensemble d'organes : le cœur, les artères, les veines et un réseau de canaux très fins, les capillaires. Ceux-ci servent de trait d'union entre les artères et les veines. Ils