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CIRCULATION DU SANG

sont formés de tubes à parois extrêmement minces, perméables, à travers lesquelles s'effectueront pendant toute la vie, par des phénomènes d'osmose et de diffusion, les échanges entre le sang et les cellules des tissus vivants. Ces échanges, ne l'oublions pas, représentent la raison d'être de la circulation.

On peut synthétiser la circulation du sang en disant que le ventricule droit du cœur lance le sang dans les poumons. En cet endroit, le sang se charge d'oxygène, s' « artérialise » et revient au cœur par l'oreillette gauche. Celle-ci le transmet au ventricule gauche qui l'envoie dans tous les organes. Le sang y perd son 0x3''gène, ses matériaux nutritifs et cède, en même temps,' aux émonctoires (reins, foie), les déchets dont il a été chargé chemin faisant. Après quoi, il revient à l'oreillette droite sous forme de sang veineux. Cette oreillette le transmet au ventricule correspondant qui le renvoie dans les poumons et le cycle recommence.

Le cœur est un muscle creux. Il joue le rôle de pompe aspirante et foulante, grâce au mécanisme des valvules qui commandent ses orifices. Il est animé de mouvemeuts rythmiques. Lorsqu'il se contracte, on dit qu'il est en systole ; lorsqu'il se relâche, on dit qu'il est en diastole. Chez l'homme, le nombre de ses contractions ou battements varie avec l'âge :

F'ar m imite.

De o à I an i35 battements.

De I à 2 ans. iio —

De 2 à 5 ans. io5 —

De 5 à 8 ans gS —

De 8 à 20 ans 85 —

De 20 à 80 ans. . . 70 —

La contraction affecte d'abord les deux oreillettes, et aussitôt après les deux ventricules. Elle a, dans son ensemble, une durée égale à celle du relâchement de l'organe. Au cours d'une révolution cardiaque (systole et diastole réunies) le cœur ne travaille donc que pendant la moitié du temps et se repose pendant l'autre moitié.

La quantité de sang lancée dans l'aorte à chaque systole est variable, car le cœur ne se vide jamais complètement, mais suivant les circonstances. On l'évalue en moyenne à une quantité comprise entre 5o et 100 grammes.

Les artères sont des canaux élastiques et contractiles. Elles ont pour rôle de transformer le cours du sang, intermittent à son origine, en un cours continu. Par ce mécanisme, elles augmentent le débit de l'écoulement et économisent le travail du cœur. Elles règlent toujours l'afflux du sang chez un sujet normal, proportionnellement aux besoins de chaque organe particulier.

La contractilité des artères est sous la dépendance du système nerveux. Lorsque les artères d'une région se contractent, il y arrive moins de sang ; par contre, d'autres régions voisines en reçoivent davantage. La contractilité des artères assure la régularisation des circulations locales.

La cause essentielle de la circulation dans les veines est la force propulsive du cœur qui se transmet jusqu'à elles par les artères, à travers le réseau capillaire. Des valvules 'situées sur leur paroi interne contribuent à empêcher le retour du sang vers les capillaires ; de sorte que sous l'influence d'une pression extérieure le sang veineux est toujours poussé vers le cœur. C'est en partie par ce mécanisme que les masses musculaires, en comprimant les veines, pendant l'exercice, activent la circulation. Enfin, chaque mouvement d'inspiration qui dilate la poitrine provoque un appel de sang de la périphérie vers le centre et favorise la circulation veineuse. Nous savons déjà que c'est à travers les minces parois des capillaires que le sang abandonne les matières nutritives utiles aux tissus vivants et se charge de déchets provenant de la vie cellulaire. Ces échanges sont facilités par la faible vitesse du courant sanguin, qui n'est plus dans les capillaires que de huit millièmes de millimètre par seconde, au lieu de 5o centimètres dans les gros troncs artériels. Suivant la comparaison de Claude Bernard, les artères et les veines sont les rues qui nous per-

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