AGE
Homme.
Femme.
6 ans
Kg.
lOI
Kg.
10 ans
tS ans
16 ans
18 ans
20 ans
25 ans
3o ans
40 ans
5o ans
L'écart relatif au sexe est presque du simple au double.
On constate un rapport du même ordre, —d'après
ManoLivrier, dans l'effort de serrement de la main enregistré par les dynamomètres de pression. La masse des muscles est plus grande dans le corps de l'homme que dans celui de la femme, mais surtout, l'adaptation fonctionnelle est meilleure chez le premier. L'exercice phy-
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sique augmente considérablement la force musculaire.
Après six mois d'exercices suivis, la force de traction
des deux mains s'était accrue du tiers et la force rénale
de - chez 72 p. 100 des sujets observés.
On a construit de nombreux dynamomètres enregistreurs ou dyuamographes pour observer les variations de la force. Parmi les divers modèles, je citerai ceux de Marey, d'Héséhous {Journal de physique, 1889), de Gréhant(C. R. Soc. BioL, 1891, 1892, 1897), de Charles Henry, de Hùlss {Zeit.f. BioL, t. XXXIII, p. i35, 1896), de-Verdin (C. R. Soc. Biol, 1896), de Waller. Mais ces appareils, malgré leur ingéniosité, ne suffisent nullement à enregistrer toutes les forces et composantes des forces qui se manifestent au cours du travail sportif, et dans les exercices ph3'siques divers.
Depuis quelques années, on a enregistré les efforts musculaires dans les diverses professions. Imbert, de Montpellier, a montré, le premier, tout le parti qu'il était possible de tirer de la méthode graphique pour mesurer le travail manuel des ouvriers. {Bulletin Insp. Travail, n°* I et 2, 1909.) La chaussure exploratrice imaginée jadis par Marey, la semelle à soufflet de Tatin mesurent l'effort exercé par le pied sur le sol dans les exercices sportifs. Imbert appliqua le système d'enregistrement de Marey à des outils communs : le sécateur, la lime.
L'ergométrie est l'ensemble des procédés mis en usage pour mesurer le travail musculaire, et l'ergographie est l'ensemble des procédés propres à l'enregistrer. Parmi les appareils ergométriques, je citerai le frein à poids de Laulaniéjie bicycle ergomêtriqne ,iin.aginé-paT les savants américains Atwater et Bénédicc ; celui, plus simple et plus correct, décrit par Amar {Joitrn. Physiol., 191 2, p. 3o3).
De tous les ergographes, le plus classique est celui de Mosso, à l'aide duquel on mesure le travail et la fatigue du faisceau musculaire qui fléchit le doigt médian. Beaucoup d'ergographes sont basés sur le même prin-
l52 LEvS GRANDES FONCTION.S
cipe que celui de Mosso. La plupart utilisent le travail du doigt médian ; Storey, remarquant une certaine gêne de cedoigt quand les autres sont immobilisés, fait travailler l'index. Trêves a imaginé un ergographe brachial ; enfin, Capiobianco a construit un ergographe de jambes.
VI. Rythme respiratoire. — Marey a étudié, à l'aide du pneumographe, les effets des exercices sur le rythme respiratoire. Ces recherches ont été faites à l'Ecole de gymnastique de Joinville. Il a choisi cinq jeunes gens qui arrivaient à l'école et qui n'avaient pas encore pris part aux exercices. Il inscrivit la respiration de chacun d'eux au repos, puis immédiatement après une course de 600 mètres au pas de gymnastique. Les tracés ont été pris de nouveau tous les mois. La comparaison des tracés a montré que, dans les premiers temps, la respiration était notablement accélérée par la course ; il y avait une grande tendance à l'essoufflement ; après quatre ou cinq mois d'exercices, il était devenu impossible de constater un changement de la respiration sur les hommes qui avaient couru ; l'allure était devenue cependant un peu plus rapide.
On observait, de plus, que les changements constatés dans le rythme respiratoire étaient permanents, on le constatait même au repos ; le nombre des respirations était passé, en moyenne, de 20 à 12 par minute, mais leur amplitude avait plus que doublé.
Le ralentissement du rythme respiratoire à l'état permanent, mais surtout sa stabilité pendant les exercices, sont les principaux critères de l'entraînement local des poumons et, devrais-je dire, deux des signes cardinaux auxquels on reconnaît que l'entraînement général d'un athlète est un fait accompli.
VII. Rythme cardiaque. — Ce que je viens de dire du rythme respiratoire s'applique au rythme cardiaque. Le nombre des pulsations s'élève beaucoup pendant les exercices pratiqués par des sujets non entraînés, il se stabilise au fur et à mesure que V entraînement se poursuit.
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La numération du pouls radial, si facile à l'aide d'une simple montre pourvue d'un cadran gradué en secondes, est un moyen excellent et rapide de s'assurer de l'état d'entraînement du cœur. On comptera le pouls à l'état de repos, puis après un exercice qui devra toujours être le même, par exemple une course de 600 mètres au pas de gymnastique. Cette opération sera répétée chaque mois et, peu à peu, on verra, si l'entraînement est bien conduit, le nombre des pulsations, après l'exercice, se rapprocher de celui des pulsations au repos. On assistera à l'adaptation progressive du cœur au travail qu'on réclame de lui. Cette adaptation se fera d'autant plus régulièrement que les exercices choisis seront mieux appropriés à la constitution des sujets à exercer. Car le même exercice ne convient pas à tous et la méthode d'éducation physique idéale est celle dont les moyens sont assez variés et qui présente des ressources assez nombreuses pour offrir aux organismes les plus dissemblables le genre d' exercices qui leur convient.
Le pouls de l'adulte bat, en moyenne, 70 fois par minute. Il peut s'accélérer beaucoup et j'ai vu, à l'arrivée d'une course de fond que les concurrents, excités par une compétition très vive, avaient menée de bout en bout en suivant le train d'une course de vitesse, le pouls de deux d'entre eux battre 210 fois par minute. Ces deux coureurs étaient presque en état de syncope. Ces chiffres témoignent d'un effort très violent et auquel on ne saurait engager personne à se livrer. Il est dangereux, car il peut créer un état de dilatation aiguë du cœur qui met, désormais, celui qui en est atteint, dans l'impossibilité, non seulement de renouveler pareille performance, mais de poursuivre le cours de sa carrière sportive. Bouin,quifut le plus grand coureur de ce temps, par sa science et par le contrôle énergique qu'il exerçait volontairement sur sa respiration, avait un pouls dont le nombre ^de pulsations ne dépassa jamais le chiffre de 178 par minute, même dans les épreuves les plus dures.