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VIII. Évaluation de la preSvSion sanguine. — J'ai

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fait, au chapitre delà Circulation du sang, un exposé sans doute succinct, mais suffisant, de cette question, et je ne saurais y revenir ici sans m' exposer à des redites inutiles.

IX. Évaluation de la température interne du CORPS. — On ne se sert pas assez du thermomètre dans les établissenlents d'éducation physique. C'est un moyen excellent, à la portée de tous, de contrôler de quelle manière un organisme se comporte pendant le travail musculaire.

Nous savons qu'un muscle qui travaille s'échauffe. Dans l'être vivant, la relation entre le travail mécanique et la chaleur se retrouve, mais ne suit que d'une manière approchante les mêmes lois que dans les moteurs inanimés . « Le muscle, écrit Doyon, procède de cette façon : L'excitation nerveuse qui l'atteint joue en lui le rôle de l'étincelle qui enflamme le mélange explosif de la machine à gaz; elle provoque la combustion d'un corps hydrocarboné : le glycogène. Chaque excitation nerveuse, au commencement de chaque secousse musculaire, met en liberté une certaine quantité d'énergie dont une part notable contribue d'emblée à réchauffement du muscle et dont une part moindre, un tiers, pour fixer les idées, est absorbée par le travail positif de la montée (première phase), puis cette énergie est restituée sous forme de chaleur par le travail négatif de la descente (deuxième phase).

«... En somme, dans le cas d'une secousse musculaire qui soulève un poids pour le laisser redescendre, toute l'énergie libérée apparaît bien sous forme de chaleur dans la durée de la secousse totale, mais elle est répartie en deux lots, l'un à la montée, qui en représente les deux tiers, et l'autre à la descente, un tiers seulement. Le muscle dégage plus de chaleur à la montée qu'à la descente. » {Traité de physiologie, Caloriiication,p. 379 et 38o.)

Sous l'influence de l'exercice, les muscles, le foie, les reins, les glandes en général, le cerveau et surtout le

sang s'échauffent. Des mesures pratiquées directement dans ces organes l'attestent. Davy, Jiirgensen, Wunderlich, Forel et d'autres physiologues ont constaté après l'exercice musculaire, la marche, la course, des élévations de la température rectale ou axillaire variant entre 1/2 et 2 degrés. Mosso a fait les mêmes observations sur luimême au cours d'une marche forcée de deux jours.

Nous savons aussi que les émotions agissent directement sur la température du corps humain. Martin a vu la température monter de 35°5 à 3y°5 au cours d'un violent accès de colère et redescendre à 33''7 sous l'empire de la frayeur, pour se relever bientôt à 36°2. Mosso a fait des constatations du même genre.

La température de l'homme est une des moins élevées parmi celles enregistrées chez les mammifères. Elle oscille, perpétuellement, autour d'un chiffre moyen, qui, pour chaque individu, a une certaine constance.

Il s'agit d'une sorte de coefficient thermique propre à chacun de nous.

Pour Jiirgensen, la température moyenne de l'homme serait de 3y°y.

Pour Wunderlich 37035

Pour Jâger 37°i3

Pour Redard 37"65

Pour Richet Sy^S

Le maximum de la température est observé vers quatre heures du soir et répond à l'instant de la journée on les excitations des systèmes musculaires et nerveux ont leur plus grande activité. Le minimum est vers quatre heures du matin, moment où la sédation de ces systèmes est profonde à la suite du sommeil. Les actes de la digestion jouent aussi un rôle dans les oscillations quotidiennes de la température.

Dans les climats chauds, la température interne s'élève souvent de i degré et même davantage (Davy). Dans les pays tempérés, Forel, opérant sur lui même, a constaté que les chiffres qu'il relevait pendant l'été excédaient légèrement ceux qu'il recueillait en hiver.

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Enfin, Richet a remarqué que les moyennes générales de la température aux différents âges étaient les

suivantes :

Naissance 38°8

Demi-heure après Sô^ô

£)ix jours suivants 37°6

Enfance et adolescence Sy^ô à 3-]"

Age adulte 3/°

Vieillesse 37°i

Le chien, le lapin, le cobaye, le mouton, le veau, le bœuf et le porc ont des températures moyennes oscillant entre 39°i et 39°7. Le cheval a une température de 37°7, mais elle est sujette a de très grandes variations (de 35° à 39°). Le singe a une température assez constante aux environs de 38°i.

Chez l'homme, les limites extrêmes de température compatible avec la vie, sont entre 44° et 24°; soit un écart de 20° (Doyon) ; mais il faut savoir que la gravité de l'élévation ou de l'abaissement thermique tient moins au degré enregistré par le thermomètre qu'à la prolongation de cet état anormal. On a observé 44° au cours d'accès palustres courts chez des sujets qui ont survécu.

L'homme lutte contre la chaleur en augmentant sa déperdition de calorique. Il le fait de deux manières :

1° Par le mécanisme de la vaso-dilatation périphérique à la faveur de laquelle le sang pénètre largement dans le réseau veineux sous-cutané et perd par rayonnement une partie de sa chaleur;

2° Par Vévaporation de la sueiir, à la surface de la peau, sous l'influence des nerfs sudoripares, qui provoquent une sécrétion abondante de sueur.

L'action réfrigérante due à ce dernier procédé est importante. En effet, i gramme d'eau absorbe, pour se vaporiser, environ 58o micro-calories. Ce qui revient à dire que la température de 58o grammes de nos tissus est abaissée de i degré par cette vaporisation. L'évaporation de i25 grammes d'eau abaissera donc deundegré la température du corps d'un adulte pesant 72 ks. 5oo.

Le premier procédé est de beaucoup le moins efficace, surtout lorsque la température extérieure s'élève. Ce qui précède nous donne l'une des raisons pour lesquelles les sports demandant une grande dépense musculaire, dégageant, par conséquent, beaucoup de chaleur (foot-ball, cross), sont des sports d'hiver.

L'évaporation se fait d'autant plus activement que l'atmosphère est plus sèche, d'autant plus lentement que l'air est plus rapproché de son point de saturation par la vapeur d'eau.

L'évaporation n'a pas seulement lieu sur la peau, elle se produit aussi sur la surface pulmonaire. Chaque mouvement d'expiration rejette de l'air saturé de vapeur d'eau. A chaque inspiration, l'air non saturé, venu du dehors se sature à son tour dans les voies respiratoires et soustrait au sang des poumons un certain nombre de calories. Un adulte d'un poids de 65 kilogrammes perd, en vingt-quatre heures environ, 600 grammes d'eau de cette manière. Cette quantité d'eau absorbe, pour se vaporiser, 6ooXo,58o =.348 grandes calories. Pendant un exercice assez vif, cette quantité augmente beaucoup et peut être décuplée.

Chez les animaux, comme le chien, à peu près complètement privés de glandes sudoripares, la réfrigération du sang se fait presque exclusivement par les poumons. Aussi voit-on de tels animaux dont le rythme respiratoire, au repos, est de 18 ou 20 mouvements par minute, avoir 3oo et 35o respirations dans le même laps de temps, lorsqu'ils sont exposés au soleil ou soumis à une course vive. Leur langue pend hors de la gueule et offre le maximum de surface à la vaporisation. La quantité d'eau ainsi évaporée est énorme. Elle peut atteindre, chez un chien de forte taille plus de 10 grammes par heure et par kilogramme. D'après les calculs de Richet, cet animal peut, dans ces conditions, faire deux fois plus de froid, qu'il ne produit de chaleur.

Au cours des exercices physiques, la température centrale du corps humain ne doit pas sensiblement s'élever chez un sujet sain, sauf lorsqu'il s'agit d'exercices

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violents et prolongés. Mais à la suite des leçons ordinaires de culture ph3'^sique, une élévation de température de plus de 1/2 degré, ou i degré au maximum, doit immédiatement faire soupçonner une lésion organique cachée (insuffisance rénale ou hépatique, souvent), ou la présence jusqu'alors méconnue d'un germe pathogène latent. Dans ce dernier cas, il s'agit 80 fois sur 100 du bacille de la tuberculose localisé en un point de l'organisme, presque toujours dans les poum-ons. Suractivé par la perturbation organique qui accompagne l'exercice physique, il met brusquement en liberté ses toxines. Ces dernières sont essentiellement thermogènes et provoquent l'apparition de la fièvre. Ces faits doivent être connus de tous ceux qui se consacrent à l'éducation physique.

Daremberg imposait à ceux de ses malades qu'il supposait atteints de tuberculose ce qu'il appelait l'épreuve de la marche. Il leur faisait parcourir quelques kilomètres à pied et à l'allure de 4 kilomètres 5oo à l'heure. Il notait leur température avant et après la performance et considérait comme suspects de tuberculose les sujets chez lesquels la température centrale s'était élevée de plus de i^S dans la demi-heure qui suivait l'épreuve.

X. Examen des réflexes rotulien et achilléen. Mesure du degré de sensibilité. Examen du sens MUSCULAIRE. — J'ai exposé dans une autre partie de ce livre ces diverses questions. Il suffira de s'y reporter pour en avoir une idée sommaire. L'exploration du sens musculaire a une grande importance pratique. Elle permet de déceler, avant toute espèce d'exercice physique, des imperfections neuro-musculaires souvent très accusées chez quelques sujets. Elle donne à l'éducateur les moj^ens de suivre, au jour le jour, les progrès accomplis par les élèves dans cet ordre d'idées.

XI. Examen des réflexes pupîllaires et d'accommodation. Les mouvements de la pupille sont très faciles à apprécier. Lorsqu'on approche une bougie de l'oeil

APPRÉCIATION DE LA VALEUR PHYSIQUE iSq

ouvert, on voit la pupille se rétrécir par contraction de l'iris; elle se dilate à nouveau quand on éloigne la lumière. C'est le réflexe rétinô-pupillaire.

Lorsqu'on fait fixer un objet tenu éloigné de l'œil, un doigt, par exemple, la pupille apparaît relativement dilatée. Si l'on rapproche peu à peu le doigt de l'œil observé, ce dernier continuant à fixer le doigt qui se rapproche, on ^oit la pupille se rétrécir. Dans la vision des objets éloignés, la pupille se dilate ; dans la vision des objets rapprochés, elle se contracte. C'est le réflexe d'accommodation.

Dans certaines maladies (tabès, paral3'^sie générale), le réflexe rétino-pupillairepeut avoir disparu. La constatation de réflexes normaux pupillaires et d'accommodation est généralement l'indice d'une intégrité sensitivosensorielle.

XII. Evaluation physiologique d'un sujet donné PAR le calcul de l'indice de Pignet. — La taille, le poids et le périmètre thoracique, considérés isolément, ne peuvent fournir que des éléments d'appréciation incomplets. Pignet a tenté de faire entrerieur valeur respective dans une formule unique qui deviendrait ainsi l'expression de la valeur physiologique de l'individu. Il a primitivement dénommé cette formule « valeur numérique de l'homm.. ». Aujourd'hui, on la désigne plus communément sous le nom « d'indice » ou de « coefficient de robusticité ».

Le calcul de l'indice se fait de la manière suivante : La taille, le poids et le périmètre thoracique sont mesurés séparément. On additionne alors le poids et le périmètre et on soustrait ce total de la taille exprimée eu centimètres :

i Taille i m. 70

Exemple ) Poids 60 kg.

( Périmètre o m. go

Indice = 170 — (60 + 90) = 20 Il se produit des cas (rares) dans lesquels l'addition

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du poids et du périmètre donnent un total supérieur au chiffre de la taille :

( Taille i m. 73

Exemple < Poids 78 kg.

( Périmètre o m. qS

Dans cet exemple, la somme du poids et du périmètre =: 176. Elle est supérieure de trois unités au chiffre de la taille 173. Dans ce cas, on soustrait la taille du total du poids et du périmètre, et l'on fait précéder l'indice obtenu du signe -f- :

Exemple (78 + 98) — 173 = + 3

Dans les cas les plus nombreux, ou la taille est supérieure à la somme du poids et du périmètre, l'indice est précédé du signe -. — :

Exemple : 170 — (60 -j- 90) = — 20

Ce mode de notation a été critiqué, M. Besson le défend en disant : « La taille est prise comme terme de comparaison ; si la somme du poids et du périmètre lui est inférieure, c'est bien un écart en moins, vis-à-vis d'elle, ^ que note la soustraction ; il faut donc employer le signe — ; si, au contraire, cette somme lui est supérieure, c'est bien un écart en plus, vis-à-vis d'elle, que notera la soustraction : donc, cette fois, il sera justifié d'utiliser le signe +. » {Archives de médecine et de pharmacie militaire, 1918, p. 436.)

Il est un second moyeu plus expéditif de calculer l'indice de Pignet. Il ne s'acquiert qu'avec quelque entraînement, mais une fois acquis, le calcul est, pour ainsi dire, instantané. Il consiste à noter les deux écarts : 1° entre le nombre de centimètres de la taille au-dessus du mètre et le chiffre du poids ; 2° entre le chiffre du périmètre et le chiffre 100; on additionne ces deux écarts : le total est l'indice.

( Taille i m. 70

Exemple j Poids 60 kg.

( Périmètre o m. 90

APPRÉCIATION DE LA VALEUR PHYSIQUE l6l

Écart : entre les centimètres ) de la taille au dessus du mètre [ écart (soit 70 et le poids (soit 60). . . )

Écart : entre le périmètre (soit 90), et le chiffre 100. . . .

Total des écarts = 20.

écart =- 10

L'indice de Pignet n'est, malgré son utilité, qu'une aide et un contrôle. 11 ne saurait servir de base unique pour déterminer l'aptitude ph3'^sique. De plus, il n'a de valeur que chez les adolescents et les jeunes hommes. Après trente-cinq ou quarante ans, la taille étant désormais fixée, l'augmentation fréquente de poids fausse notablement la signification de l'indice. Celui-ci ne saurait se substituer à l'examen médical. Le sens clinique et la science du médecin expert appliqués à l'examen des grands viscères (cœur, poumons, foie, reins) demeurent les éléments fondamentaux de l'appréciation de la valeur physiologique d'un sujet.

Le chiffre du coefficient de robusticité est d'autant plus élevé que la constitution du sujet apparaît plus faible. Un sujet mesurant i m. 70, pesant 65 kilogrammes, ayant un périmètre de o m. 90, a un indice de — - i5, qui laisse supposer une robuste constitution. Au contraire, un sujet, mesurant i m. 70, pesant 5o kilogrammes, ayant un périmètre de o m. 80, a un indice de — 40 et doit être classé parmi les sujets très faibles.

Lorsque les sujets sont particulièrement robustes, on trouve alors des indices -f-, la somme du poids et du périmètre dépassant la taille. Ils se rencontrent aussi chez les obèses qui sont d'une valeur physique très médiocre.

Voici une échelle de valeur numérique de l'aptitude physique normale, proposée par Besson, et qui peut être utilement consultée. On suppose que les sujets examinés ne sont atteints d'aucune affection organique et qu'ils ne sont pas âgés de plus de trente ans.

Au-dessus de + 10 = surcharge graisseuse; De -)- 10 à — 10 = constitution très vigoureuse; De — II à — 20 :::; constitution forte ; De — 21 à — 25 =: constitution moyenne ;

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De — 26 à — 3o := zone limite (discutable) ; De — 3i à — 35 = médiocre; Au-delà de — 35 nettement mauvais.

Dans tous les cas où il n'y a pas une lésion organique latente (bronchite et pleurésie chroniques, affection du cœur, du foie, des reins, etc...)j l'indice est abaissé par les exercices physiques, ce qui indique, comme nous l'avons vu, une évolution favorable dans le sens de l'accroissement de la robusticité.

XIII. Examen du sang. — Cet examen est loin d'avoir la place qu'il mérite. Son importance est capitale pour permettre ou faciliter le contrôle de l'action bienfaisante des exercices physiques. Il n'est pas douteux qu'il offre au physiologue des renseignements aussi précieux que l'examen de la taille, du poids, du périmètre thoracique, etc. Cependant, ces renseignements ne sont jamais ou presque jamais recherchés. La première cause en est, que les principales notions hématologiques, quoique très simples, ne sont pas suffisamment vulgarisées, et que l'importance pratique de cet examen est ignorée. La deuxième raison, c'est que l'on ne connaît généralement pas la technique de l'examen des éléments figurés du sang et surtout sa très grande simplicité.

Chaque école d'éducation physique devrait être dotée d'un laboratoire pourvu d'un microscope et des réactifs colorants nécessaires.

On devra étudier à la fois pendant le repos et au cours du travail musculaire :

a) Les conditions dans lesquelles se fait la coagulation du sang (mesure de la rapidité de la coagulation, étude du mode de coagulation, degré de rétractilité du caillot) ;

h) La viscosité sanguine ;

c) L'état des globules (numération des globules rouges et des globules blancs) ;

d) La quantité d'hémoglobine (dosage simple à l'aide des hémoglobinimètres) ;

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é) La résistance globulaire ;

/) Le reticulurn fihrineux ;

g) Le dosage de Vurée, dans le sang, avant, pendant et après les exercices.

Ces recherches comportent une instrumentation des plus restreintes et qui devrait faire partie de toute école moderne d'éducation physique digne de ce nom. Des recherches prudemment conduites dans le sens que j'indique seraient fécondes en déductions pratiques de toute espèce. Les élèves ordinaires et les athlètes seraient les premiers à en bénéficier. La physiologie générale y ferait aussi vraisemblablement une ample moisson de notions nouvelles et originales.

XIV. Examen des urines. — Il y aurait le plus grand intérêt à ce que l'examen des urines fût pratiqué plus fréquemment. En prenant l'habitude d'examiner systématiquement les urines de tous les élèves, on aura souvent l'occasion de dépister des albuminuries et. des glycosuries latentes et de rapporter à leur véritable cause les troubles divers provoqués chez certains sujets par l'exercice, et dont l'origine était demeurée jusqu'alors insoupçonnée.

On recherchera d'abord la présence des éléments anormaux (albumine, sucre, acétone, pigments biliaires, pus, sang et hémoglobine). Quelques éprouvettes, quelques réactifs chimiques et un outillage très modeste peuvent suffire à ces recherches primordiales. Après quoi, on appréciera les fonctions rénales par l'élimination provoquée, ce qui est fort simple et à la portée de toute personne attentive. Enfin, l'étude microscopique des sédiments urinaires donnera souvent des indications importantes, surtout à la suite d'un exercice un peu vif.

J'en ai terminé avec le contrôle des résultats obtenus par la pratique des exercices physiques. L'exposé suc-

cinct que j'ai fait des investigations auxquelles doit se livrer tout éducateur soucieux d'entourer ce contrôle des garanties scientifiques indispensables, n'est presque, dans sa brièveté, qu'un programme. Il sera réalisé le jour où l'éducation physique aura acquis droit de cité dans les divers milieux sociaux. C'est aux personnes éclairées qu'il appartient de prêcher cette croisade nouvelle et de convaincre les incrédules. Il faut qu'elles se fassent entendre partout, au seuil de tous les logis, du château à la ferme, du luxueux appartement au taudis du faubourg. Le nombre des adeptes déjà faits dans les milieux autrefois les plus récalcitrants, nous donne l'espoir que la cause de l'éducation physique a fait de grands progrès.

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