‹ Physiologie generale de l'education physiqueChapitre 42 sur 47 · Pausanias, X, 4, i · texte numérisé non relu

Pausanias, X, 4, i

pugilat et le pancrace. On recherchait le voisinage d'une rivière pour permettre aux lutteurs de se rafraîchir. Des allées d'arbres couvraient de leur ombre athlètes et spectateurs.

Plus tard, on éleva sur le Dromos des édifices divers. A Athènes les trois gymnases les plus anciens, le Lycée, l'Acadéniie, et le Kynosargès étaient situés hors de la ville, dans un berceau de verdure sur des terrains consacrés à des divinités.

Primitivement, l'Académie, n'était qu'un bois sacré, voisin du Céphise, orné de pelouses et planté d'oliviers sacrés et de platanes. Hipparque la fit entourer d'un mur ou péribole ; Cimon la dota d'un aqueduc dériré du Céphise et y fit tracer des avenues et des pistes ombragées. Au temps d'Hypéride, une palestre y avait été construite. L'emplacement du Lycée, ancien Téménos d'Apollon Lykios, était situé à l'est d'Athènes, hors de la porte Diocharès et près du confluent de l'Eridanos et de l'Hissus. Le Kynosargès, situé un peu plus loin que le Lycée, possédait un bois sacré attenant à un sanctuaire d'Hercule.

Le type architectural et définitif du gymnase formant un organisme complet, s'est constitué peu à peu, morceau par morceau. En concentrant dans un même enclos, à l'intérieur d'un péribole, les manifestations de l'athlétisme, on assurait mieux l'unité de direction, on évitait la dispersion des efforts et on facilitait le contrôle des magistrats chargés de la surveillance du gymnase. Car cet établissement était la propriété de l'Etat ou de la cité. On le munissait de l'outillage auxiliaire le plus favorable à l'enseignement des maîtres, au travail et à la santé des élèves.

Certains exercices exigeaient des installations spéciales. C'est à ces besoins qu'on donna d'abord satisfaction. La lutte à main plate, le pugilat et le pancrace demandaient des locaux fermés et de dimensions restreintes où les athlètes pussent se frotter d'huile, de sable, lutter deux à deux et se laver après leurs exer- :ices. De fait, un premier groupe se constitua sous le

nom caractéristique de palestre, c'est-à-dire de local des lutteurs.

La palestre n'était donc qu'une partie du gymnase, mais les anciens prenant la partie pour le tout, ont souvent désigné des gymnases complets par le terme de palestre. Dans le langage courant, les deux mots, semble-t-il, étaient synonymes.

A côté des gymnases officiels, il y avait les palestres privées, appartenant à des particuliers désireux d'éviter dans leurs exercices la promiscuité du public ou de s'y entraîner à leur guise, sans être astreints aux règlements qui régissaient les établissements de l'Etat. On montrait, aux environs de Mantinée, sous le nom de stade de Ladas, la piste où ce coureur légendaire s'entraînait à son exercice favoris

Dans tous les gymnases, on se préoccupait beaucoup de l'entretien des plantations qui en étaient le principal luxe. La nature était mise à contribution, encore plus que l'architecte. Peu après Périclès, se répandit le goût des vastes constructions et partout où l'on disposait des ressources nécessaires, on prit l'habitude de bâtir en pierres, même les immenses portiques des pistes couvertes où les coureurs pouvaient s'exercer par tous les temps.

Vitruve nous a laissé dans le chapitre xi de son cinquième livre la description du gymnase type tel que les architectes le concevaient à l'époque alexandrine. Il comprenait d'abord une palestre carrée de 96 mètres de côté, ce qui donnait à l'ensemble un périmètre de 384 mètres ou deux stades olympiques {^ictu'koq) . Le stade était de 192 m. 27. (Voir fig. 7.)

Des portiques à simple ou double colonnade bordaient les côtés et protégeaient l'intérieur contre les averses. Sous les portiques étaient réparties des exèdres, salles spacieuses garnies de sièges, pour permettre aux philosophes, aux rhéteurs, et à leurs auditeurs de converser commodément, puis un certain nombre de pièces

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