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I. Pausanias, VII, 23, 5 ; VIIT

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destinées à abriter les athlètes. C'étaient : la salle des éphèhes, encore appelée apodytère où l'on combattait déshabillé ; les vêtements des lutteurs, enfermés dans des filets ou dans des sacs, étaient suspendus aux murs, aux colonnes ou aux arbres, comme on le voit sur les vases

FiG. 7. — Plan d'un gymnase, d'après la description de Vitruve.

A. Ephebeum, vaste exèdre munie de bancs, encore appelée apodytère. — B. Coryceum. — C. Conisterium. — D. Le bain froid ou Xou-pôv. — E. Elœotliesium. — F. Frigidarium. —G. ' ouloir conduisant à l'entrée. — H. I. Bains cliauds et ëtuve. — J. Exèdres. — K. Paradiomies on xystes. — P. Portique double. — L. Bosquets. ^ S. Stade. — V. Double piste couverte avec margines.

peints ; le coryceum où l'on venait se restaurer et manger et où se trouvaient déposés les sacs de provisions des lutteurs ; le conisterium, magasin où le sable était conservé dans des corbeilles et où l'on se frottait de sable fin; le loutron ou bain froid que possédaient tous les gymnases et qui consistait en une piscine alimentée en eau courante; Vélœothésium ou dépôt d'huile, où s'allaient oindre ceux qui s'exerçaient, avant la lutte pour rendre leurs membres souples et glissants, après la lutte pour adoucir la douleur des membres froissés ; Valiptaire, où l'on procédait aux onctions spéciales, enfin Vêtuve et le hain chaud.

Toutes ces parties constituaient la palestre proprement dite, au centre de laquelle était une vaste cour (aùV/i) où l'on se livrait à divers exercices, notamment

002 EDUCATION DEvS ENFANTS ET DES ADOLESCENTS

au jeu de paume, au pugilat, au pancrace, à la lutte.

Le gymnase était de forme rectangulaire et avait au moins la longueur d'un stade. Sur les deux grands côtés, le long du mur d'enceinte et sous une triple colonnade, couraient parallèlement deux ou trois trottoirs ou plates-bandes latérales (margines) larges de 3 à 4 mètres. Entre elles étaient ménagées des chaussées creuses de même largeur et dont le niveau était de deux ou trois pieds en contre-bas des margines. On appelait xystes ces pistes couvertes sur lesquelles les coureurs s'exerçaient pendant la mauvaise saison. D'autres pistes, découvertes celles-là, étaient situées le long des précédentes et fréquentées pendant la belle saison. Le xyste double permettait de courir, sous les galeries, la course double. Plus tard, xyste devint synonyme de gymnase; un des gymnases d'Elis s'appelait le Xyste.

La cour intérieure du gymnase était un véritable parc aux allées ombragées de peupliers, d'ormes, d'oliviers, et surtout de platanes. Des fontaines, des vasques et des statues de héros ou de divinités ornaient les rondspoints. (Fig. 8.)

Des autels consacrés à Apollon, à Hermès, l'idéal éplièbe, s'élevaient dans les bosquets : outre les statues des dieux, celles des athlètes vainqueurs ou de certains protecteurs complétaient la décoration du gymnase. La sépulture, dans le gymnase^ était un grand honneur réservé aux gymnasiarques généreux et aux athlètes célèbres.

Une dérivation du Céphise irriguait l'Académie; un aqueduc alimentait le Lycée ; à Corinthe, la source Lerne jaillissait dans l'enceinte du gymnase et la source Kephissa près de celui d'Apollonie Epidamnienne. L'eau courante était aussi nécessaire à l'entretien des plantations qu'au bien-être du public. Des sièges, des bancs placés sous les arbres, offraient un asile aux promeneurs et aux philosophes.

Enfin, à la palestre et au gymnase, s'ajoutait le stade gcMéralement perpendiculaire aux deux xystes et appuyé

sur eux. Il servait aux représentations athlétiques données à l'occasion de certaines fêtes.

Dans beaucoup de villes, le stade se trouvait séparé du gymnase.

Hors des allées fréquentées du parc, étaient ménagés

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FiG. 8. — Gymnase d'Olympie (iii"= siècle avant J.-C).

A, A, A. Logements d'athlètes exposés au soleil coucliant. — X. Xyste simple. — K. Digue qui retenait les eaux de la rivière Kladéos. — P. Palestre — V. Xyste double couvert et borde d'un portique double. .Sa longueur est exactement celle du stade olympique: 192 m. 27. — J. Krépis. Soubassement de pierre qui portait un trophée rappelant la défaite des Arcadiens. — 3. Promenoir de la palestre. — 4. 5, 6, 7, 8. Elœotlie<ium, exèdre, conisterium, bain froid ().oyTp6v), coryceum. — 10. Piscine et bains chauds. — i, 1, i, i. Exèdres et chambres diverses.

de grands espaces libres, de vrais polygones pour le jet du disque, du javelot, le tir à l'arc et à la fronde. Enfin, des locaux affectés au logement du personnel, fonctionnaires et esclaves, étaient disposés le long du mur d'enceinte de la palestre ou du gymnase.

La description précédente est celle d'un gymnase type. Mais des changements importants imposés par la configuration du terrain ont été souvent apportés au modèle. C'est ainsi qu'à Messène, le stade et le gymnase se touchaient dans le voisinage du théâtre. (Fig. 9.) La cour de la palestre formait une terrasse échaucrée par l'extrémité en hémicycle du stade, pourvue de seize gradins divisés en segments par de petits escaliers. Sur les deux autres côtés du stade, d'autres gradins étaient creusés dans les flancs de deux collines se faisant face. Le

vallon situé entre elles constituait l'arène du stade qui se trouvait à 8 mètres environ en contre-bas de la cour de la palestre. Un triple portique à colonnade dorique simple entourait la palestre. Un petit temple ornait l'extrémité du stade et se trouvait encastré dans l'enceinte.

Les modifications apportées dans l'ensemble du dis-

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FiG. 9. — Gymnase de Messène {3jo avant J.-C),

L. Cour de la oalestre, en forme de terrasse échancrée par l'extrémiié en hémicycle du stade (S). Là étaient les places d'honneur. Les autres côtés du stade étaient de simples talus de terre dont le faîte était couronné par les colonnades des xystes. — X, X, X. Xystes simples. Celui du nord s'infléchit à angle droit. Celui du sud est droit. — O, G. Murs de la ville de Messène. — S. Stade dont l'arène se trouve à 8 mètres en contre-bas de la palestre. — ^ F. Petit temple à l'extrémité du stade. — R. Ruisseau émergeant de la source Clepsydre ei qui servait à alimenter le loutron de la palestre. Il traverse aujourd'hui la palestre et la piste dans toute sa longueur. — P. Portiques limitant la palestre. — I . Cour destinée au.x exercices divers.

Messène occupait un versant très abrupt de l'Ithome, ei pour asseoir des édifices d'aussi vastes dimensionsqu'un gymnase et qu'un stade, S'='s architectes ne disposaient aue d'un fond de ravin étroitement encaissé. Le stade était inséré entre les parois ae ce ravin. La cour de la palestre se trouvait sur un terre-plein naturel dominant ce ravin.

positif d'un gymnase -étaient souvent imposées aux architectes par des nécessités pratiques. L'exemple de celui de Messène est, à cet égard^ très probant. Cette ville occupait un versant très abrupt et très accidenté de l'Ithome. Pour asseoir des édifices d'aussi vastes dimen-

ÉDUCATION PHYSIQUE EN GRECE 3o5.

•sions qu'un gymnase et qu'un stade, on ne disposait que d'un fond de ravin étroitement encaisséi.

On a tiré un excellent parti de ce site en établissant le péristyle et la cour de la palestre sur un terre-plein mi-naturel, mi-artificiel.

L'économie de place réalisée par l'insertion du stade dans l'intérieur du gymnase; trouvait sa compensation dans le fait que l'arène élargie pouvait servir aux exercices ordinaires ainsi que la cour latérale.

Les plantations étaient sans doute reléguées sur les pentes supérieures du ravin et dans cette cour. Un ruisseau, alimenté par la source Clepsydre, traverse actuellement l'emplacement de la palestre et de la piste dans toute sa longueur. Il alimentait sans doute la piscine.

Sous la Rome impériale, les gymnases se réduisirent d'étendue, se transformèrent par l'adjonction de thermes et devinrent plus luxueux. A l'époque d'Hadrien et des Antonins, les bâtiments occupaient le centre de la cour ; les péristyles de la palestre étaient remplacés par des galeries voûtées. Les salles intérieures couvertes de coupoles avaient des parois plaquées de marbre et de stuc, des bibliothèques étaient même installées à l'intérieur du gymnase. Mais, dès cette époque, l'importance des jeux le cédait beaucoup à celle des bains. (Fig. lo.)

On a discuté la question de l'âge du public admis dans les palestres et dans les gymnases. De douze à dix-huit ans, les enfants et les adolescents y recevaient l'éducation physique et intellectuelle.

Enfin, les hommes faits ayant dépassé l'âge de l'éphébie et les athlètes professionnels avaient le droit de disposer du gymnase, en dehors des heures réservées aux exercices des éphèbes. Dans certaines villes importantes, des gymnases spéciaux étaient réservés à la jeunesse ; ce fut le cas d'Athènes oii le Ptolemaion et le Diogeneion préservaient l'enfance de la promiscuité des anciens gymnases publics : Académie, Lycée, Kynosargès.

I. Voir le rapport sur l'expédition scientifique de Morée. Architecture, I, pi . XXIII, XXIV et XXV.

3o6 ÉDUCATION DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS

L'administration des gymnases était confiée à des magistrats spéciaux, les gymnasiarques et les cosmètes. Ils étaient assistés par des hypogymnasiarques et des hypocosmètes. Un personnel subalterne d'entrepreneurs, de gardiens, de portiers et de garçons assurait les divers

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FiG. lo. — Gymnase de Pergame

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