‹ Physiologie generale de l'education physiqueChapitre 44 sur 47 · I. Apo- 5. Frit:i · texte numérisé non relu

I. Apo- 5. Frit:i

ue 1 Acropole au pita ue lauueue ciau uoiimiuu le j;^'iiiiia»e, — j. ocin parle Vitruve à propos des thermes. Salle de conférences en hémicycle. — dyterium. — 2. Fourneau. — 3. Sudatorium. —4. Autre sudatorium. — darium. — 6. Caldarium. ^ •■;

le gymnase de Pergame représente un type de transition entre le système hellénique et le système romain. C'est un gymnase urbain. Les locaux destinés aux bzins sont groupés en dehors et à l'est du péristyle. C'est, en somme, une palestre hellénique avec adjonction de bains romains.

services de la palestre, des cuisines, des bains, et du culte.

Les professeurs qui dirigeaient les exercices de gymnastique d'une façon méthodique étaient les gymnastes et les pédotribes. Les premiers, supérieurs aux seconds, déterminaient le genre d'exercice auquel chacun devait se livrer selon sa constitution ; les seconds enseignaient les manœuvres, faisaient exécuter les exercices prescrits, sans s'occuper des effets qu'ils devaient produire sur la

santé. Les gymnastes accompagnaient les athlètes ou les adolescents aux jeux publics ; ils les guidaient dai^s les exercices préparatoires et, pendant le concours luimême, ils tâchaient de leur être utiles, en les excitant, en les réprimandant. A certains signes extérieurs, ils étaient habiles à reconnaître les écarts de régime dont les athlètes se rendaient coupables, et indiquaient le moyen de remédier aux conséquences de ces irrégularités.

* * Telle fut l'institution des gymnases dans l'ancienne Grèce. Les exercices se réduisirent d'abord à la course du stade simple ; on y ajouta successivement la course du double stade, la lutte, le pentathle, le pugilat, la course en chars, le pancrace, la course à cheval; puis pour les enfants, la course, la lutte, le pancrace, le pugilat, d'autres jeux encore, en tout vingt-quatre exercices. Toutes les fêtes des dieux, toutes les grandes cérémonies amenaient un concours de beauté. A Athènes, les plus beaux hommes portaient les offrandes à la déesse. La race grecque était belle, mais elle s'était embellie par système ; la volonté des législateurs avait perfectionné la nature. Pour y arriver, ils s'y prenaient dès avant la naissance, et préparaient non seulement l'homme, mais la femme, afin que l'enfant, héritier des deux sangs, reçût de sa mère aussi bien xpie' de son père la beauté, le courage et la vigueur. Les jeunes filles avaient des gymnases où elles s'exerçaient, comme les garçons, nues ou en courte tunique, à courir, à sauter, à lancer le disque. Elles formaient des chœurs et figuraient dans les cortèges avec les hommes. La loi fixait même l'âge des mariages et choisissait le moment et les circonstances les plus favorables pour bien engendrer. On réunissait le maximum de chances pour que les enfants fussent beaux et forts. C'était le système des haras et, à Sparte, on le suivait jusqu'au bout, puisqu'on faisait périr les enfants difformes. Ainsi, on put toucher à la p^jrfection corporelle qui était alors le principal but donné à la vie humaine.

Page 1