VII. Des sénératlons alternantes. — De môme que la chenille
devient chrysalide, puis papillon, de même a-t-on supposé que quelques animaux pouvaient prendre plusieurs formes ; et c'est ainsi qu'on a soutenu dans ces derniers temps que le cysticerque et le ténia doivent être un seul animal sous deux formes différentes, et que les œufs de Tun pouvaient reproduire la forme de l'autre, et vice versa : c'est ce qu'on nomme les générations alternantes. Plusieurs travaux, d'ailleurs remarquables, se sont déjà produits sur ce sujet, et entre autres : Steenstrup, On the altemation of génération, London, iSti5 (Générations wechsd, Copenhague, 18/ii2); de Siebold, Expériences sur la transformation des cysticerques en ténias, dans les Annales des scient, nat,^ 1852; van Beneden, Les vers ces^ toïdes, Bruxelles, \S50, et Zoologie médicale, Paris, 1859; Leuckart, Parasiten und^Parasitismus, dans Arch. fur PkysioL, t. XL
Ainsi, les échinocoques ne seraient que des vers cestoîdes dans un état particulier, ou des ténias hydropiques ; en faisant manger des œufs de ténia à des lapins, ceux-ci présenteraient des cysticerques dans les muscles, etc. Ce dernier fait sur lequel on a beaucoup insisté, a été donné comme indiquant que les œufs, germes, ovules d*ento* zoaires, peuvent arriver avec les aliments, être absorbés dans l'intéstin, portés dans le torrent circulatoire, qui les déposerait ici ou là. Mais quand ce fait sur lequel je n'ai pas à m'expliquer, puisqu'il appartient à la pathologie, serait vrai, on aurait tout au plus prouvé un moyen de contagion, de transmission; on n'aurait pas du tout expliqué la-^énération première de l'entozoaire chez le premier sujet qui en a été atteint. Il faudrait, pour appuyer sérieusement l'opinion qu'on veut soutenir, démontrer que tous les entozoaires, tous les parasites sont des générations alternantes ou des formes anormales procédant d'œufs pris sur des insectes qui habitent la terre, l'air ou les eaux ; ce qui est tout à fait conlrouvé.